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vendredi 1 janvier 2021

the moon's song


The Moon's Song d'Olivia Fern.
  
Après que je l'ai connue grâce à Joy, une copine à moi, et que je l'ai écoutée, cette chanson était destinée à être la découverte de l'année.

On était en 2019 et elle aurait reçu cette honneur, s'il n'y avait pas eu The Mastery of Love. 

Alors elle a dû compter plutôt sur 2020.

Et la vérité, c'est que cette chanson m'a accompagné maintes fois au cours de l'année et je ne pense pas que ça ait été différent même si on n'avait pas eu la vie bousculée par un virus.

Le son est une chose (ne me comprenez pas de travers, la guitare et le chant fonctionnent bien ensemble pour créer un air doux et joyeux).

Les paroles en sont une autre. Je me trouve totalement subjugué A CHAQUE FOIS que les derniers vers tombent. Ils représentent la voix de la lune à laquelle on vient chercher conseil, et ils réveillent quelque chose de profond.
And she sang "Child, be unafraid to shine. Be bold and bright, reflecting the light."
She sang "Child, be unafraid to shine. Be bold and bright, reflecting the light." 
Be unafraid to shine
Be unafraid to shine
Be unafraid to shine
Be unafraid to shine

Voilà une traduction en français : 

Et elle chante "Toi l'enfant, n'aies pas peur de briller. Sois courageux et brillant, réfléchissant la lumière."
Elle chante "Toi l'enfant, n'aies pas peur de briller. Sois courageux et brillant, réfléchissant la lumière."

N'aies pas peur de briller
N'aies pas peur de briller
N'aies pas peur de briller
N'aies pas peur de briller
Et écouter la version suivante de la chanson avec la collaboration de Ayla Nereo au chant et Green T à la percussion n'est rien que de l'extase.


Intemporel.

vendredi 22 mai 2020

le mbira à l'honneur

Le mbira est entré dans l'univers des Google Doodle hier !

Cet homage a été rendu pour commémorer la Zimbabwe Culture Week et c'est vraiment super que ce merveilleux instrument ait été mis en lumière ainsi.

Cliquer sur l'image ci-dessous pour regarder le Google Doodle et pour mieux connaître le mbira, voire en jouer.

celebrating mbira



J'ai été enchanté à la découverte des sons doux, mélodieux et hypnotiques du mbira lors d'un cours d'introduction aux musiques du monde à l'université.

Quelque vingt ans plus tard, j'apprends à jouer de l'instrument pour rester enchanté.

mardi 31 décembre 2019

the mastery of love



C'est sans conteste, l'une des découvertes de l'année, si ce n'est pas LA découverte ...

Tout est dans le titre, de ce livre de Don Miguel Ruiz (sa version française est intitulée "La maîtrise de l'amour").

Mes citations préférées sont plusieurs, et elles comprennent les deux suivantes (traduites de l'anglais) :

L'amour en action ne peut produire que du bonheur. La peur en action ne peut produire que de la souffrance.

Le monde entier peut t'aimer, mais cet amour ne te rendra pas heureux. Ce qui te rendra heureux, c'est l'amour émanant de toi.

vendredi 19 juillet 2019

la lune



Tout ce que je voulais faire, c'était d'emmener mon artiste intérieur à un rendez-vous. Une opportunité de poser la matinée du lendemain s'est présentée, et je l'ai saisie. Je me suis décidé : nous allions à l'exposition LA LUNE : Du voyage réel aux voyages imaginaires au Grand Palais, à Paris. Je voulais vraiment voir cette exposition même si je ne savais pas à quoi m'attendre. Peut-être que les mots dans le titre qui m'évoquait de belles choses : la lune, le voyage, ce qui était imaginaire. Peut-être que c'était le bleu de l'affiche promotionnelle (oui, le bleu, c'est ma couleur préférée). Quelque soit la vraie motivation, je n'allais pas laisser passer l'occasion d'aller voir cette exhibition, qui se terminerait dans quatre jours.

Cette prise de décision s'est passée hier, et l'exposition se termine lundi.

Je me suis donc rendu au Grand Palais ce matin. Quelques moments après être entré dans le lieu d'exposition, j'ai découvert quelque chose en lisant le premier texte affichée. C'était l'anniversaire de la première marche sur la lune !

Certes, cet évènement historique a eu lieu le 21 juillet 1969 et on est seulement le 19 juillet 2019 aujourd'hui. Mais quand même !

Reconnaissant la coïncidence totale de ma visite, je suis allé célébrer l'histoire et apprécier l'amour de la lune dans l'exposition.

samedi 13 juillet 2019

aimer son dragon


Je ne connais pas grand-chose de Dragons ni de Game of Thrones, mais j'ai pris un certain goût aux dragons comme ils sont décrits dans le film Finding Joe.

Dans ce documentaire, le dragon sert de métaphore pour ces choses qui nous font peur. Partager ma vérité avec mes parents ou engager la conversation avec un inconnu en sont deux que je préfère actuellement. Pour certains, peut-être qu'il s'agit de parler devant une vingtaine de personnes. Pour d'autres, ça pourrait être l'idée de danser lors d'une fête alors que tout le monde est assis. Je ne pense pas que les choses qui font peur soient forcément des problèmes, à moins qu'on passe beaucoup de temps à y penser avant de les éviter au final.

Peut-être que donner beaucoup d'attention au dragon ‒ en y pensant et en l'évitant ‒ est un signe qu'on devrait l'affronter ?

Gay Hendricks, un psychologue qui apparaît dans Finding Joe, est d'un avis similaire. Il suggère qu'en affrontant le dragon, ou plus correctement 'son' dragon, on développe un plus grand sens de soi-même. Néanmoins, il pense qu'aimer son dragon est une approche plus efficace. Sans doute parce que, comme on le sait tous, l'amour est quelque chose de positif et de puissant.

Plutôt que d'affronter nos peurs, aimons nos dragons. Ce faisant, nous arriverons à nous aimer davantage.

mardi 30 avril 2019

flow

C'est en feuilletant des magazines dans la librairie WHSmith à Paris ‒ pour des images qui serviraient à un collage autobiographique ‒ que je suis tombé sur celui ci-dessous.


Ca ne m'a pas marqué à l'époque, car tout ce qui m'importait, c'était ce qui pourrait se trouver dans le magazine ‒ des images qui évoquaient les choses que je chérissais. Des choses comme l'aventure, le dessin, la nature, le voyage, le bien-être, et le reste. Mais comme j'ai découvert plus tard, la couverture elle-même résumait ces thèmes abstraits que je chérissais même plus, dans la même seule ligne qui apparaît en haut de chaque numéro.

CELEBRATING CREATIVITY, IMPERFECTION AND LIFE'S LITTLE PLEASURES

J'étais aux nuages.

Ce n'était que même plus tard que je me suis rendu compte que le titre du magazine portait le nom d'un de mes livres préférés de tous les temps.


Ce qui est vraiment drôle, c'est que le livre "flow" ‒ dans sa présentation d'une approche pour atteindre le bonheur en transformant la vie en ensemble unifié d'expériences optimales ‒ encourage à célébrer la créativité, l'imperfection et les petits plaisirs de la vie.

Est-ce que ça pourrait être une coïncidence que magazine et livre s'appellent tous les deux "flow" ?

J'aimerais croire que non.

P. S. Le magazine n'a pas déçu ‒ il était rempli d'images merveilleuses. Ce que je n'attendais pas, c'était qu'il avait beaucoup d'autres choses intéressantes à voir, à lire, à jouer avec.

mardi 5 février 2019

fabuleux

We ask ourselves, who am I to be brilliant, gorgeous, talented, fabulous? Actually, who are you not to be? You are a child of God. Your playing small doesn't serve the world.

Nous nous posons la question : qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et fabuleux ? En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.

‒ Marianne Williamson

Il y a plusieurs années, je suis tombé sur un article de Steve Pavlina qui avait ceci à dire :
A friend of mine, who seems pretty happy in his current career, calls this "embracing your own fabulousness." He said that people who are unhappy fail to recognize and embrace how fabulous they are, so they can’t express or share their fabulousness with others. I completely agree.

Un ami à moi, qui a l'air heureux dans sa carrière actuelle, appelle cela "assumer ce qui est fabuleux chez soi." Il dit que les gens qui sont malheureux n'arrivent pas à reconnaître ni à assumer ce qui est fabuleux chez eux, alors ils ne peuvent pas l'exprimer ni le partager avec les autres. Je suis complètement d'accord.
C'est un super concept que je retrouve aussi dans des expressions comme "loving yourself" (s'aimer soi-même), "unique ability" (aptitudes uniques), "do more of what makes you awesome" (fais plus de ce qui te rend génial) et d'autres. Et je pense qu'elles sont toutes bonnes.

Mais il y a quelque chose de particulier dans "embracing your own fabulousness" (assumer ce qui est fabuleux chez soi) qui tape dans le mille.

Encore mieux, le mot "fabuleux" même.

Je prends.


fabuleux, euse [ fabylø, øz ] adj.
♦ COUR. Invraisemblable quoique réel. ⇒ étonnant, extraordinaire, fantastique, incroyable, prodigieux
♦ (INTENSIF) Énorme. ⇒ astronomique, colossal, exorbitant
♦ FAM. Hors du commun. ⇒ exceptionnel

lundi 31 août 2015

exposure to annihilation

La peur.

C'était ce dont je ressentais souvent avant de lancer une opération en public.  Peu importe le nombre de fois que j'avais effectué la même opération auparavant, sous les mêmes conditions, ces sentiments de peur étaient toujours présents et forts, alors que je m'attendais à ce qu'ils soient absents ou au moins plus faibles avec le temps.  Puis, un jour, je suis tombé sur les mots suivants :
Only to the extent that we expose ourselves over and over to annihilation can that which is indestructible be found in us.

Seulement dans la mesure où nous nous exposons à plusieurs reprises à l'annihilation que peut se trouver ce qui est indestructible en nous. (traduction personnelle)
A cet instant, j'étais amoureux.  Amoureux de ces mots.  Je croyais qu'ils disaient la vérité, quoique d'une façon assez poétique.  Après tout, ils exprimaient ce que j'avais vécu encore et encore ‒ la peur d'être exposé au moment de lancer une opération et la peur de se faire annihiler après, métaphoriquement parlant.  Pourtant, à la fin, c'était plutôt le contraire, car je me sentais plus fort en général pour avoir agi. Parfois, ça allait plus loin que le sentiment de pouvoir ‒ ça frôlait celui d'invincibilité.  Mais seulement pendant un moment, naturellement.

J'avais longtemps attribué les mots à Pema Chödrön, qui les ai écrits dans son libre, "When Things Fall Apart" (Edition française : "Quand tout s'effondre").  Ce n'était qu'il y a quelques semaines que j'ai appris qu'elle aurait cité Karlfried Graf Dürckheim, qui avait inclus les mots dans son livre "The Way of Transformation".  Alors je suis allé à la recherche de la source et j'ai découvert le passage ci-dessous.  Que de l'amour.
The man, who, being really on the Way, falls upon hard times in the world will not, as a consequence, turn to that friend who offers him refuge and comfort and encourages his old self to survive. Rather, he will seek out someone who will faithfully and inexorably help him to risk himself, so that he may endure the suffering and pass courageously through it, thus making of it a 'raft that leads to the far shore.' Only to the extent that man exposes himself over and over again to annihilation, can that which is indestructible arise within him. In this lies the dignity of daring. 

L'homme, qui, suivant vraiment le Chemin, tombe sur des moments difficiles dans le monde ne fera pas appel, par conséquent, à cet ami qui lui donne un refuge, qui assure son confort et qui l'encourage à garder ses vieilles habitudes. Au contraire, il recherchera quelqu'un qui l'aidera fidèlement et inexorablement à risquer sa vie, pour qu'il puisse endurer la souffrance et affronter celle-ci avec courage, en en faisant ainsi un 'radeau qui mène à la côte lointaine.' Seulement dans la mesure où cet homme s'expose à plusieurs reprises à l'annihilation que peut émerger ce qui est indestructible en lui. Dans cela se trouve la dignité de l'audace. (traduction personnelle)

lundi 15 juin 2015

devenir le linchpin

Au cours de ma deuxième et récente lecture du livre "Linchpin: Are You Indispensable?" (Edition française : "Etes-vous indispensable ? Libérez le linchpin qui est en vous...") de Seth Godin, une peur s'est installée progressivement en moi.  "Est-ce que je passerais les sept mois suivants à lire et à relire ce livre comme je l'ai fait avec Flow, analysant les chapitres un par un, surlignant des passages avec mon feutre jaune fluo, tapant des sections entières du livre sur mon ordinateur, faisant des dessins des concepts présentés ?"  Le livre était si bon, si important, et je n'ai pas pu le lâcher.

 

Je ne suis pas du milieu de l'édition, alors je vais simplement copier ce qui est écrit au dos du livre :
In bestsellers such as Purple Cow and Tribes, Seth Godin taught readers how to make remarkable products and spread powerful ideas. But this book is about you—your choices, your future, and your potential to make a huge difference in whatever field you choose.

There used to be two teams in every workplace: management and labor. Now there's a third team, the linchpins. These people figure out what to do when there's no rule book. They delight and challenge their customers and peers. They love their work, pour their best selves into it, and turn each day into a kind of art.

Linchpins are the essential building blocks of great organizations. They may not be famous but they're indispensable. And in today's world, they get the best jobs and the most freedom.

As Godin writes, "Every day I meet people who have so much to give but have been bullied enough or frightened enough to hold it back. It's time to stop complying with the system and draw your own map. You have brilliance in you, your contribution is essential, and the art you create is precious. Only you can do it, and you must."
Et voilà le résumé (un peu réducteur à mon goût) qui se trouve au dos de la version française du livre :
Dans les best-sellers internationaux La Vache pourpre et Tribus, Seth Godin nous apprenait comment concevoir des produits remarquables et propager des idées fortes.

Ce livre est différent. Il s agit ici de vous — de votre épanouissement, de votre avenir et de votre créativité, que vous soyez un entrepreneur, ou un salarié ou que vous cherchiez encore votre voie.

Le Web social et la crise économique ont bouleversé nos repères. Dans un tel contexte, notre société a besoin « de penseurs originaux, de provocateurs, et d individus lucides. »

Allez-vous saisir cette opportunité de vous démarquer, de vous renouveler, et de devenir un
linchpin, quelqu'un d'indispensable, de créatif et d'entreprenant ?
On pourrait commenter le livre en disant qu'il ne présente rien de nouveau, mais Seth écrit d'une manière que je trouve si rare et pénétrante que je débattrais un tel commentaire.  Cela va sans dire, il est un linchpin lui-même et il est indispensable.  Son livre n'est rien de moins que de l'art et il nous en fait cadeau.  Naturellement, comme il l'indique, il n'y a pas de manuel qui explique comment devenir un linchpin.  Chacun d'entre nous doit tracer son propre chemin.  N'est-ce pas d'ailleurs dans cela que se trouve le plus grand plaisir ?

Le poster Linchpin

dimanche 15 février 2015

sécurité et risque

Récemment, j'ai découvert une relation étrange entre le risque et la sécurité.  Et pour cela, je ne peux remercier personne d'autre que Paul Arden, affirme dans son livre "Whatever You Think, Think The Opposite" ("Quel que soit ce que vous pensez, pensez le contraire") que le risque est la sécurité dans la vie.  D'habitude, nous penserions que la sécurité était un pré-requis pour le risque.  Nous nous attendrions à ce que les gens qui ont beaucoup d'argent puissent acheter des produits et des services chers sans s'inquiéter et à ce que ceux qui en ont peu fassent peu d'achats importants.  Dans un lieu de travail, nous nous attendrions à ce que les gens qui ont beaucoup d'expertise dans un certain domaine soient capables de prendre les décisions risquées dans une période d'incertitude et à ce que ceux qui ont peu d'expérience dans le même domaine suivent les instructions.  Mais vu le titre de son livre, Paul Arden nous met au défi d'envisager le contraire, déclarant que c'est le risque qui nourrit la sécurité.

Je suis fasciné par ce lien entre le risque et la sécurité parce que ça fait quelques années que je travaille sur le concept de la sécurité.  Et pour être clair, je ne parle pas de la sécurité financière.  Je parle plutôt d'un type de sécurité plus profond.  Le type de sécurité qui est plus universel que l'argent.  Le type de sécurité qui est même capable d'influencer les décisions liées à la sécurité financière.  Le type de sécurité qui touche chaque personne, riche ou pauvre, tout au long de sa vie, de l'enfance à la vieillesse.  Je parle de la sécurité émotionnelle, et surtout le manque de celle-ci.

En tant qu'être humain vivant en société, chacun d'entre nous a ou a eu des insécurités émotionnelles.  Chacun d'entre nous a eu conscience d'une chose sur soi-même qui, si elle était exposée, ferait naître en soi-même des sentiments peu agréables, comme ceux d'être rejeté, ridiculisé, ignoré ou affaibli.  Qui désire ces sentiments ?  Qui les apprécie quand ils sont éprouvés ?

L'une de mes plus grandes insécurités émotionnelles se manifeste lorsque je souhaite faire quelque chose qui vient d'un endroit profondément personnel mais qui est nettement différent de ce que font la plupart des gens autour de moi, surtout si ceux-ci font plus ou moins les choses habituelles.  Quelque chose comme traîner dans les rues de Paris un samedi pour demander à une de 50 personnes en anglais si elle venait de la capitale d'un des 50 Etats américains, ce qui, j'avoue, n'est habituel.  Ou quelque chose comme aller à chaque bureau dans un petit open space partagé avec 15 collègues entre 16h00 et 17h00 lors d'un jour choisi au hasard chaque semaine pour dire bonjour et bavarder brièvement si possible, pendant que ces collègues travaillent tous sur leurs ordinateurs.  Ou même quelque chose comme utiliser un espace public quoique virtuel comme Facebook pour partager un article personnellement écrit sur l'insécurité émotionnelle alors que beaucoup d'autres utilisateurs de Facebook partagent des photos de leurs voyages ou de leur quotidien, des messages concernant un évènement qui s'est passé ou des articles écrits par d'autres personnes.  Quel que soit le contexte, mon sécurité émotionnelle est en jeu lorsque je prends conscience d'une opportunité de réaliser un de mes souhaits précieux. Des fois, je saisis l'opportunité et récolte les fruits de satisfaction qui suivent logiquement.  D'autres fois, je ne saisis rien, et tout ce que je peux faire ensuite est d'éprouver la peine de la défaite.  Appelez ça une lutte si vous voulez.

Il y a quatre ans, j'ai entendu un homme sage dire qu'on pourrait se débarrasser de ses insécurités en les présentant, et je l'ai cru.  C'est probablement pour cette raison je conçois des plans que j'appelle des 'opérations' pour soutenir mes souhaits de démontrer mes tendances particulières en public, avec l'espoir de gagner en sécurité en ce faisant ou, encore mieux, de surmonter l'insécurité de vouloir faire les choses différemment.

Jusqu'ici tout va bien, la prise de risque semble être en train de payer.  Bien que j'aie toujours des moments où je manque de sécurité émotionnelle, j'ai découvert que je suis moins troublé qu'avant par les évènements qui résultent des actes des autres (ou du manque de ceux-ci).  Par conséquent, j'arrive plus à être maître de mes émotions.

Comme c'est beau de faire sans l'attente que les autres vous reconnaissent, qu'ils vous prêtent attention ou qu'ils approuvent ce que tu fais.

Comme c'est beau de vous sentir libéré du besoin de reprocher aux autres d'être plus normaux que vous, en matière des idées et des opinions.

Comme c'est beau d'ignorer la tentation de garder rancune contre quelqu'un ou d'entretenir des sentiments d'envie envers quelqu'un qui semble bien faire tout le temps.

Comme c'est beau de vous intéresser à la vie des gens que vous connaissez et que vous rencontrez sans les reprocher lorsqu'ils n'agissent pas réciproquement.

Comme c'est beau d'avoir quelque chose qui sollicite votre attention plus que les ennuis de tous les jours et qui dépend principalement de vos efforts.

Comme c'est beau d'éprouver quelque chose de si spécial que vous ne pouvez trouver qu'un seul mot pour le décrire : épanouissement.

Si c'est ça en quoi consiste vraiment la sécurité, j'en veux plus, plus jusqu'à ce que ce soit une seconde nature.  Alors, en m'inspirant de Paul Arden, je dois rester prêt à me risquer en mettant en oeuvre mes idées personnelles et inhabituelles en public.


Les risques sont une mesure des gens.  Les gens qui ne les prendront pas essaient de préserver ce qu'ils ont.  Les gens qui les prennent finissent souvent par en avoir plus.

‒ Paul Arden

dimanche 14 décembre 2014

fun factor

Life is not a competition, it's a game. It's not about winning or losing, it's about all the fun you can have before it ends.

La vie n'est pas une compétition, c'est un jeu.  Il ne s'agit pas de gagner ou de perdre, il s'agit de tout le fun qu'on peut avoir avant que ça se termine.

‒ Simon Sinek

Parfois, voire souvent, j'ai besoin de me rappeler que c'est censé être fun, que ça marche le mieux quand c'est fun.  Ou au moins stimulant.  Alors je dois dire merci à Alan Cohen, l'une de plusieurs personnes interviewées dans le film "Finding Joe".  Les explications d'Alan sur la métaphore de l'histoire du Bouddha d'or est un excellent rappel de l'aspect de fun à considérer dans cette chose qui s'appelle la vie.



Voici une transcription faite maison des explications d'Alan sur la métaphore en deux versions : originale et française (traduction également faite maison).

Each of us is golden by nature.  We were born golden, we were born high, we were born knowing, we were born connected to our bliss, we were born knowing truth, we were born knowing everything that every great spiritual master ever said, we were one with the Christ, the Buddha, everyone.  But then, we went to school and they said you have to dress like this, and this is what boys do, and this is what girls do, this is what black people do, this is what white people do, on and on and on.  And so we developed a casing of stone over the buddha to a point where at a young age, maybe 4 or 5 or 6 or 7, we believed that we were the stone buddha and not the golden one.  And then, something comes along that cracks our casing.  Maybe it's an injury, a divorce, a financial setback, a governmental change, something that really scares us and bugs us and knocks off a piece of our armor and only in that moment of the armor being knocked off do you get to look inside and see the gold.  And let me tell you friend, that the moment you see that gold, the armor and the concrete will never satisfy you again.  At that point, you truly enter the true hero's adventure and all you want to do for the rest of your life is pick away the stone because the gold is so much more fun.

De nature, chacun d'entre nous vaut de l'or.  On est né valant de l'or, on est né en pleine euphorie, on est né connaissant, on est né connecté à sa félicité, on est né connaissant la vérité, on est né connaissant tout ce que chaque grand leader spirituel a jamais dit, on est uni avec le Christ, le Bouddha, tout le monde.  Mais après, nous sommes allés à l'école et ils ont dit qu'il faut s'habiller comme ça, ça c'est ce que font les garçons, ça c'est ce que font les filles, ça c'est ce que font les Noirs, ça c'est ce que font les Blancs, et cetera.  Et alors nous avons développé un revêtement de pierre sur le bouddha jusqu'à un stade où à un petit âge, peut-être 4 ou 5 ou 6 ou 7, nous croyions que nous étions le bouddha de pierre et pas le Bouddha d'or.  Et puis, il arrive quelque chose qui fissure notre revêtement.  Peut-être que c'est une blessure, un divorce, un revers financier, un changement gouvernemental, quelque chose qui nous effraie vraiment et qui nous dérange et qui fait tomber une pièce de notre armure et c'est seulement dans ce moment où l'armure tombe que nous arrivons à regarder à l'intérieur et à voir l'or.  Et laisse-moi te dire mon ami que le moment où tu vois cet or, l'armure et le béton ne te satisferont plus jamais.  A ce moment-là, tu rentres vraiment dans la vraie aventure du héros et tout ce que tu veux faire pour le reste de ta vie est de retirer la pierre parce que l'or est tellement plus fun.

vendredi 28 novembre 2014

strangelove

Notre imagination est en grande partie faite de notre capacité à accueillir l'insolite de temps en temps.  Aucune raison donc de nous craindre en nous-mêmes un manque d'inspiration.

‒ Bert Dodson

Je n'ai jamais eu une description fiable de l'imagination, mais celle que nous fournit Bert Dodson, auteur du livre "Les clés du dessin", en est une que je trouve vraiment magnifique.  Pour le moins, elle démystifie cette chose qui s'appelle l'imagination, généralement considérée comme une qualité désirable possédée par une minorité de gens.  Si nous devons croire la citation ci-dessus, nous sommes tous imaginatifs, malgré ce que nous pouvons nous dire.  Je pense que nous avons tous des idées étranges, et que certains d'entre nous caressons une idée étrange de temps en temps.  Sans doute, je le fais.  Pour moi, une telle activité suscite l'enthousiasme et la curiosité, ouvre la voie à la découverte de nouvelles choses et permet de concevoir des idées encore plus étranges.  Par ailleurs, dans une société où le conformisme est fréquent, j'ai besoin d'une dose régulière d'idées étranges pour conserver la santé de l'esprit.

Ce qui reste à faire est de concrétiser ces idées.

... chaque jour nous nous trouvons confortés à des idées troublantes.  Les créateurs se distinguent des gens dits non-createurs par leur ouverture à ces nouvelles idées.

‒ Bert Dodson

dimanche 10 août 2014

la créativité pour les nuls

C'est juste trop bon.

Creativity Something a publié "The New Rules of a Creator's Life".

"Les nouvelles règles de la vie d'un créateur"

Ca suit l'édition 2011/12 de leurs "Rules of a Creator's Life", que j'avais incluses dans un article que vous avez peut-être lu.

"Les règles de la vie d'un créateur (l'édition 2011/12)"

Il va sans dire que toutes ces "règles" me parlent profondément.  Bien que je ne réussisse pas toujours à les appliquer, je suis content de les connaître.  Elles ont simplement du sens pour moi.

Alors pourquoi s'embêter avec la créativité, ou le pouvoir de création ?  Une raison simple, c'est que ça occupe l'esprit.  Une autre raison simple que je trouve plus importante, c'est que ça peut enrichir des vies, et pas seulement celle du créateur.

Il existe plusieurs croyances populaires au sujet de la créativité.  Par exemple, certaines personnes pensent que quelque chose qui n'est pas original ne peut pas faire preuve de créativité.  Je ne suis pas du même avis.  On peut dire que la créativité et l'originalité sont liées, mais les deux veulent dire des choses différentes.  L'originalité est principalement concernée avec des choses nouvelles.  La créativité, par contre, implique le fait de créer quelque chose, qu'il soit nouveau ou pas.  Je pourrais dire "Bonjour !" dix fois à chacun de dix inconnus différents au cours de la journée, et je croirais que je créais quelque chose à chaque fois : une interaction qui n'avait pas eu lieu.

De plus, il y a une idée fausse que la créativité est surtout réservée aux artistes ou aux personnes d'un milieu proche de l'art.  J'imagine que cette idée est basée sur l'hypothèse que l'art comprend des choses comme le dessin, la peinture, la sculpture, la danse, la photographie, etc., même si l'art est plus large que ça (je devrais même probablement ne pas essayer de définir ce qu'est l'art).  Encore une fois, la créativité implique le fait de créer quelque chose.  Cela n'a pas d'importance qu'on soit peintre, ouvrier d'usine, ingénieur, sécretaire ou même un rêveur occasionnel.  Tant qu'on occupe son temps à produire quelque chose qui n'existait pas avant, on crée.  Enfin, c'est ce que je pense.

D'une certaine façon, nous créons toujours.  Nos vies, notamment.

Alors que nous sommes tous généralement capables de créer des choses, il y a différents niveaux de créativité.  Certains demandent peu d'effort tandis que d'autres en demandent beaucoup plus.  En plus, certains ont un effet sur un individu ‒ peut-être le créateur ‒ et d'autres ont un effet sur la société, comme l'indique le professeur de psychologie Mihaly Csikszentmihalyi dans son livre "La créativité", où il distingue la créativité avec un c de la créativité avec un C.  Quoi qu'il en soit, si vous cherchez à avoir plus de créativité dans votre vie, vous pouvez regarder les règles ci-dessus ou vous contenter tout simplement de lire le message ci-dessous.


"Tout ce que j'avais besoin de savoir sur la créativité je l'ai appris en faisant des erreurs"

dimanche 27 juillet 2014

notre peur la plus profonde

L'un de mes passages favoris de tous les temps vient du livre "A Return to Love" ("Un retour à l'amour") de Marianne Williamson:
Our deepest fear is not that we are inadequate. Our deepest fear is that we are powerful beyond measure. It is our light, not our darkness, that most frightens us. We ask ourselves, who am I to be brilliant, gorgeous, talented, fabulous? Actually, who are you not to be? You are a child of God. Your playing small doesn't serve the world. There's nothing enlightened about shrinking so that other people won't feel insecure around you. We are all meant to shine, as children do. We were born to make manifest the glory of God that is within us. It's not just in some of us; it's in everyone. And as we let our own light shine, we unconsciously give other people permission to do the same. As we're liberated from our own fear, our presence automatically liberates others.

Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites. C'est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question : qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et fabuleux ? En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde. L'illumination n'est pas de vous rétrécir pour que
les autres ne se sentent pas mal à l'aise autour de vous. Nous sommes tous appelés à briller, comme le font les enfants. Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous. Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus, elle est en chacun de nous. Et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.

En réfléchissant au passage, j'aime assimiler l'idée de laisser briller ma lumière à celle de m'aimer.  Et cela dit, la suggestion que ma peur la plus profonde est celle de m'aimer en est une qui me dégoûte.

lundi 9 juin 2014

s'aimer ou ne pas s'aimer

J'allais au travail un matin de la semaine dernière quand j'ai vu la couverture de magazine ci-dessous sur le mur d'un kiosque.



C'est le numéro de juin 2014 d'un magazine qui s'appelle "Philosophie" et le titre principal sur la couverture est "Faut-il s'aimer soi-même ?"

Mais, vraiment ?

Existe-il plus d'une réponse logique à cette question ?

Mais oui, dans l'intérêt d'un débat philosophique, il y a plusieurs réponses.  Pourtant, en ce qui concerne le bien-être des êtres humains, je n'en vois qu'une.

Et à mon avis, choisir de s'aimer ne veut pas forcément dire que le seul objet de cet amour est soi-même.

vendredi 6 juin 2014

survival of the misfit

This is survival of the fittest
This is do or die
This is the winner takes it all
So take it All, A-All, A-All, A-All

...

But I want you to doubt me, I don't want you to buh-lieve
Cause this is something that I must use to succeed
And if you don't like me then fuck you, self-esteem
Must be fuckin' shootin' through the roof cause trust me
My skin is too thick and bullet proof to touch me
I can see why the fuck I disgust you, I must be
Allergic to failure cause every time I come close to it I just sneeze
but I just go achoo then A-chieve!

‒ Eminem, "Survival"

Voilà la chanson que je kiffe en ce moment.  En ce moment pour signifier le moment où je suis en train d'écrire ceci.



Aussi brillant qu'il est le clip ci-dessus, c'est plutôt de la chanson qu'il s'agit.

Elle est tellement lyrique, tellement agressive, tellement crue.  Tellement Eminem.  Et tellement comme "'Till I Collapse", ce qui compte d'ailleurs parmi mes préférés.

Et comme sur ce morceau-là, Eminem délivre un message clair sur "Survival", et celui-ci est similaire : face à l'adversité, on survit, voire on prospère, en se servant de la situation pour se surpasser.  Alors que cette interprétation risque de ne pas être à la hauteur de la valeur de la chanson, il faut tout de même noter que l'adversité telle qu'elle est référencée ici se voit comme une nécessité, ou même comme une opportunité.

Et la vérité, c'est que beaucoup d'entre nous, si pas tous, tombent dans l'adversité de temps en temps.  Perte d'emploi, rupture de relations, problèmes financiers, et ennuis de santé figurent parmi les cas les plus communs.  Tandis que je ne suis pas à l'abri de ces genres d'adversité, celui dans lequel je me retrouve d'une manière plus durable résulte du sentiment que je ne trouve pas ma place en société.  En gros, le sentiment d'être un misfit (marginal).  Marginal par son point de vue, marginal par ses idées, marginal par ses intérêts.  J'accepte que tout au fond de moi, c'est ça que je mourais d'envie d'être.  Pas forcément marginal en soi, mais quelqu'un de différent.  Spécial.  Mais la pression de la société était telle que je me suis souvent contenté de parler et de me comporter de la même façon que la majorité des gens autour de moi.  Et pour résultat, du conflit.

Cependant, malgré la pression externe et le conflit interne, le misfit en moi refuse de se taire.  Il n'a jamais été complètement silencieux dans les moments durs du passé, je ne m'attends donc pas à ce qu'il le soit dans les évènements incertains de l'avenir.  De plus, c'était en choisissant de nourrir ce misfit que j'ai pu donner de la vie à mes opérations.  C'était en choisissant de nourrir ce misfit que j'ai pu éprouver une paix intérieure et une joie immense.  C'était en choisissant de nourrir ce misfit que j'ai survécu assez bien et assez longtemps pour écrire ceci.

Alors, selon les mots d'Eminem, qui lui aussi se voit comme un misfit, c'est quelque chose que je dois utiliser pour réussir.  Pour me surpasser.

Mais ce n'est pas que la "survival of the fittest", soit la loi du plus fort, comme le dit le refrain de "Survival".

C'est aussi la "survival of the misfit", soit la survie du marginal.

I used to be the type of kid that, would always think the sky is fallin'
Now I think the fact that I'm differently wired's awesome

‒ Eminem, "Legacy"

mercredi 9 avril 2014

oser rêver

J'ai récemment découvert ce bijou grâce à Peggy, une jeune femme qui adore vivre son rêve et créer sa réalité.

Ce que cette vidéo illustre en moins de 8 minutes, ce blog a tenté de communiquer depuis un an ... sans y arriver complètement.

Alors pour une fois je ne dirai rien d'autre.  Sauf que j'ai vraiment apprécié que tout soit dessiné.

Si les sous-titres en français n'apparaissent pas par défaut, cliquez sur l'icône rectangulaire à droite de l'horloge.  Pour regarder la version originale de la vidéo en anglais et sans sous-titres en français, cliquez ici.



L'avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves.

‒ Eleanor Roosevelt

vendredi 7 mars 2014

les grands esprits

Great minds discuss ideas. Average minds discuss events. Small minds discuss people.

Les grands esprits discutent des idées. Les esprits moyens discutent des événements. Les petits esprits discutent des gens.

‒ Eleanor Roosevelt


Que nous soyons tous des grands esprits.

dimanche 2 mars 2014

il ferait quoi hypnotica ?

Je n'ai pas les mots pour décrire Eric von Sydow, alias Hypnotica.  Sage ?  Poète ?  Dragueur ?  Peut-être aucun des trois, ou bien tous.  Comme le préférerait l'intéressé lui-même, il ne se rangerait pas dans une catégorie.

J'ai découvert Hypnotica il y a deux ans environ sur Internet.  Je ne me rappelle plus exactement comment, mais on peut au moins dire que je consultais des sites sur les techniques de drague.  Ma recherche s'est arrêtée lorsque je suis tombé sur une interview sur lui intitulée "The Rise of The Renessaince Man - A Conversation With Hypnotica".

Hypnotica a parlé de la valeur d'être un homme qui s'épanouissait en la présence de l'énergie sexuelle d'une femme.  En traitant ce sujet, il a raconté ses expériences, décrit sa philosophie et donné des conseils destinés aux hommes.  Il y avait une partie en particulier de l'interview dans laquelle il a confirmé s'être promené dans un centre commercial avec un godemiché attaché à la tête.  Imaginez.  Un godemiché !  Il a avoué que certaines personnes avaient trouvé cela stupide.  D'autres avaient pensé qu'il essayait juste de prendre de l'assurance.  Mais Hypnotica, le "inner game guru", pouvait voir au-delà de cela.  Alors qu'il y avait en partie la question d'avoir confiance en soi, ce qu'il voulait vraiment était de se désensibiliser au ridicule public.  Pourtant plus important encore, il voulait être, selon ses propres mots, un "iconoclast thinker" (penseur iconoclaste).

Alors que je ne connais pas très bien le terme, je dirais qu'un penseur iconoclaste est quelqu'un qui non seulement voit les choses différemment de la plupart des gens mais qui aussi forme son esprit comme il le veut.  Il n'est pas attaché aux façons de penser qui sont populaires dans la société.  En fait, il est libre du conditionnement dont la plupart des gens sont soumis depuis leur enfance.  Clairement, un penseur iconoclaste crée son propre chemin dans la vie, qui est décidément différent de celui qui est suivi par la majorité des gens.

Il va sans dire que j'étais éclairé après avoir lu l'interview.  Comme j'avais déjà commencé à m'intéresser au contrôle de la conscience et aux moyens d'utiliser ce contrôle pour supprimer la peur, je pouvais immédiatement m'identifier à ce que disait Hypnotica.  Alors j'étais aussi d'accord quand il avait indiqué que la façon de réduire la peur (sinon de l'éliminer) était de l'accepter dans les circonstances qu'on l'éprouvait ; agir autrement ne servirait à rien d'autre que de la perpétuer.  L'approche d'Hypnotica face à ce type de problème était pourtant extrême.  Et elle était forte.  Ce mec voulait faire rentrer le message.  Heureusement qu'il a fait ainsi, parce que sinon je n'aurais peut-être pas fait attention.  L'opération Safe Sex était même inspirée en partie de son expérience de godemiché (ou plutôt de son partage de celle-ci).  Lorsque je me mets à avoir peur au moment de réaliser l'opération, j'essaie de me concentrer en me posant une question simple : "Il ferait quoi Hypnotica ?"  La réponse, évidente, apparaît aussitôt : "Il irait de l'avant."  Alors de l'avant je suis (presque) toujours allé, et de l'avant je compte continuer à aller.

Récemment, je me suis rappelé l'interview.  Je l'ai cherchée partout sur Internet, sans succès.  J'ai commencé à regretter de ne pas avoir enregistré une copie pour moi-même*.  Heureusement, j'ai pu me remonter après avoir découvert que Hypnotica avait publié un livre intitulé "Metawhore : My Cock Don't Talk Politics".  Celui-ci semblait être le prix de consolation parfait, et je n'ai pas tardé à l'arracher sur Amazon.com.

C'est un livre poignant et sensationnel sur l'expérience de la vie de Hypnotica jusqu'ici, présentée d'une façon où tous les coups sont permis.  "Metawhore est un voyage à travers la non-conformité, le développement spirituel et l'expression sexuelle, révélant l'homme intérieure primaire et explorant le terrain vaste de la psyché femelle.  C'est un doigt d'honneur au conditionnement social et un pouce levé à l'individualité", dit le premier paragraphe sur le dos du livre.  Juste assez pour m'attirer.  J'ai tout dévoré comme un gamin appauvri devant un buffet de gâteaux.  Tout simplement, c'est un livre qui déchire.  J'ai remarqué que l'auteur a utilisé la phrase "c'est juste l'une des mes expériences sociales dingues et temporaires" pour rassurer ses parents quand il allait mener une vie sans domicile fixe et qu'il a écrit "je pense pour moi-même comme un esprit libre".  Pas mal.  Les expériences sociales et l'esprit libre n'étaient pas que dans ma tête après tout.

Pour Hypnotica, encore un autre mentor virtuel, c'était une façon de vivre.


* Ce n'est pas tout à fait vrai. J'ai retrouvé juste hier une partie que j'avais enregistrée de l'interview en décembre 2011. Et c'est la partie qui compte.

mercredi 29 janvier 2014

the greatest love of all

Whitney Houston l'a dit le mieux.

A partir du moment où "I Will Always Love You" est sortie, j'ai passé des années à faire l'éloge de la chanson et même à soutenir que c'était le chef-d'oeuvre de la chanteuse.

Cette opinion a pourtant été affaiblie une fois que je suis tombé sur "Greatest Love of All" il y a deux ans environ.  Je connaissais déjà la chanson, mais ce n'était qu'après l'avoir redécouverte que je me suis retrouvé prêt à l'apprécier proprement.  Au bout de quelques écoutes, la prouesse vocale démontrée dans "I Will Always Love You" était passée au second plan au profit du message porté par "Greatest Love of All".

En effet, j'étais prêt.  A l'époque, je venais de déduire quelques théories sur l'amour-propre et prenais un immense plaisir à voir à quel point elles étaient simples.  Et puis cette chanson est venue.  Ses paroles étaient chargées d'un message qui sonnait fort et clair mais surtout qui était en phase avec mes chères théories.  J'étais fou de joie.

On doit beaucoup aux compositeurs Michael Masser and Linda Creed.



Alors que toutes les paroles sont excellentes, la partie finale du refrain est là où la puissance du message est concentrée :
Because the greatest love of all / Is happening to me
I found the greatest love of all / Inside of me
The greatest love of all / Is easy to achieve
Learning to love yourself / It is the greatest love of all
Imaginez cela.  Ce truc qui s'appelle l'amour, que la plupart d'entre nous cherchions, cherchons et chercherons, est le plus grand à l'intérieur de nous-mêmes.

Que chacun d'entre nous puisse continuer d'apprendre à s'aimer soi-même.