mardi 31 décembre 2019
the mastery of love
C'est sans conteste, l'une des découvertes de l'année, si ce n'est pas LA découverte ...
Tout est dans le titre, de ce livre de Don Miguel Ruiz (sa version française est intitulée "La maîtrise de l'amour").
Mes citations préférées sont plusieurs, et elles comprennent les deux suivantes (traduites de l'anglais) :
L'amour en action ne peut produire que du bonheur. La peur en action ne peut produire que de la souffrance.
Le monde entier peut t'aimer, mais cet amour ne te rendra pas heureux. Ce qui te rendra heureux, c'est l'amour émanant de toi.
jeudi 31 octobre 2019
mon nez rouge (3)
Depuis que j'ai recommencé à porter le nez rouge, je me suis ouvert à l'idée de l'amener dans de nouvelles endroits.
Avec chaque nouvel endroit visité, je me sentais plus à l'aise avec le nez en public. Naturellement, je me suis mis à rêver d'autres situations inconfortables. Pour me guider, j'ai choisi les situations dans lesquelles je n'ai pas complètement cédé à ce qui me rendait vraiment inconfortable. Par exemple, considérez la question suivante : Quel est un bon moment de quitter le bureau pour le déjeuner portant le nez rouge ? Vers 13h, quand la plupart des collègues déjà étaient parti faire leur pause ? Ou juste avant midi, quand l'espace de bureau est encore bien rempli ? Je vous laisse deviner laquelle des deux situations est plus inconfortable. Si vous avez du mal, voilà un indice : mon bureau dans le open space est situé le plus loin des ascenseurs.
Mes aventures en inconfort comprend (dans l'ordre chronologique) :
L'aventure à l'arrêt de bus constituait une avancée en quelque sorte. Je ne pouvais pas me rappeler la dernière fois que je me sentais aussi libre en public. J'ai joué avec le nez rouge, le mettant et puis l'enlevant avant de le remettre, attirant des regards bizarres au passage. Mais je m'en moquais complètement, car dans ce moment, j'étais libre. Et avec ce même sentiment de liberté, je suis monté dans le bus quand il est arrivé. Une fois descendu dans mon quartier, j'ai salué les gens que je croisais avec un sourire et un signe de "thumbs-up" (pouce vers le haut). Tellement j'étais heureux.
Pendant que le nez rouge s'exposait de plus en plus, j'ai eu des retours inattendus, comme les suivants :
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Ce qui s'est passé, c'était que j'ai découvert que j'étais devenu très "self-conscious", comme on dirait en anglais. C'est-à-dire, j'avais l'esprit trop occupé par l'idée que je me voyais différent des autres en portant le nez rouge. Je sentais que celui-ci me poussait à diriger mon attention trop vers l'intérieur, et cela me dérangeait. Par ailleurs, j'avais l'impression de créer une distance avec les gens, car le fait de porter un nez rouge en public était une chose à laquelle personne ne pouvait s'identifier et je n'étais pas vraiment ouvert à l'échange pour rendre cela plus compréhensible. Autrement dit, c'était comme si je disais à moi-même : "Oui, tu te distingues, mais tu es tout seul." Je me sentais même plus seul que je l'étais lorsque je me comportais "normalement" en public même sans parler à personne.
Depuis le matin que j'ai eu cette découverte, je n'ai pas porté le nez rouge, sans regret.
Avec chaque nouvel endroit visité, je me sentais plus à l'aise avec le nez en public. Naturellement, je me suis mis à rêver d'autres situations inconfortables. Pour me guider, j'ai choisi les situations dans lesquelles je n'ai pas complètement cédé à ce qui me rendait vraiment inconfortable. Par exemple, considérez la question suivante : Quel est un bon moment de quitter le bureau pour le déjeuner portant le nez rouge ? Vers 13h, quand la plupart des collègues déjà étaient parti faire leur pause ? Ou juste avant midi, quand l'espace de bureau est encore bien rempli ? Je vous laisse deviner laquelle des deux situations est plus inconfortable. Si vous avez du mal, voilà un indice : mon bureau dans le open space est situé le plus loin des ascenseurs.
Mes aventures en inconfort comprend (dans l'ordre chronologique) :
- une balade à l'heure du déjeuner d'un bout d'un centre commercial à l'autre, dans le quartier d'affaires où je travaille
- une visite dans la librairie pour chercher du matériel d'apprentissage de langue
- une visite à l'heure du déjeuner au café à l'intérieur de mon immeuble de travail (j'ai fait la queue pour acheter une salade à emporter)
- un passage dans le marché où j'achète d'habitude des fruits
- une attente à l'arrêt de bus avec d'autres personnes
- un passage au supermarché pour acheter des courses
- une visite à l'heure du déjeuner dans la cafétéria de mon immeuble de travail (je me suis installé au milieu de la salle à manger remplie de monde
- un passage dans la pharmacie pour acheter des médicaments prescrits
L'aventure à l'arrêt de bus constituait une avancée en quelque sorte. Je ne pouvais pas me rappeler la dernière fois que je me sentais aussi libre en public. J'ai joué avec le nez rouge, le mettant et puis l'enlevant avant de le remettre, attirant des regards bizarres au passage. Mais je m'en moquais complètement, car dans ce moment, j'étais libre. Et avec ce même sentiment de liberté, je suis monté dans le bus quand il est arrivé. Une fois descendu dans mon quartier, j'ai salué les gens que je croisais avec un sourire et un signe de "thumbs-up" (pouce vers le haut). Tellement j'étais heureux.
Pendant que le nez rouge s'exposait de plus en plus, j'ai eu des retours inattendus, comme les suivants :
- Un marchand de fruits au marché a pensé que j'avais attrapé un rhume
- Un collègue a pensé que j'avais bu un peu trop et que j'étais devenu fou
- Quelques collègues ont pensé que j'avais perdu un pari
- Une femme qui m'a dit : "C'est très beau" ("It's very beautiful")
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Ce qui s'est passé, c'était que j'ai découvert que j'étais devenu très "self-conscious", comme on dirait en anglais. C'est-à-dire, j'avais l'esprit trop occupé par l'idée que je me voyais différent des autres en portant le nez rouge. Je sentais que celui-ci me poussait à diriger mon attention trop vers l'intérieur, et cela me dérangeait. Par ailleurs, j'avais l'impression de créer une distance avec les gens, car le fait de porter un nez rouge en public était une chose à laquelle personne ne pouvait s'identifier et je n'étais pas vraiment ouvert à l'échange pour rendre cela plus compréhensible. Autrement dit, c'était comme si je disais à moi-même : "Oui, tu te distingues, mais tu es tout seul." Je me sentais même plus seul que je l'étais lorsque je me comportais "normalement" en public même sans parler à personne.
Depuis le matin que j'ai eu cette découverte, je n'ai pas porté le nez rouge, sans regret.
jeudi 12 septembre 2019
views of the outdoors from indoors in courbevoie
Près d'une année après avoir publié un article sur ce blog sur le dessin d'extérieur aux environs de mon immeuble de travail à Courbevoie, je ne m'attendais pas à écrire un article complémentaire montrant d'autres dessins de l'extérieur courbevoisien, mais cette fois-ci depuis l'intérieur.
Cependant, après m'être retrouvé avec trois tels dessins, je ne pouvais pas laisser passer l'opportunité de les rassembler et de partager le fruit du travail.
J'ai pris mon temps sur ces dessins, qui ont été réalisés depuis l'intérieur de mon immeuble de travail au cours de plusieurs jours, à l'heure du déjeuner ou le soir après les heures de travail.
Un immeuble en chantier au long de la voie ferroviaire qui relie Paris (terminus Gare Saint-Lazare) à la Défense.
La voie du tram 2a au long du boulevard de la Mission Marchand. Cette ligne de tram relie Paris (terminus Porte de Versailles) à la Défense.
jeudi 22 août 2019
fleurs mortes
Il y a cinq mois, j'ai ramené chez moi un bouquet d'hortensias achetés chez le fleuriste du quartier.
Aujourd'hui, ils sont morts.
En fait, ils sont morts depuis un moment. Si je devais devenir : quatre mois ?
Mais ... ils ont l'air de bien tenir. Après tout, regarde-les à l'âge de cinq mois.
Je vais l'avouer, je ne suis pas un expert dans le domaine des fleurs. J'ai eu du mal au fil des ans à prendre l'habitude de fleurir mon appartement de façon régulière. A chaque fois, je commence avec plein d'enthousiasme et un bon dynamique se crée, et puis, quelque part sur le chemin, je me fais rattraper par d'autres choses "plus importantes" de la vie.
A vrai dire, j'ai toujours eu de la chance avec les hortensias. J'ai acheté l'un de mes premiers, un tige unique, il y a sept ans environ. Croirais-tu que j'ai encore ce même tige dans mon appartement ? Il reste debout dans un soliflore transparent. Sec, oui. Très. Mais debout. Et fier.
Ca fait de moi un propriétaire fier de quelques fleurs bien mortes.
Aujourd'hui, ils sont morts.
En fait, ils sont morts depuis un moment. Si je devais devenir : quatre mois ?
Mais ... ils ont l'air de bien tenir. Après tout, regarde-les à l'âge de cinq mois.
Je vais l'avouer, je ne suis pas un expert dans le domaine des fleurs. J'ai eu du mal au fil des ans à prendre l'habitude de fleurir mon appartement de façon régulière. A chaque fois, je commence avec plein d'enthousiasme et un bon dynamique se crée, et puis, quelque part sur le chemin, je me fais rattraper par d'autres choses "plus importantes" de la vie.
A vrai dire, j'ai toujours eu de la chance avec les hortensias. J'ai acheté l'un de mes premiers, un tige unique, il y a sept ans environ. Croirais-tu que j'ai encore ce même tige dans mon appartement ? Il reste debout dans un soliflore transparent. Sec, oui. Très. Mais debout. Et fier.
Ca fait de moi un propriétaire fier de quelques fleurs bien mortes.
mercredi 7 août 2019
les sacs des parisiennes (2)
Après avoir recommencé il y a quelques mois à prendre en photo des sacs à Paris, je suis devenu un personnage plus sensible et presque désespéré.
J'ai les yeux toujours un peu partout, se précipitant de gauche à droite et de nouveau à gauche, se focalisant sur le moindre aperçu de tout sac porté par une femme. Qu'est-ce qu'il a ? Est-ce qu'il y a des mots ou juste un ensemble d'images ? Quels sont les mots ? Est-ce qu'ils racontent quelque chose d'intéressant ? Qu'est-ce que je ressens en lisant le message ? Est-ce que j'ai déjà pris une photo de ce sac avant ? Ce sont des questions que je me pose souvent et très rapidement pour savoir s'il faut agir ou non.
Paris a beau être la capitale mondiale de tout ce qui est français, la plupart des sacs qu'on trouve dans ses rues portent des messages inspirants écrits en anglais. Enfin, c'est le cas des sacs que je vois et des messages qui me parlent. Une fois, la fille qui portait le sac semblait ne pas savoir ce que signifiaient les mots en anglais (voir le sac no. 9 ci-dessous). Elle aurait prêté peu d'attention au message, le sac n'étant pour elle qu'un outil. Elle a même avoué être nulle en anglais. Heureusement, j'ai été capable de lui transmettre le message après traduction. "Ah, c'est beau", a-t-elle dit.
Voilà une deuxième collection des sacs des Parisiennes.
J'ai les yeux toujours un peu partout, se précipitant de gauche à droite et de nouveau à gauche, se focalisant sur le moindre aperçu de tout sac porté par une femme. Qu'est-ce qu'il a ? Est-ce qu'il y a des mots ou juste un ensemble d'images ? Quels sont les mots ? Est-ce qu'ils racontent quelque chose d'intéressant ? Qu'est-ce que je ressens en lisant le message ? Est-ce que j'ai déjà pris une photo de ce sac avant ? Ce sont des questions que je me pose souvent et très rapidement pour savoir s'il faut agir ou non.
Paris a beau être la capitale mondiale de tout ce qui est français, la plupart des sacs qu'on trouve dans ses rues portent des messages inspirants écrits en anglais. Enfin, c'est le cas des sacs que je vois et des messages qui me parlent. Une fois, la fille qui portait le sac semblait ne pas savoir ce que signifiaient les mots en anglais (voir le sac no. 9 ci-dessous). Elle aurait prêté peu d'attention au message, le sac n'étant pour elle qu'un outil. Elle a même avoué être nulle en anglais. Heureusement, j'ai été capable de lui transmettre le message après traduction. "Ah, c'est beau", a-t-elle dit.
Voilà une deuxième collection des sacs des Parisiennes.
samedi 27 juillet 2019
several weeks, 100 people (1)
C'est en étant membre de la communauté Urban Sketchers que j'ai découvert il y a quelques années l'initiative globale "one week, 100 people", qui a lieu tous les ans.
L'objectif est de dessiner 100 personnages en 5 jours (lundi à vendredi).
Ca a l'air simple, non ? En effet. Sauf que je n'arrivais jamais à dessiner un seul personnage en une semaine entière. Je ne dessine pas les gens en général et par ailleurs ma semaine de travail est trop chargée pour essayer de dessiner quelque chose que je préfère ne pas dessiner.
Pourtant, ces derniers mois, avec une volonté d'améliorer ma technique, j'ai pris l'habitude de dessiner une heure par jour de travail. Il s'est avéré qu'il est facile (et bien intéressant) de passer des minutes de cette heure à croquer des gens dans le métro, le train ou le bus pendant mes trajets aller et retour du travail. C'est en fait un cas de faire d'une pierre deux coups.
Armé d'un carnet Fabriano et de quelques crayons Staedtler, je suis parti à la chasse de sujets de dessin chaque matin et soir. Dessiner dans le métro et d'autres véhicules de transport public attirera sans doute des réactions de la part des usagers à proximité. Que ce soit une curiosité silencieuse, un compliment ou de l'indifférence, j'ai continué à empiler des têtes. A un moment, je me suis rendu compte que j'en avais rassemblé un tas en plusieurs semaines.
Voilà une collection de 100 d'entre eux.
Lesquels sont vos préférés ?
L'objectif est de dessiner 100 personnages en 5 jours (lundi à vendredi).
Ca a l'air simple, non ? En effet. Sauf que je n'arrivais jamais à dessiner un seul personnage en une semaine entière. Je ne dessine pas les gens en général et par ailleurs ma semaine de travail est trop chargée pour essayer de dessiner quelque chose que je préfère ne pas dessiner.
Pourtant, ces derniers mois, avec une volonté d'améliorer ma technique, j'ai pris l'habitude de dessiner une heure par jour de travail. Il s'est avéré qu'il est facile (et bien intéressant) de passer des minutes de cette heure à croquer des gens dans le métro, le train ou le bus pendant mes trajets aller et retour du travail. C'est en fait un cas de faire d'une pierre deux coups.
Armé d'un carnet Fabriano et de quelques crayons Staedtler, je suis parti à la chasse de sujets de dessin chaque matin et soir. Dessiner dans le métro et d'autres véhicules de transport public attirera sans doute des réactions de la part des usagers à proximité. Que ce soit une curiosité silencieuse, un compliment ou de l'indifférence, j'ai continué à empiler des têtes. A un moment, je me suis rendu compte que j'en avais rassemblé un tas en plusieurs semaines.
Voilà une collection de 100 d'entre eux.
Lesquels sont vos préférés ?
vendredi 19 juillet 2019
la lune
Tout ce que je voulais faire, c'était d'emmener mon artiste intérieur à un rendez-vous. Une opportunité de poser la matinée du lendemain s'est présentée, et je l'ai saisie. Je me suis décidé : nous allions à l'exposition LA LUNE : Du voyage réel aux voyages imaginaires au Grand Palais, à Paris. Je voulais vraiment voir cette exposition même si je ne savais pas à quoi m'attendre. Peut-être que les mots dans le titre qui m'évoquait de belles choses : la lune, le voyage, ce qui était imaginaire. Peut-être que c'était le bleu de l'affiche promotionnelle (oui, le bleu, c'est ma couleur préférée). Quelque soit la vraie motivation, je n'allais pas laisser passer l'occasion d'aller voir cette exhibition, qui se terminerait dans quatre jours.
Cette prise de décision s'est passée hier, et l'exposition se termine lundi.
Je me suis donc rendu au Grand Palais ce matin. Quelques moments après être entré dans le lieu d'exposition, j'ai découvert quelque chose en lisant le premier texte affichée. C'était l'anniversaire de la première marche sur la lune !
Certes, cet évènement historique a eu lieu le 21 juillet 1969 et on est seulement le 19 juillet 2019 aujourd'hui. Mais quand même !
Reconnaissant la coïncidence totale de ma visite, je suis allé célébrer l'histoire et apprécier l'amour de la lune dans l'exposition.
samedi 13 juillet 2019
aimer son dragon
Je ne connais pas grand-chose de Dragons ni de Game of Thrones, mais j'ai pris un certain goût aux dragons comme ils sont décrits dans le film Finding Joe.
Dans ce documentaire, le dragon sert de métaphore pour ces choses qui nous font peur. Partager ma vérité avec mes parents ou engager la conversation avec un inconnu en sont deux que je préfère actuellement. Pour certains, peut-être qu'il s'agit de parler devant une vingtaine de personnes. Pour d'autres, ça pourrait être l'idée de danser lors d'une fête alors que tout le monde est assis. Je ne pense pas que les choses qui font peur soient forcément des problèmes, à moins qu'on passe beaucoup de temps à y penser avant de les éviter au final.
Peut-être que donner beaucoup d'attention au dragon ‒ en y pensant et en l'évitant ‒ est un signe qu'on devrait l'affronter ?
Gay Hendricks, un psychologue qui apparaît dans Finding Joe, est d'un avis similaire. Il suggère qu'en affrontant le dragon, ou plus correctement 'son' dragon, on développe un plus grand sens de soi-même. Néanmoins, il pense qu'aimer son dragon est une approche plus efficace. Sans doute parce que, comme on le sait tous, l'amour est quelque chose de positif et de puissant.
Plutôt que d'affronter nos peurs, aimons nos dragons. Ce faisant, nous arriverons à nous aimer davantage.
mercredi 3 juillet 2019
en couleur
Un dimanche du mois dernier, je suis sorti de ma zone de confort comme jamais auparavant. Après cinq années constantes de persuasion subtile de la part de mes amis sketchers, j'ai fait mes premiers pas dans l'urban sketching en couleur.
Ce jour-là, j'ai rejoint plusieurs membres du groupe Urban Sketchers Paris sur le quai d'Austerlitz avec l'intention d'inaugurer la boîte d'aquarelle que mon collègue Purnima m'avait offerte. Même si j'ai apporté quelques pinceaux, qui m'avaient été aussi offerts, je ne savais vraiment pas par où commencer. En utilisant la technique qu'Anne m'a suggérée et le pinceau et le recipient d'eau que Blandine m'a prêtés, j'ai pu faire quelque chose de la vue du port de la Rapée.
J'ai mis un quart d'heure seulement à remplir la page au format A4, alors que ça m'aurait pris trois heures pour faire de même avec mon feutre noir !
A voir comment avance l'exploration de l'aquarelle ...
Ce jour-là, j'ai rejoint plusieurs membres du groupe Urban Sketchers Paris sur le quai d'Austerlitz avec l'intention d'inaugurer la boîte d'aquarelle que mon collègue Purnima m'avait offerte. Même si j'ai apporté quelques pinceaux, qui m'avaient été aussi offerts, je ne savais vraiment pas par où commencer. En utilisant la technique qu'Anne m'a suggérée et le pinceau et le recipient d'eau que Blandine m'a prêtés, j'ai pu faire quelque chose de la vue du port de la Rapée.
J'ai mis un quart d'heure seulement à remplir la page au format A4, alors que ça m'aurait pris trois heures pour faire de même avec mon feutre noir !
A voir comment avance l'exploration de l'aquarelle ...
samedi 15 juin 2019
l'art de dire bonjour (2)
Après être entré dans la zone où on se déchausse à la piscine du quartier dimanche dernier, j'ai dit bonjour à un monsieur en prenant place à côté de lui sur un banc. Le bonjour est sorti d'une manière spontanée ; je ne cherchais pas à sourire autant que je le fais lorsque je fais un effort délibéré de dire bonjour ou d'échanger avec quelqu'un. Aussitôt que j'ai commencé à me déchausser, j'ai senti sur moi le regard insistant de ce monsieur, comme s'il essayait d'attirer mon attention. J'ai donc regardé vers lui et effectivement, il donnait l'impression de me poser une question. Alors j'ai retiré mes écouteurs pour écouter ce qu'il avait à dire. "On se connaît ?" J'ai répondu que non. J'ai pu constater une expression d'étonnement sur son visage avant qu'elle cède la place à quelque chose de plus décontracté. Puis il a dit quelque chose que je n'ai pas pu comprendre. La seule chose que j'ai bien reconnue, c'était "C'est poli". J'ai souri, lui il a souri aussi, et je suis parti pour les vestiaires ‒ mais pas avant qu'on échange des "Bonne journée !"
Ah, le bon vieux bonjour. J'ai appris pendant ma vie en France qu'il est coutume de dire bonjour aux gens qu'on connaît plus ou moins ou de qui on a besoin d'obtenir une information ou autre chose. Mais jamais aux inconnus avec qui on n'a pas l'intention d'avoir une conversation. Je ne vais pas aller jusqu'à dire "C'est dommage", mais je dirai ceci : dire bonjour aux inconnus simplement dans l'intérêt de le dire peut être thérapeutique. Pour celui qui le donne ainsi que pour celui que le reçoit. Mais surtout celui qui le donne.
C'est sûrement pour cette raison que je compte donner des bonjours aux cinquante inconnus tous les jours à Paris pour le reste de l'année. A l'extérieur, à l'intérieur, dans le métro et presque n'importe où d'autre.
Plus je peux mettre de l'amour dans chaque bonjour, plus je peux guérir. Avec un peu de chance, celui qui reçoit le bonjour pourra guérir aussi.
Ah, le bon vieux bonjour. J'ai appris pendant ma vie en France qu'il est coutume de dire bonjour aux gens qu'on connaît plus ou moins ou de qui on a besoin d'obtenir une information ou autre chose. Mais jamais aux inconnus avec qui on n'a pas l'intention d'avoir une conversation. Je ne vais pas aller jusqu'à dire "C'est dommage", mais je dirai ceci : dire bonjour aux inconnus simplement dans l'intérêt de le dire peut être thérapeutique. Pour celui qui le donne ainsi que pour celui que le reçoit. Mais surtout celui qui le donne.
C'est sûrement pour cette raison que je compte donner des bonjours aux cinquante inconnus tous les jours à Paris pour le reste de l'année. A l'extérieur, à l'intérieur, dans le métro et presque n'importe où d'autre.
Plus je peux mettre de l'amour dans chaque bonjour, plus je peux guérir. Avec un peu de chance, celui qui reçoit le bonjour pourra guérir aussi.
mardi 28 mai 2019
les sacs des parisiennes (1)
Les femmes sont tellement porteuses de bons messages, et il faut les respecter ... les femmes et leurs messages.
Il y a quatre ans, j'ai eu une idée. Lorsqu'au cours de ma vie à Paris j'apercevais une femme portant un sac avec un message que je trouvais intéressant si pas important, j'irais lui demander si je pourrais le prendre en photo.
En trois mois, j'ai pris trois photos. Les trois années suivantes, rien. L'idée avait fini par se laisser enterrer.
Juste récemment, l'idée est ressortie. Curieusement. Peut-être savait-elle que j'étais enfin prêt à l'assumer.
Voilà une collection des sacs des Parisiennes.
Il y a quatre ans, j'ai eu une idée. Lorsqu'au cours de ma vie à Paris j'apercevais une femme portant un sac avec un message que je trouvais intéressant si pas important, j'irais lui demander si je pourrais le prendre en photo.
En trois mois, j'ai pris trois photos. Les trois années suivantes, rien. L'idée avait fini par se laisser enterrer.
Juste récemment, l'idée est ressortie. Curieusement. Peut-être savait-elle que j'étais enfin prêt à l'assumer.
Voilà une collection des sacs des Parisiennes.
mardi 30 avril 2019
flow
C'est en feuilletant des magazines dans la librairie WHSmith à Paris ‒ pour des images qui serviraient à un collage autobiographique ‒ que je suis tombé sur celui ci-dessous.
Ca ne m'a pas marqué à l'époque, car tout ce qui m'importait, c'était ce qui pourrait se trouver dans le magazine ‒ des images qui évoquaient les choses que je chérissais. Des choses comme l'aventure, le dessin, la nature, le voyage, le bien-être, et le reste. Mais comme j'ai découvert plus tard, la couverture elle-même résumait ces thèmes abstraits que je chérissais même plus, dans la même seule ligne qui apparaît en haut de chaque numéro.
J'étais aux nuages.
Ce n'était que même plus tard que je me suis rendu compte que le titre du magazine portait le nom d'un de mes livres préférés de tous les temps.
Ce qui est vraiment drôle, c'est que le livre "flow" ‒ dans sa présentation d'une approche pour atteindre le bonheur en transformant la vie en ensemble unifié d'expériences optimales ‒ encourage à célébrer la créativité, l'imperfection et les petits plaisirs de la vie.
Est-ce que ça pourrait être une coïncidence que magazine et livre s'appellent tous les deux "flow" ?
J'aimerais croire que non.
P. S. Le magazine n'a pas déçu ‒ il était rempli d'images merveilleuses. Ce que je n'attendais pas, c'était qu'il avait beaucoup d'autres choses intéressantes à voir, à lire, à jouer avec.
Ca ne m'a pas marqué à l'époque, car tout ce qui m'importait, c'était ce qui pourrait se trouver dans le magazine ‒ des images qui évoquaient les choses que je chérissais. Des choses comme l'aventure, le dessin, la nature, le voyage, le bien-être, et le reste. Mais comme j'ai découvert plus tard, la couverture elle-même résumait ces thèmes abstraits que je chérissais même plus, dans la même seule ligne qui apparaît en haut de chaque numéro.
CELEBRATING CREATIVITY, IMPERFECTION AND LIFE'S LITTLE PLEASURES
J'étais aux nuages.
Ce n'était que même plus tard que je me suis rendu compte que le titre du magazine portait le nom d'un de mes livres préférés de tous les temps.
Ce qui est vraiment drôle, c'est que le livre "flow" ‒ dans sa présentation d'une approche pour atteindre le bonheur en transformant la vie en ensemble unifié d'expériences optimales ‒ encourage à célébrer la créativité, l'imperfection et les petits plaisirs de la vie.
Est-ce que ça pourrait être une coïncidence que magazine et livre s'appellent tous les deux "flow" ?
J'aimerais croire que non.
P. S. Le magazine n'a pas déçu ‒ il était rempli d'images merveilleuses. Ce que je n'attendais pas, c'était qu'il avait beaucoup d'autres choses intéressantes à voir, à lire, à jouer avec.
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