This is survival of the fittest
This is do or die
This is the winner takes it all
So take it All, A-All, A-All, A-All
...
But I want you to doubt me, I don't want you to buh-lieve
Cause this is something that I must use to succeed
And if you don't like me then fuck you, self-esteem
Must be fuckin' shootin' through the roof cause trust me
My skin is too thick and bullet proof to touch me
I can see why the fuck I disgust you, I must be
Allergic to failure cause every time I come close to it I just sneeze
but I just go achoo then A-chieve!
‒ Eminem, "Survival"
Voilà la chanson que je kiffe en ce moment. En ce moment pour signifier le moment où je suis en train d'écrire ceci.
Aussi brillant qu'il est le clip ci-dessus, c'est plutôt de la chanson qu'il s'agit.
Elle est tellement lyrique, tellement agressive, tellement crue. Tellement Eminem. Et tellement comme "'Till I Collapse", ce qui compte d'ailleurs parmi mes préférés.
Et comme sur ce morceau-là, Eminem délivre un message clair sur "Survival", et celui-ci est similaire : face à l'adversité, on survit, voire on prospère, en se servant de la situation pour se surpasser. Alors que cette interprétation risque de ne pas être à la hauteur de la valeur de la chanson, il faut tout de même noter que l'adversité telle qu'elle est référencée ici se voit comme une nécessité, ou même comme une opportunité.
Et la vérité, c'est que beaucoup d'entre nous, si pas tous, tombent dans l'adversité de temps en temps. Perte d'emploi, rupture de relations, problèmes financiers, et ennuis de santé figurent parmi les cas les plus communs. Tandis que je ne suis pas à l'abri de ces genres d'adversité, celui dans lequel je me retrouve d'une manière plus durable résulte du sentiment que je ne trouve pas ma place en société. En gros, le sentiment d'être un misfit (marginal). Marginal par son point de vue, marginal par ses idées, marginal par ses intérêts. J'accepte que tout au fond de moi, c'est ça que je mourais d'envie d'être. Pas forcément marginal en soi, mais quelqu'un de différent. Spécial. Mais la pression de la société était telle que je me suis souvent contenté de parler et de me comporter de la même façon que la majorité des gens autour de moi. Et pour résultat, du conflit.
Cependant, malgré la pression externe et le conflit interne, le misfit en moi refuse de se taire. Il n'a jamais été complètement silencieux dans les moments durs du passé, je ne m'attends donc pas à ce qu'il le soit dans les évènements incertains de l'avenir. De plus, c'était en choisissant de nourrir ce misfit que j'ai pu donner de la vie à mes opérations. C'était en choisissant de nourrir ce misfit que j'ai pu éprouver une paix intérieure et une joie immense. C'était en choisissant de nourrir ce misfit que j'ai survécu assez bien et assez longtemps pour écrire ceci.
Alors, selon les mots d'Eminem, qui lui aussi se voit comme un misfit, c'est quelque chose que je dois utiliser pour réussir. Pour me surpasser.
Mais ce n'est pas que la "survival of the fittest", soit la loi du plus fort, comme le dit le refrain de "Survival".
C'est aussi la "survival of the misfit", soit la survie du marginal.
I used to be the type of kid that, would always think the sky is fallin'
Now I think the fact that I'm differently wired's awesome
‒ Eminem, "Legacy"
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