L'art, c'est ta voix,
Cette partie innée et naturelle chez toi.
L'art, c'est ton choix
De laisser ta vie reflèter cela qui est toi.
lundi 1 avril 2019
mardi 19 mars 2019
pourquoi j'aime paris (11)
Un samedi de janvier, j'ai accepté l'invitation d'Anne, une copine qui est également urban sketcher, à la retrouver dans l'église Saint-Etienne du Mont pour dessiner. Je n'avais jamais mis les pieds dans cette église à côté du Panthéon, et je n'en avais presque certainement pas entendu parler. Mais à mon arrivée, quelle vue à couper le souffle !
J'ai rejoint Anne dans le dernier rang face au balcon central et me suis mis à croquer la vue de devant. Mon objectif initial, c'était de me laisser aller un peu sans faire mes points de répère habituels sur la page et de saisir les proportions plus instinctivement. Ce que j'ai accompli. Après, le penchant pour le détail m'a rattrapé. Pendant que le dessin prenait forme, je m'y suis intéressé plus -- à un tel point que je suis retourné le lendemain au même emplacement pour garnir la double page de mon carnet de détails riches du sujet qui se présentait devant moi.
C'était tout mon premier croquis réalisé dans une église, et je suis content que ça se soit passé à Paris.
mardi 5 février 2019
fabuleux
We ask ourselves, who am I to be brilliant, gorgeous, talented, fabulous? Actually, who are you not to be? You are a child of God. Your playing small doesn't serve the world.
Nous nous posons la question : qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et fabuleux ? En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.
‒ Marianne Williamson
Il y a plusieurs années, je suis tombé sur un article de Steve Pavlina qui avait ceci à dire :
Mais il y a quelque chose de particulier dans "embracing your own fabulousness" (assumer ce qui est fabuleux chez soi) qui tape dans le mille.
Encore mieux, le mot "fabuleux" même.
Je prends.
fabuleux, euse [ fabylø, øz ] adj.
♦ COUR. Invraisemblable quoique réel. ⇒ étonnant, extraordinaire, fantastique, incroyable, prodigieux
♦ (INTENSIF) Énorme. ⇒ astronomique, colossal, exorbitant
♦ FAM. Hors du commun. ⇒ exceptionnel
Nous nous posons la question : qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et fabuleux ? En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.
‒ Marianne Williamson
Il y a plusieurs années, je suis tombé sur un article de Steve Pavlina qui avait ceci à dire :
A friend of mine, who seems pretty happy in his current career, calls this "embracing your own fabulousness." He said that people who are unhappy fail to recognize and embrace how fabulous they are, so they can’t express or share their fabulousness with others. I completely agree.C'est un super concept que je retrouve aussi dans des expressions comme "loving yourself" (s'aimer soi-même), "unique ability" (aptitudes uniques), "do more of what makes you awesome" (fais plus de ce qui te rend génial) et d'autres. Et je pense qu'elles sont toutes bonnes.
Un ami à moi, qui a l'air heureux dans sa carrière actuelle, appelle cela "assumer ce qui est fabuleux chez soi." Il dit que les gens qui sont malheureux n'arrivent pas à reconnaître ni à assumer ce qui est fabuleux chez eux, alors ils ne peuvent pas l'exprimer ni le partager avec les autres. Je suis complètement d'accord.
Mais il y a quelque chose de particulier dans "embracing your own fabulousness" (assumer ce qui est fabuleux chez soi) qui tape dans le mille.
Encore mieux, le mot "fabuleux" même.
Je prends.
fabuleux, euse [ fabylø, øz ] adj.
♦ COUR. Invraisemblable quoique réel. ⇒ étonnant, extraordinaire, fantastique, incroyable, prodigieux
♦ (INTENSIF) Énorme. ⇒ astronomique, colossal, exorbitant
♦ FAM. Hors du commun. ⇒ exceptionnel
samedi 26 janvier 2019
mon nez rouge (2)
Ça a pris presque trois ans, mais le nez rouge est enfin revenu.
Il fait actuellement plus froid que la matinée du 1 avril 2016, mais il est hors question de se décourager. Le temps n'est pas responsable.
Après cinq sorties du nez rouge cette année, avec des règles de jeu progressivement exigeantes, je ressens de moins en moins d'anxiété en mettant et en portant le nez. Je devrais me demander la raison de l'anxiété vu que les gens ont généralement l'air de se moquer de la façon dont on apparaît. Et s'ils semblent intrigués, il est très probable qu'ils finiront par ne rien dire. Pour la plupart, tout ce qu'on reçoit comme réaction, c'est un regard curieux, un sourire chaleureux ou un rire refoulé. Mais pas de parole, adressée à moi en tout cas. Parce que ‒ et vous le savez bien ‒ on ne parle pas aux inconnus auxquels on n'a aucune (bonne) raison de parler.
Porter le nez en public, c'est une expérience intéressante. Il y a bien un sentiment d'inconfort, mais il est loin de ressembler à quelque chose de troublant. Je ne ressens pas tout à fait de bonheur ni de tristesse. Même si je n'engage la conversation avec personne (pas encore au moins), j'ai l'esprit plus ouvert à l'environnement. Ce à moins que je ne sois pas en train de lire, parce qu'objectivement, porter un nez rouge ne change pas vraiment grand-chose ‒ c'est comme porter une paire de lunettes. Et le nez enlevé à la fin de l'expérience, il n'y a pas autant un ressenti de victoire ou de succès que de calme ‒ par rapport à la souffrance qui aurait été éprouvée si l'opportunité de porter le nez n'avait pas été saisie. C'est du genre "soit on y va, soit on n'y va pas." Le choix neutre, ça n'existe pas. Et il est bien trop tard de se dire "je n'avais pas conscience de ça, il n'était donc pas question de faire un choix."
Mais le plus grand changement que cette expérience entraîne semble être au niveau mental. La perception de ce qu'on se sent capable de faire et celle de ce qu'on pense du jugement que les autres ont de soi change. Pour le mieux. Autrement dit, on se sent plus libéré de notre pensée sur le regard des autres pour faire ce qu'on n'aurait pas osé faire précédemment.
Les gens, dans le métro ou dans la rue, ne sont qu'une et même chose : des inconnus. On s'habitue à eux plus ou moins rapidement. Ce sont plutôt les collègues au travail qui font grimper l'anxiété. Peut-être que c'est la peur de s'éloigner d'un rôle très confortable dans lequel ils ont l'habitude de me voir et la peur de présenter quelque chose d'anormal, quelque chose que les autres ne font pas. Oh non, qu'est-ce qu'ils en penseraient ? Jusqu'ici, tout va bien, ils ont l'air de le trouver amusant pour la plupart. Et tout ce temps je craignais le ridicule et la désapprobation. Suis-je bête !
Au-delà de la peur, j'essaie surtout d'honorer l'idée autour du nez rouge afin qu'elle ne se termine pas dans la poubelle comme d'autres avant elle. Il est temps que le refoulement cesse de prendre le dessus.
Honorer l'idée est essentiel vu la charge que l'idée porte. Premièrement, l'idée est la mienne. Deuxièmement, elle est peu conventionnelle. Troisièmement, il y a un aspect sentimental : le nez est venu de Corinne, professeur de théâtre extraordinaire, qui m'en a fait cadeau il y a quelques années et avec qui je l'ai porté en public pour la première fois en prenant le métro après un cours (et oui, j'adore aussi Corinne). Et dernièrement, le nez est rouge, donc ce qui ne rentre pas dans le moule, on le fait ressortir.
Voilà plusieurs réactions intéressantes que j'ai déjà eues :
1) Juste quelques secondes après avoir mis le nez en allant au travail, je suis tombé sur une dame.
Dame : C'est quoi ça ? ... C'est quoi ça ?
Moi : A votre avis ?
Dame : C'est parce qu'il fait froid ?
Moi : Non, j'aime ça !
Dame : Ah, ok !
2) En sortant d'une gare du RER, je me suis fait arrêter par un journaliste qui m'avait repéré quelque temps avant.
Journaliste : Vous portez ce nez rouge en réponse aux manifestations de gilets jaunes et en solidarité du mouvement (soi-disant pacifiste) de gilets rouges ?
Moi : Non, c'est personnel. C'est une expression personnelle.
Il a manifesté son soutien pour mon action, ce que j'ai apprécié.
3) Un collègue m'a rencontré devant les ascenseurs du rez-de-chaussée au travail.
Collègue : Alors, c'est quoi la punition ?
Moi : Non, c'est un embellissement !
4) Pendant que je suis assis dans le métro, une femme m'aperçoit et sourit. Je lui rends le sourire. Elle se faufile entre les gens qui nous séparent et vient me parler.
Femme : Les gens voient que ... ?
Moi : Ben je ne sais pas ce que les gens voient ... Je ne suis pas "les gens."
Femme : Et pourquoi ... ?
Moi : C'est juste un moyen d'expression.
Femme : Alors on voit ça et ça fait sourire.
Moi : Tant mieux ! Merci !
Elle était adorable. Et courageuse.
5) En attendant sur un quai de métro parmi une ligne de personnes, un métro arrive et il est rempli. Les portes s'ouvrent et je vois une femme à l'intérieur à côté d'un enfant, et elle me remarque. Souriante, elle fait signe à l'enfant pour qu'il regarde dans ma direction. Ce qu'il fait, et puis il sourit. Que faire d'autre ? Je lui souris également.
Il fait actuellement plus froid que la matinée du 1 avril 2016, mais il est hors question de se décourager. Le temps n'est pas responsable.
Après cinq sorties du nez rouge cette année, avec des règles de jeu progressivement exigeantes, je ressens de moins en moins d'anxiété en mettant et en portant le nez. Je devrais me demander la raison de l'anxiété vu que les gens ont généralement l'air de se moquer de la façon dont on apparaît. Et s'ils semblent intrigués, il est très probable qu'ils finiront par ne rien dire. Pour la plupart, tout ce qu'on reçoit comme réaction, c'est un regard curieux, un sourire chaleureux ou un rire refoulé. Mais pas de parole, adressée à moi en tout cas. Parce que ‒ et vous le savez bien ‒ on ne parle pas aux inconnus auxquels on n'a aucune (bonne) raison de parler.
Porter le nez en public, c'est une expérience intéressante. Il y a bien un sentiment d'inconfort, mais il est loin de ressembler à quelque chose de troublant. Je ne ressens pas tout à fait de bonheur ni de tristesse. Même si je n'engage la conversation avec personne (pas encore au moins), j'ai l'esprit plus ouvert à l'environnement. Ce à moins que je ne sois pas en train de lire, parce qu'objectivement, porter un nez rouge ne change pas vraiment grand-chose ‒ c'est comme porter une paire de lunettes. Et le nez enlevé à la fin de l'expérience, il n'y a pas autant un ressenti de victoire ou de succès que de calme ‒ par rapport à la souffrance qui aurait été éprouvée si l'opportunité de porter le nez n'avait pas été saisie. C'est du genre "soit on y va, soit on n'y va pas." Le choix neutre, ça n'existe pas. Et il est bien trop tard de se dire "je n'avais pas conscience de ça, il n'était donc pas question de faire un choix."
Mais le plus grand changement que cette expérience entraîne semble être au niveau mental. La perception de ce qu'on se sent capable de faire et celle de ce qu'on pense du jugement que les autres ont de soi change. Pour le mieux. Autrement dit, on se sent plus libéré de notre pensée sur le regard des autres pour faire ce qu'on n'aurait pas osé faire précédemment.
Les gens, dans le métro ou dans la rue, ne sont qu'une et même chose : des inconnus. On s'habitue à eux plus ou moins rapidement. Ce sont plutôt les collègues au travail qui font grimper l'anxiété. Peut-être que c'est la peur de s'éloigner d'un rôle très confortable dans lequel ils ont l'habitude de me voir et la peur de présenter quelque chose d'anormal, quelque chose que les autres ne font pas. Oh non, qu'est-ce qu'ils en penseraient ? Jusqu'ici, tout va bien, ils ont l'air de le trouver amusant pour la plupart. Et tout ce temps je craignais le ridicule et la désapprobation. Suis-je bête !
Au-delà de la peur, j'essaie surtout d'honorer l'idée autour du nez rouge afin qu'elle ne se termine pas dans la poubelle comme d'autres avant elle. Il est temps que le refoulement cesse de prendre le dessus.
Honorer l'idée est essentiel vu la charge que l'idée porte. Premièrement, l'idée est la mienne. Deuxièmement, elle est peu conventionnelle. Troisièmement, il y a un aspect sentimental : le nez est venu de Corinne, professeur de théâtre extraordinaire, qui m'en a fait cadeau il y a quelques années et avec qui je l'ai porté en public pour la première fois en prenant le métro après un cours (et oui, j'adore aussi Corinne). Et dernièrement, le nez est rouge, donc ce qui ne rentre pas dans le moule, on le fait ressortir.
Voilà plusieurs réactions intéressantes que j'ai déjà eues :
1) Juste quelques secondes après avoir mis le nez en allant au travail, je suis tombé sur une dame.
Dame : C'est quoi ça ? ... C'est quoi ça ?
Moi : A votre avis ?
Dame : C'est parce qu'il fait froid ?
Moi : Non, j'aime ça !
Dame : Ah, ok !
2) En sortant d'une gare du RER, je me suis fait arrêter par un journaliste qui m'avait repéré quelque temps avant.
Journaliste : Vous portez ce nez rouge en réponse aux manifestations de gilets jaunes et en solidarité du mouvement (soi-disant pacifiste) de gilets rouges ?
Moi : Non, c'est personnel. C'est une expression personnelle.
Il a manifesté son soutien pour mon action, ce que j'ai apprécié.
3) Un collègue m'a rencontré devant les ascenseurs du rez-de-chaussée au travail.
Collègue : Alors, c'est quoi la punition ?
Moi : Non, c'est un embellissement !
4) Pendant que je suis assis dans le métro, une femme m'aperçoit et sourit. Je lui rends le sourire. Elle se faufile entre les gens qui nous séparent et vient me parler.
Femme : Les gens voient que ... ?
Moi : Ben je ne sais pas ce que les gens voient ... Je ne suis pas "les gens."
Femme : Et pourquoi ... ?
Moi : C'est juste un moyen d'expression.
Femme : Alors on voit ça et ça fait sourire.
Moi : Tant mieux ! Merci !
Elle était adorable. Et courageuse.
5) En attendant sur un quai de métro parmi une ligne de personnes, un métro arrive et il est rempli. Les portes s'ouvrent et je vois une femme à l'intérieur à côté d'un enfant, et elle me remarque. Souriante, elle fait signe à l'enfant pour qu'il regarde dans ma direction. Ce qu'il fait, et puis il sourit. Que faire d'autre ? Je lui souris également.
vendredi 18 janvier 2019
amour et peur
Quand vous faites quelque chose que vous aimez assez, vous ne pensez vraiment pas à la peur.
Vous le faites, c'est tout. Il n'y a que de l'amour.
La prochaine fois que la peur surgit lorsque vous essayez d'atteindre un but qui vaut la peine selon vous, prenez un moment pour vous poser la question suivante :
Peut-être que c'est un but que je devrais aimer davantage ?
Le mieux, c'est quand vous aurez fini par aimer ce dont vous aviez initialement peur.
Fear for a linchpin is a clue that you're getting close to doing something important.
La peur pour un linchpin, ça indique que vous êtes près de faire quelque chose d'important.
‒ Seth Godin
Vous le faites, c'est tout. Il n'y a que de l'amour.
La prochaine fois que la peur surgit lorsque vous essayez d'atteindre un but qui vaut la peine selon vous, prenez un moment pour vous poser la question suivante :
Peut-être que c'est un but que je devrais aimer davantage ?
Le mieux, c'est quand vous aurez fini par aimer ce dont vous aviez initialement peur.
Fear for a linchpin is a clue that you're getting close to doing something important.
La peur pour un linchpin, ça indique que vous êtes près de faire quelque chose d'important.
‒ Seth Godin
jeudi 10 janvier 2019
ace yourself
Si on aime quelque chose, on l'accepte.
Si on aime quelque chose, on en prend soin.
Si on aime quelque chose, on l'exprime.
S'AIMER SOI-MÊME
mardi 1 janvier 2019
bonne année
jeudi 20 décembre 2018
on the streets of la butte aux cailles
Au mois d'octobre, lors des derniers jours de l'été indien, je suis parti à la redécouverte de la Butte aux Cailles. Une premiere sortie organisée par Marie-Christine avait suscité en moi l'envie d'explorer davantage ce quartier pittoresque et animé à travers mes yeux de sketcher.
Chaque samedi, pendant trois semaines consécutives, j'ai porté mon regard sur une rue du quartier qui avait retenu mon attention : Rue Buot pour sa pente montante et descendante et la vue qu'elle offrait sur l'église Sainte-Anne, Rue du Moulinet pour la fresque inspirée des jeux vidéo de mon enfance qu'arborait l'un de ses immeubles et Rue de la Butte aux Cailles pour ses bordures d'arbres et d'immeubles qui se présentaient en perspective depuis la place de la Commune de Paris.
Les sujets de dessin ne manquant pas dans ce quartier du 13ème arrondissement, je me vois bien arpenter encore ses rues à l'avenir, toujours avec mon carnet et mes feutres.
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| Rue Buot |
Chaque samedi, pendant trois semaines consécutives, j'ai porté mon regard sur une rue du quartier qui avait retenu mon attention : Rue Buot pour sa pente montante et descendante et la vue qu'elle offrait sur l'église Sainte-Anne, Rue du Moulinet pour la fresque inspirée des jeux vidéo de mon enfance qu'arborait l'un de ses immeubles et Rue de la Butte aux Cailles pour ses bordures d'arbres et d'immeubles qui se présentaient en perspective depuis la place de la Commune de Paris.
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| Rue du Moulinet |
Les sujets de dessin ne manquant pas dans ce quartier du 13ème arrondissement, je me vois bien arpenter encore ses rues à l'avenir, toujours avec mon carnet et mes feutres.
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| Rue de la Butte aux Cailles |
lundi 15 octobre 2018
outdoors at lunchtime in courbevoie
Après avoir fait connaissance de Stéphanie, une sketcheuse parisienne qui comme moi travaille à Courbevoie, j'ai sauté sur son invitation de passer des pauses déjeuner à dessiner ensemble dans "notre quartier".
Nos sorties nous ont amenés à découvrir des espaces verts qui embellissent notre cadre de travail dans la partie ouest de la ville. Ensemble, nous avons visité le square Henri Regnault et le parc du Millénaire, avant que je tente l'aventure en solo dans le parc Jacques Cartier.
De la fin du printemps jusqu'au début de l'automne, j'ai réussi à trouver des coins à l'ombre et à l'abri du monde pour achever trois croquis. Se retrouver à quelques pas du travail pendant l'heure du déjeuner pour croquer, ensemble ou seul, me permet non seulement d’oublier temporairement le travail, mais aussi d'apprécier un peu plus l'environnement qui m'entoure, où des gens prennent plaisir à jouer, à pique-niquer, ou tout simplement se reposer.
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| Square Henri Regnault |
Nos sorties nous ont amenés à découvrir des espaces verts qui embellissent notre cadre de travail dans la partie ouest de la ville. Ensemble, nous avons visité le square Henri Regnault et le parc du Millénaire, avant que je tente l'aventure en solo dans le parc Jacques Cartier.
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| Parc du Millénaire |
De la fin du printemps jusqu'au début de l'automne, j'ai réussi à trouver des coins à l'ombre et à l'abri du monde pour achever trois croquis. Se retrouver à quelques pas du travail pendant l'heure du déjeuner pour croquer, ensemble ou seul, me permet non seulement d’oublier temporairement le travail, mais aussi d'apprécier un peu plus l'environnement qui m'entoure, où des gens prennent plaisir à jouer, à pique-niquer, ou tout simplement se reposer.
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| Parc Jacques Cartier |
dimanche 22 mai 2016
pourquoi j'aime paris (10)
La date du 48ème Worldwide SketchCrawl était fixée pour le samedi 25 juillet 2015 et, comme pour les SketchCrawls précédents, le groupe Paris Sketchers avait l'intention de faire quelque chose de grand. Se joignant à des groupes de sketchers qui participaient dans plus de soixante villes du monde entier, une trentaine d'entre nous se sont rassemblés à Paris pour passer une journée à dessiner dans un lieu choisi. Ce lieu, c'était le Parc Floral, l'un des quatre jardins formant le Jardin botanique de Paris, au sud-est de Paris. Deux semaines avant l'événement, j'étais allé y faire un repérage avec Agnès, Blandine, Valie et Estelle pour trouver des endroits où nous pourrions nous rencontrer, déjeuner et nous désaltérer le jour de l'évènement. On savait alors qu'Agnès, qui menait l'effort d'organiser le SketchCrawl pour Paris Sketchers, ne serait pas là le jour J. En tant que co-modérateur du groupe avec elle, j'ai décidé de prendre le relais en son absence. En réalité, tout ce que j'avais à faire, c'était d'annoncer le programme déjà parfait sur notre site Web, ainsi que sur le forum de discussion en ligne de la communauté SketchCrawl. Pourtant, j'ai hésité parce que le site des prévisions météo ne pouvait pas garantir une journée sans pluie avec autant de jours d'avance. Les chances de pluie étaient faibles mais je me suis quand même tracassé. Nous n'avions pas un autre endroit où aller en cas de mauvais temps. Et cela n'aidait pas que la large majorité des espaces du parc étaient à l'extérieur (à savoir : sans toit). Au pire des cas, la quarantaine d'entre nous passeraient la journée dans les deux restaurants du parc et les quelques bâtiments qui abritaient des bonsaïs. Moyennement à l'aise avec cette idée, je suis allé publier le programme en ligne. Pour reprendre les mots de Seth Godin, j'avais "shippé", c'est-à-dire, j'avais passé à l'acte.
J'ai commencé la journée du SketchCrawl assez inquiet pour le déroulement de l'évènement, dû au vent fort et aux averses qui m'ont réveillé vers 6 heures et qui dureraient jusqu'à ce que le froid vienne. On se trouvait peut-être au milieu de l'été, mais ça ne sentait pas trop l'été ce matin-là. Sans me décourager, je me suis préparé physiquement et mentalement à me rendre au Parc Floral. C'était super de prendre un bus qui y allait directement depuis mon quartier ‒ la deuxième fois en trois SketchCrawls consécutifs que j'avais pu faire cela. Encore mieux, le trajet était court ; il n'a duré que dix minutes.
Il était vers 9 heures et demie quand je suis arrivé à l'entrée du parc. J'ai passé les portes et attendu tout près jusqu'à 10 heures avant d'avancer plus (10 heures parce que c'était l'heure du premier rendez-vous, dans un restaurant du parc qui s'appelait le Bosquet). Quelques minutes plus tard, Pierre et Annie, la dernière venant d'arriver de Rouen, sont entrés dans le parc. Je suis allé les saluer, rencontrant officiellement Annie, qui j'avais vue lors d'un SketchCrawl à la Cité des sciences et de l'industrie l'année précédente. J'avais déjà rencontré Pierre, aussi pendant un SketchCrawl. Par ailleurs, je l'avais aperçu un quart d'heure auparavant dans le café où nous nous retrouverions en fin d'après-midi.
Nous avons tous les trois avons marché vers le Bosquet sur un chemin battu encadré par une végétation luxuriante. A l'arrivée, nous nous sommes installés à une table à l'intérieur. Un quart d'heure après, nous étions sept. Un autre quart d'heure après, nous étions neuf. Et pendant tout ce temps, le soleil est devenu de plus en plus présent, à la joie de tous. Ravi, j'ai publié un message en ligne via mon smartphone pour tenter de rassurer ceux qui se trouvaient indécis. Je ne sais pas si ça a payé, mais le soleil brillerait fort le reste de la journée. Comme si on était en été.
Après avoir pris un café, la plupart des gens sont partis dans différents coins du parc à la recherche de quelque chose à dessiner. Moi, je suis resté au restaurant pour accueillir ceux qui allaient arriver, passant le temps sur le croquis ci-dessous. C'est une vue de l'extérieur depuis l'entrée centrale du restaurant. Heureusement, je l'ai achevé avant l'heure du déjeuner.
Nous nous sommes réunis au Bosquet à 13 heures. Nous étions une bonne vingtaine en nombre, et le soleil était bien présent. La plupart des gens se sont assis à table sur la terrasse en plein air, tandis que quelques personnes ont fait un pique-nique sur la pelouse juste à côté. Au cours du déjeuner, tout le monde a naturellement pris le temps de bavarder un peu et certains ont même montré les dessins qu'ils ont réalisés de la journée jour jusque-là. C'était agréable à voir.
Nous sommes tous partis du restaurant à peu près au même moment, vers 14 heures. Alors que le reste du groupe s'est dispersé pour croquer davantage, je suis resté. J'avais une autre idée : pourquoi ne pas aller photographier les autres sketchers en plein travail ? Le parc étant si grand (trente hectares), j'ai passé trois heures sans avoir tout vu ‒ et je n'ai pas pu trouver chaque membre du groupe. Je me doutais que certains faisaient partie du public dans l'Espace Delta, où Imani Winds se produisait à l'occasion du Paris Jazz Festival, et que d'autres étaient dans les parties les plus reculées du parc qui avaient l'air forestier. Quant à quelques "non-rencontres", il n'y avait juste pas de chance ; nous étions bien au même endroit, mais pas là ensemble au même moment.
Malgré ce revers, j'ai su me servir des photos que j'ai pu prendre.
Le dernier rendez-vous était fixé à 17 heures au Drapeau, le café situé en face de l'entrée principale du château de Vincennes et à cinq minutes environ au nord du parc. Quelques sketchers y étaient déjà installés et d'autres les ont rejoints peu à peu. Je comptais parmi les retardataires ‒ de 20 to 30 minutes ‒ et quelques-uns sont arrivés encore plus tard que moi. Pendant deux heures dans une atmosphère conviviale, les gens ont partagé leurs carnets et parlé de presque tout, du matériel aux techniques en passant par le SketchCrawl même.
En tout, il y avait environ 35 personnes qui ont participé au SketchCrawl, dans son intégralité ou en partie. Et compte tenu de l'état d'esprit dans lequel j'étais avant l'évènement, j'étais très content qu'il se soit bien déroulé, du début jusqu'à la fin.
UPDATE
Lundi dernier, le 16 mai 2016, j'ai organisé une autre sortie Paris Sketchers au Parc Floral. Ce n'était pas pour un SketchCrawl ; c'était le lundi de Pentecôte (un jour férié en France, mais pas pour tous), j'étais en congé et j'avais simplement eu l'idée de retourner au parc ‒ avant que le festival de jazz commence et que, par conséquent, l'entrée devienne payante ‒ pour faire autre chose que de prendre des photos. Autre chose comme dessiner, et ce toute la journée (comme dans un SketchCrawl). Heureusement, ça plaisait à d'autres sketchers (une vingtaine) et ils sont venus s'amuser.
Voilà mes dessins de la journée :
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| Plan du Parc Floral |
J'ai commencé la journée du SketchCrawl assez inquiet pour le déroulement de l'évènement, dû au vent fort et aux averses qui m'ont réveillé vers 6 heures et qui dureraient jusqu'à ce que le froid vienne. On se trouvait peut-être au milieu de l'été, mais ça ne sentait pas trop l'été ce matin-là. Sans me décourager, je me suis préparé physiquement et mentalement à me rendre au Parc Floral. C'était super de prendre un bus qui y allait directement depuis mon quartier ‒ la deuxième fois en trois SketchCrawls consécutifs que j'avais pu faire cela. Encore mieux, le trajet était court ; il n'a duré que dix minutes.
Il était vers 9 heures et demie quand je suis arrivé à l'entrée du parc. J'ai passé les portes et attendu tout près jusqu'à 10 heures avant d'avancer plus (10 heures parce que c'était l'heure du premier rendez-vous, dans un restaurant du parc qui s'appelait le Bosquet). Quelques minutes plus tard, Pierre et Annie, la dernière venant d'arriver de Rouen, sont entrés dans le parc. Je suis allé les saluer, rencontrant officiellement Annie, qui j'avais vue lors d'un SketchCrawl à la Cité des sciences et de l'industrie l'année précédente. J'avais déjà rencontré Pierre, aussi pendant un SketchCrawl. Par ailleurs, je l'avais aperçu un quart d'heure auparavant dans le café où nous nous retrouverions en fin d'après-midi.
Nous avons tous les trois avons marché vers le Bosquet sur un chemin battu encadré par une végétation luxuriante. A l'arrivée, nous nous sommes installés à une table à l'intérieur. Un quart d'heure après, nous étions sept. Un autre quart d'heure après, nous étions neuf. Et pendant tout ce temps, le soleil est devenu de plus en plus présent, à la joie de tous. Ravi, j'ai publié un message en ligne via mon smartphone pour tenter de rassurer ceux qui se trouvaient indécis. Je ne sais pas si ça a payé, mais le soleil brillerait fort le reste de la journée. Comme si on était en été.
Après avoir pris un café, la plupart des gens sont partis dans différents coins du parc à la recherche de quelque chose à dessiner. Moi, je suis resté au restaurant pour accueillir ceux qui allaient arriver, passant le temps sur le croquis ci-dessous. C'est une vue de l'extérieur depuis l'entrée centrale du restaurant. Heureusement, je l'ai achevé avant l'heure du déjeuner.
Nous nous sommes réunis au Bosquet à 13 heures. Nous étions une bonne vingtaine en nombre, et le soleil était bien présent. La plupart des gens se sont assis à table sur la terrasse en plein air, tandis que quelques personnes ont fait un pique-nique sur la pelouse juste à côté. Au cours du déjeuner, tout le monde a naturellement pris le temps de bavarder un peu et certains ont même montré les dessins qu'ils ont réalisés de la journée jour jusque-là. C'était agréable à voir.
Nous sommes tous partis du restaurant à peu près au même moment, vers 14 heures. Alors que le reste du groupe s'est dispersé pour croquer davantage, je suis resté. J'avais une autre idée : pourquoi ne pas aller photographier les autres sketchers en plein travail ? Le parc étant si grand (trente hectares), j'ai passé trois heures sans avoir tout vu ‒ et je n'ai pas pu trouver chaque membre du groupe. Je me doutais que certains faisaient partie du public dans l'Espace Delta, où Imani Winds se produisait à l'occasion du Paris Jazz Festival, et que d'autres étaient dans les parties les plus reculées du parc qui avaient l'air forestier. Quant à quelques "non-rencontres", il n'y avait juste pas de chance ; nous étions bien au même endroit, mais pas là ensemble au même moment.
Malgré ce revers, j'ai su me servir des photos que j'ai pu prendre.
Le dernier rendez-vous était fixé à 17 heures au Drapeau, le café situé en face de l'entrée principale du château de Vincennes et à cinq minutes environ au nord du parc. Quelques sketchers y étaient déjà installés et d'autres les ont rejoints peu à peu. Je comptais parmi les retardataires ‒ de 20 to 30 minutes ‒ et quelques-uns sont arrivés encore plus tard que moi. Pendant deux heures dans une atmosphère conviviale, les gens ont partagé leurs carnets et parlé de presque tout, du matériel aux techniques en passant par le SketchCrawl même.
En tout, il y avait environ 35 personnes qui ont participé au SketchCrawl, dans son intégralité ou en partie. Et compte tenu de l'état d'esprit dans lequel j'étais avant l'évènement, j'étais très content qu'il se soit bien déroulé, du début jusqu'à la fin.
UPDATE
Lundi dernier, le 16 mai 2016, j'ai organisé une autre sortie Paris Sketchers au Parc Floral. Ce n'était pas pour un SketchCrawl ; c'était le lundi de Pentecôte (un jour férié en France, mais pas pour tous), j'étais en congé et j'avais simplement eu l'idée de retourner au parc ‒ avant que le festival de jazz commence et que, par conséquent, l'entrée devienne payante ‒ pour faire autre chose que de prendre des photos. Autre chose comme dessiner, et ce toute la journée (comme dans un SketchCrawl). Heureusement, ça plaisait à d'autres sketchers (une vingtaine) et ils sont venus s'amuser.
Voilà mes dessins de la journée :
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| Espace Delta |
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| Fontaine monumentale |
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