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mardi 14 juillet 2020
bonne fête nationale
Il y a treize ans, quand je suis allé à la tour Eiffel à l'occasion de la fête nationale pour la première fois, je n'ai jamais pensé que ce serait la dernière (à ce jour).
Pourtant, c'était une expérience mémorable.
La journée a été mémorable jusque-là, comme j'avais passé la matinée avec Alexandre et beaucoup d'autres le long des Champs Elysées à voir le défilé militaire, pendant lequel j'ai eu un aperçu d'un Nicolas Sarkozy saluant la foule d'un geste de la main depuis la voiture présidentielle lors de son passage.
Le soir a offert une occasion de se détendre, après avoir bataillé pour pouvoir voir des chars et des avions de combat.
Je suis allé rejoindre Chi-Yang et ses amis sur le Champ de Mars, où un pique-nique festif géant se déroulait. De loin, près de l'Ecole Militaire, des musiciens comme Nelly Furtado, Stanislas et Michel Polnareff se sont produits à tour de rôle sur une grande scène qui avait été montée.
Et puis le spectacle pyrotechnique a commencé. Pendant que je prenais des photos, la chanson "La Valse d'Amélie", de la bande originale de "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain", est passée, et je me suis ému. "Je connais cette chanson !", ai-je clamé, à qui voulait l'entendre. Etant arrivé en France seulement cinq mois plus tôt, j'ai senti à ce moment-là un peu plus français.
mardi 19 mars 2019
pourquoi j'aime paris (11)
Un samedi de janvier, j'ai accepté l'invitation d'Anne, une copine qui est également urban sketcher, à la retrouver dans l'église Saint-Etienne du Mont pour dessiner. Je n'avais jamais mis les pieds dans cette église à côté du Panthéon, et je n'en avais presque certainement pas entendu parler. Mais à mon arrivée, quelle vue à couper le souffle !
J'ai rejoint Anne dans le dernier rang face au balcon central et me suis mis à croquer la vue de devant. Mon objectif initial, c'était de me laisser aller un peu sans faire mes points de répère habituels sur la page et de saisir les proportions plus instinctivement. Ce que j'ai accompli. Après, le penchant pour le détail m'a rattrapé. Pendant que le dessin prenait forme, je m'y suis intéressé plus -- à un tel point que je suis retourné le lendemain au même emplacement pour garnir la double page de mon carnet de détails riches du sujet qui se présentait devant moi.
C'était tout mon premier croquis réalisé dans une église, et je suis content que ça se soit passé à Paris.
dimanche 22 mai 2016
pourquoi j'aime paris (10)
La date du 48ème Worldwide SketchCrawl était fixée pour le samedi 25 juillet 2015 et, comme pour les SketchCrawls précédents, le groupe Paris Sketchers avait l'intention de faire quelque chose de grand. Se joignant à des groupes de sketchers qui participaient dans plus de soixante villes du monde entier, une trentaine d'entre nous se sont rassemblés à Paris pour passer une journée à dessiner dans un lieu choisi. Ce lieu, c'était le Parc Floral, l'un des quatre jardins formant le Jardin botanique de Paris, au sud-est de Paris. Deux semaines avant l'événement, j'étais allé y faire un repérage avec Agnès, Blandine, Valie et Estelle pour trouver des endroits où nous pourrions nous rencontrer, déjeuner et nous désaltérer le jour de l'évènement. On savait alors qu'Agnès, qui menait l'effort d'organiser le SketchCrawl pour Paris Sketchers, ne serait pas là le jour J. En tant que co-modérateur du groupe avec elle, j'ai décidé de prendre le relais en son absence. En réalité, tout ce que j'avais à faire, c'était d'annoncer le programme déjà parfait sur notre site Web, ainsi que sur le forum de discussion en ligne de la communauté SketchCrawl. Pourtant, j'ai hésité parce que le site des prévisions météo ne pouvait pas garantir une journée sans pluie avec autant de jours d'avance. Les chances de pluie étaient faibles mais je me suis quand même tracassé. Nous n'avions pas un autre endroit où aller en cas de mauvais temps. Et cela n'aidait pas que la large majorité des espaces du parc étaient à l'extérieur (à savoir : sans toit). Au pire des cas, la quarantaine d'entre nous passeraient la journée dans les deux restaurants du parc et les quelques bâtiments qui abritaient des bonsaïs. Moyennement à l'aise avec cette idée, je suis allé publier le programme en ligne. Pour reprendre les mots de Seth Godin, j'avais "shippé", c'est-à-dire, j'avais passé à l'acte.
J'ai commencé la journée du SketchCrawl assez inquiet pour le déroulement de l'évènement, dû au vent fort et aux averses qui m'ont réveillé vers 6 heures et qui dureraient jusqu'à ce que le froid vienne. On se trouvait peut-être au milieu de l'été, mais ça ne sentait pas trop l'été ce matin-là. Sans me décourager, je me suis préparé physiquement et mentalement à me rendre au Parc Floral. C'était super de prendre un bus qui y allait directement depuis mon quartier ‒ la deuxième fois en trois SketchCrawls consécutifs que j'avais pu faire cela. Encore mieux, le trajet était court ; il n'a duré que dix minutes.
Il était vers 9 heures et demie quand je suis arrivé à l'entrée du parc. J'ai passé les portes et attendu tout près jusqu'à 10 heures avant d'avancer plus (10 heures parce que c'était l'heure du premier rendez-vous, dans un restaurant du parc qui s'appelait le Bosquet). Quelques minutes plus tard, Pierre et Annie, la dernière venant d'arriver de Rouen, sont entrés dans le parc. Je suis allé les saluer, rencontrant officiellement Annie, qui j'avais vue lors d'un SketchCrawl à la Cité des sciences et de l'industrie l'année précédente. J'avais déjà rencontré Pierre, aussi pendant un SketchCrawl. Par ailleurs, je l'avais aperçu un quart d'heure auparavant dans le café où nous nous retrouverions en fin d'après-midi.
Nous avons tous les trois avons marché vers le Bosquet sur un chemin battu encadré par une végétation luxuriante. A l'arrivée, nous nous sommes installés à une table à l'intérieur. Un quart d'heure après, nous étions sept. Un autre quart d'heure après, nous étions neuf. Et pendant tout ce temps, le soleil est devenu de plus en plus présent, à la joie de tous. Ravi, j'ai publié un message en ligne via mon smartphone pour tenter de rassurer ceux qui se trouvaient indécis. Je ne sais pas si ça a payé, mais le soleil brillerait fort le reste de la journée. Comme si on était en été.
Après avoir pris un café, la plupart des gens sont partis dans différents coins du parc à la recherche de quelque chose à dessiner. Moi, je suis resté au restaurant pour accueillir ceux qui allaient arriver, passant le temps sur le croquis ci-dessous. C'est une vue de l'extérieur depuis l'entrée centrale du restaurant. Heureusement, je l'ai achevé avant l'heure du déjeuner.
Nous nous sommes réunis au Bosquet à 13 heures. Nous étions une bonne vingtaine en nombre, et le soleil était bien présent. La plupart des gens se sont assis à table sur la terrasse en plein air, tandis que quelques personnes ont fait un pique-nique sur la pelouse juste à côté. Au cours du déjeuner, tout le monde a naturellement pris le temps de bavarder un peu et certains ont même montré les dessins qu'ils ont réalisés de la journée jour jusque-là. C'était agréable à voir.
Nous sommes tous partis du restaurant à peu près au même moment, vers 14 heures. Alors que le reste du groupe s'est dispersé pour croquer davantage, je suis resté. J'avais une autre idée : pourquoi ne pas aller photographier les autres sketchers en plein travail ? Le parc étant si grand (trente hectares), j'ai passé trois heures sans avoir tout vu ‒ et je n'ai pas pu trouver chaque membre du groupe. Je me doutais que certains faisaient partie du public dans l'Espace Delta, où Imani Winds se produisait à l'occasion du Paris Jazz Festival, et que d'autres étaient dans les parties les plus reculées du parc qui avaient l'air forestier. Quant à quelques "non-rencontres", il n'y avait juste pas de chance ; nous étions bien au même endroit, mais pas là ensemble au même moment.
Malgré ce revers, j'ai su me servir des photos que j'ai pu prendre.
Le dernier rendez-vous était fixé à 17 heures au Drapeau, le café situé en face de l'entrée principale du château de Vincennes et à cinq minutes environ au nord du parc. Quelques sketchers y étaient déjà installés et d'autres les ont rejoints peu à peu. Je comptais parmi les retardataires ‒ de 20 to 30 minutes ‒ et quelques-uns sont arrivés encore plus tard que moi. Pendant deux heures dans une atmosphère conviviale, les gens ont partagé leurs carnets et parlé de presque tout, du matériel aux techniques en passant par le SketchCrawl même.
En tout, il y avait environ 35 personnes qui ont participé au SketchCrawl, dans son intégralité ou en partie. Et compte tenu de l'état d'esprit dans lequel j'étais avant l'évènement, j'étais très content qu'il se soit bien déroulé, du début jusqu'à la fin.
UPDATE
Lundi dernier, le 16 mai 2016, j'ai organisé une autre sortie Paris Sketchers au Parc Floral. Ce n'était pas pour un SketchCrawl ; c'était le lundi de Pentecôte (un jour férié en France, mais pas pour tous), j'étais en congé et j'avais simplement eu l'idée de retourner au parc ‒ avant que le festival de jazz commence et que, par conséquent, l'entrée devienne payante ‒ pour faire autre chose que de prendre des photos. Autre chose comme dessiner, et ce toute la journée (comme dans un SketchCrawl). Heureusement, ça plaisait à d'autres sketchers (une vingtaine) et ils sont venus s'amuser.
Voilà mes dessins de la journée :
![]() |
| Plan du Parc Floral |
J'ai commencé la journée du SketchCrawl assez inquiet pour le déroulement de l'évènement, dû au vent fort et aux averses qui m'ont réveillé vers 6 heures et qui dureraient jusqu'à ce que le froid vienne. On se trouvait peut-être au milieu de l'été, mais ça ne sentait pas trop l'été ce matin-là. Sans me décourager, je me suis préparé physiquement et mentalement à me rendre au Parc Floral. C'était super de prendre un bus qui y allait directement depuis mon quartier ‒ la deuxième fois en trois SketchCrawls consécutifs que j'avais pu faire cela. Encore mieux, le trajet était court ; il n'a duré que dix minutes.
Il était vers 9 heures et demie quand je suis arrivé à l'entrée du parc. J'ai passé les portes et attendu tout près jusqu'à 10 heures avant d'avancer plus (10 heures parce que c'était l'heure du premier rendez-vous, dans un restaurant du parc qui s'appelait le Bosquet). Quelques minutes plus tard, Pierre et Annie, la dernière venant d'arriver de Rouen, sont entrés dans le parc. Je suis allé les saluer, rencontrant officiellement Annie, qui j'avais vue lors d'un SketchCrawl à la Cité des sciences et de l'industrie l'année précédente. J'avais déjà rencontré Pierre, aussi pendant un SketchCrawl. Par ailleurs, je l'avais aperçu un quart d'heure auparavant dans le café où nous nous retrouverions en fin d'après-midi.
Nous avons tous les trois avons marché vers le Bosquet sur un chemin battu encadré par une végétation luxuriante. A l'arrivée, nous nous sommes installés à une table à l'intérieur. Un quart d'heure après, nous étions sept. Un autre quart d'heure après, nous étions neuf. Et pendant tout ce temps, le soleil est devenu de plus en plus présent, à la joie de tous. Ravi, j'ai publié un message en ligne via mon smartphone pour tenter de rassurer ceux qui se trouvaient indécis. Je ne sais pas si ça a payé, mais le soleil brillerait fort le reste de la journée. Comme si on était en été.
Après avoir pris un café, la plupart des gens sont partis dans différents coins du parc à la recherche de quelque chose à dessiner. Moi, je suis resté au restaurant pour accueillir ceux qui allaient arriver, passant le temps sur le croquis ci-dessous. C'est une vue de l'extérieur depuis l'entrée centrale du restaurant. Heureusement, je l'ai achevé avant l'heure du déjeuner.
Nous nous sommes réunis au Bosquet à 13 heures. Nous étions une bonne vingtaine en nombre, et le soleil était bien présent. La plupart des gens se sont assis à table sur la terrasse en plein air, tandis que quelques personnes ont fait un pique-nique sur la pelouse juste à côté. Au cours du déjeuner, tout le monde a naturellement pris le temps de bavarder un peu et certains ont même montré les dessins qu'ils ont réalisés de la journée jour jusque-là. C'était agréable à voir.
Nous sommes tous partis du restaurant à peu près au même moment, vers 14 heures. Alors que le reste du groupe s'est dispersé pour croquer davantage, je suis resté. J'avais une autre idée : pourquoi ne pas aller photographier les autres sketchers en plein travail ? Le parc étant si grand (trente hectares), j'ai passé trois heures sans avoir tout vu ‒ et je n'ai pas pu trouver chaque membre du groupe. Je me doutais que certains faisaient partie du public dans l'Espace Delta, où Imani Winds se produisait à l'occasion du Paris Jazz Festival, et que d'autres étaient dans les parties les plus reculées du parc qui avaient l'air forestier. Quant à quelques "non-rencontres", il n'y avait juste pas de chance ; nous étions bien au même endroit, mais pas là ensemble au même moment.
Malgré ce revers, j'ai su me servir des photos que j'ai pu prendre.
Le dernier rendez-vous était fixé à 17 heures au Drapeau, le café situé en face de l'entrée principale du château de Vincennes et à cinq minutes environ au nord du parc. Quelques sketchers y étaient déjà installés et d'autres les ont rejoints peu à peu. Je comptais parmi les retardataires ‒ de 20 to 30 minutes ‒ et quelques-uns sont arrivés encore plus tard que moi. Pendant deux heures dans une atmosphère conviviale, les gens ont partagé leurs carnets et parlé de presque tout, du matériel aux techniques en passant par le SketchCrawl même.
En tout, il y avait environ 35 personnes qui ont participé au SketchCrawl, dans son intégralité ou en partie. Et compte tenu de l'état d'esprit dans lequel j'étais avant l'évènement, j'étais très content qu'il se soit bien déroulé, du début jusqu'à la fin.
UPDATE
Lundi dernier, le 16 mai 2016, j'ai organisé une autre sortie Paris Sketchers au Parc Floral. Ce n'était pas pour un SketchCrawl ; c'était le lundi de Pentecôte (un jour férié en France, mais pas pour tous), j'étais en congé et j'avais simplement eu l'idée de retourner au parc ‒ avant que le festival de jazz commence et que, par conséquent, l'entrée devienne payante ‒ pour faire autre chose que de prendre des photos. Autre chose comme dessiner, et ce toute la journée (comme dans un SketchCrawl). Heureusement, ça plaisait à d'autres sketchers (une vingtaine) et ils sont venus s'amuser.
Voilà mes dessins de la journée :
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| Espace Delta |
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| Fontaine monumentale |
mardi 30 juin 2015
pourquoi j'aime paris (9)
Le mardi 7 avril 2015, peu après 9h, j'ai rejoint d'autres Paris Sketchers devant Shakespeare and Company, la célèbre librairie anglaise sur la rive gauche de la Seine, à Paris. Brigitte avait organisé une séance de croquis exclusive dans la librairie, à commencer une heure avant que celle-ci soit ouverte au public et notamment aux touristes. C'était un évènement que je ne pouvais pas rater, surtout parce que j'avais personnellement tenté presque un an plus tôt d'avoir l'autorisation d'y dessiner en groupe. Je n'étais pas allé très loin dans ma démarche, à cause des complications liées à la présence d'une douzaine de personnes dessinant dans un lieu commercial qui était aussi singulier, assez confiné et souvent rempli, avec les visiteurs plus nombreux que les clients. Heureusement, Brigitte, qui était récemment devenue une Paris Sketcher, a décidé de relever le défi toute seule, comme si c'était une chose naturelle à faire et sans connaissance de mes efforts précédents. Et c'était un défi qu'elle a surmonté avec enthousiasme.
Le simple fait de marcher vers la librairie ce matin-là, depuis la station de métro Cité et à travers la Seine en passant par Notre-Dame, était super. Certainement, la demi-journée de congé que j'avais posée au travail y était pour beaucoup. En plus, il y avait le vieux mais agréable sentiment d'être en plein coeur de Paris. Même si ça faisait huit ans que je vis à Paris, je peux me réjouir de l'idée de redécouvrir une partie populaire de la ville. Comme un touriste.
Ce qui était encore plus super, c'était de retrouver la dizaine de sketchers qui étaient arrivés à l'heure devant la librairie. Brigitte, Sophie, Martine, Marion, Blandine, Béatrice, Gu, Claire, Joelle et Constance, que j'ai rencontrée pour la première fois. J'ai trouvé le moment spécial, comme si nous allions faire partie d'une mission secrète. Peu de temps après, la librairie était ouverte et nous y sommes entrés en file. Eriko est arrivée juste à temps, avant que la porte soit refermée. Je me suis demandé si les retardataires y seraient acceptés. Puis, mon attention s'est fixée sur ce qui se passait dans la salle.
Nous avons reçu un accueil chaleureux de la part de Camille, une employée de la librairie et notre contact pour la journée (qui, dans l'heure qui a suivi, viendrait nous offrir du café ‒ sympa !!!), avant d'aller visiter les pièces et les couloirs des deux étages à la recherche de quelque chose qui valait la peine d'être croqué.
Moi, j'ai commencé dans une pièce à l'étage dont la plupart des murs étaient bordés d'étagères pleines de livres, de livres et encore de livres. Une porte menant à une pièce assez cachée et une fenêtre donnant sur Notre-Dame complétaient le décor des murs. Plusieurs sketchers, notamment Blandine, Martine et Constance, y étaient déjà installées et bavardaient entre elles tout en dessinant. J'ai vu une place vide sur un long banc et m'y suis assis.
Ce n'était que lorsque j'avais fini ‒ vers 10h ‒ que je me suis rendu compte qu'il aurait fallu passer la première heure privée de visiteurs au rez-de-chaussée, qui avait tendance à attirer plus de gens car tout le monde passait par là. C'était là d'ailleurs où se situaient les caisses. Essayant de rattraper l'opportunité perdue, je me suis descendu rapidement. Même si la librairie était déjà ouverte au public, même si des groupes de passants se succédaient déjà, j'étais résolu à y faire mon deuxième dessin. J'ai eu de l'espoir grâce à Brigitte, que j'ai trouvée assise sur le sol dans une salle près de l'entrée, avec son grand carnet largement ouvert et les pages de celui-ci ornées par une variété de couleurs. Je lui ai parlé de la situation dans laquelle j'étais et, à mon grand étonnement, elle s'est débrouillée pour me trouver de quoi s'asseoir ! Elle a fini par sortir un tabouret de l'espace sous une table proche, mais d'une façon qui laissait penser qu'elle n'avait pas su qu'il s'y cachait. C'était comme de la magie. Emerveillé, j'ai essayé de faire preuve de gratitude en faisant un croquis d'une partie de la vue qu'elle reproduisait déjà à l'aquarelle.
2 heures, 2 croquis. J'étais très content de mon rythme. Il était prévu que nous déjeunions ensemble à 12h30 à La Bûcherie, un restaurant à deux pas de la librairie, ce qui voulait dire que je pouvais facilement me lancer dans un troisième croquis. Il y avait une petite pièce à l'étage avec un piano où tout le monde (ou semblait-il) avait dessiné. J'y étais passé plus tôt pour regarder et elle avait l'air intéressante en effet. Alors je suis remonté pour tenter ma chance. Une fois dedans, j'ai eu de la chance de trouver une place face au piano, à l'autre bout de la pièce. Je n'étais pas sans compagnie. Il y avait aussi Eriko, Lionel, Gu et Blandine. Plusieurs non-sketchers sont venus ou y étaient déjà, pour visiter, pour feuilleter des livres, ou encore pour lire plus confortablement assis à côté de nous. Quelquefois, un curieux a engagé la conversation en anglais avec un sketcher ou deux. Pendant tout ce temps, j'ai dessiné, amusé.
Vers 12h30, j'ai remercié les membres du personnel que j'ai vus et puis je suis sorti de la librairie. Le calme (relatif) qui y régnait à l'extérieur dans la matinée avait bien disparu, ce qui était peu étonnant. La majorité des sketchers y étaient déjà, et je les ai accompagnés au restaurant. Il y avait une quinzaine d'entre nous à recevoir, y compris Camille, mais les serveurs ont bien géré la situation. A table, nous avons fait passer les carnets, faisant des remarques par ici et des compliments par là. C'était une façon sympathique de conclure une expérience superbe ‒ au moins pour moi, qui ai dû quitter le restaurant avant les autres, disant au revoir au Paris touristique et bonjour au Paris travailleur. Hélas.
Le simple fait de marcher vers la librairie ce matin-là, depuis la station de métro Cité et à travers la Seine en passant par Notre-Dame, était super. Certainement, la demi-journée de congé que j'avais posée au travail y était pour beaucoup. En plus, il y avait le vieux mais agréable sentiment d'être en plein coeur de Paris. Même si ça faisait huit ans que je vis à Paris, je peux me réjouir de l'idée de redécouvrir une partie populaire de la ville. Comme un touriste.
Ce qui était encore plus super, c'était de retrouver la dizaine de sketchers qui étaient arrivés à l'heure devant la librairie. Brigitte, Sophie, Martine, Marion, Blandine, Béatrice, Gu, Claire, Joelle et Constance, que j'ai rencontrée pour la première fois. J'ai trouvé le moment spécial, comme si nous allions faire partie d'une mission secrète. Peu de temps après, la librairie était ouverte et nous y sommes entrés en file. Eriko est arrivée juste à temps, avant que la porte soit refermée. Je me suis demandé si les retardataires y seraient acceptés. Puis, mon attention s'est fixée sur ce qui se passait dans la salle.
Nous avons reçu un accueil chaleureux de la part de Camille, une employée de la librairie et notre contact pour la journée (qui, dans l'heure qui a suivi, viendrait nous offrir du café ‒ sympa !!!), avant d'aller visiter les pièces et les couloirs des deux étages à la recherche de quelque chose qui valait la peine d'être croqué.
Moi, j'ai commencé dans une pièce à l'étage dont la plupart des murs étaient bordés d'étagères pleines de livres, de livres et encore de livres. Une porte menant à une pièce assez cachée et une fenêtre donnant sur Notre-Dame complétaient le décor des murs. Plusieurs sketchers, notamment Blandine, Martine et Constance, y étaient déjà installées et bavardaient entre elles tout en dessinant. J'ai vu une place vide sur un long banc et m'y suis assis.
Ce n'était que lorsque j'avais fini ‒ vers 10h ‒ que je me suis rendu compte qu'il aurait fallu passer la première heure privée de visiteurs au rez-de-chaussée, qui avait tendance à attirer plus de gens car tout le monde passait par là. C'était là d'ailleurs où se situaient les caisses. Essayant de rattraper l'opportunité perdue, je me suis descendu rapidement. Même si la librairie était déjà ouverte au public, même si des groupes de passants se succédaient déjà, j'étais résolu à y faire mon deuxième dessin. J'ai eu de l'espoir grâce à Brigitte, que j'ai trouvée assise sur le sol dans une salle près de l'entrée, avec son grand carnet largement ouvert et les pages de celui-ci ornées par une variété de couleurs. Je lui ai parlé de la situation dans laquelle j'étais et, à mon grand étonnement, elle s'est débrouillée pour me trouver de quoi s'asseoir ! Elle a fini par sortir un tabouret de l'espace sous une table proche, mais d'une façon qui laissait penser qu'elle n'avait pas su qu'il s'y cachait. C'était comme de la magie. Emerveillé, j'ai essayé de faire preuve de gratitude en faisant un croquis d'une partie de la vue qu'elle reproduisait déjà à l'aquarelle.
2 heures, 2 croquis. J'étais très content de mon rythme. Il était prévu que nous déjeunions ensemble à 12h30 à La Bûcherie, un restaurant à deux pas de la librairie, ce qui voulait dire que je pouvais facilement me lancer dans un troisième croquis. Il y avait une petite pièce à l'étage avec un piano où tout le monde (ou semblait-il) avait dessiné. J'y étais passé plus tôt pour regarder et elle avait l'air intéressante en effet. Alors je suis remonté pour tenter ma chance. Une fois dedans, j'ai eu de la chance de trouver une place face au piano, à l'autre bout de la pièce. Je n'étais pas sans compagnie. Il y avait aussi Eriko, Lionel, Gu et Blandine. Plusieurs non-sketchers sont venus ou y étaient déjà, pour visiter, pour feuilleter des livres, ou encore pour lire plus confortablement assis à côté de nous. Quelquefois, un curieux a engagé la conversation en anglais avec un sketcher ou deux. Pendant tout ce temps, j'ai dessiné, amusé.
Vers 12h30, j'ai remercié les membres du personnel que j'ai vus et puis je suis sorti de la librairie. Le calme (relatif) qui y régnait à l'extérieur dans la matinée avait bien disparu, ce qui était peu étonnant. La majorité des sketchers y étaient déjà, et je les ai accompagnés au restaurant. Il y avait une quinzaine d'entre nous à recevoir, y compris Camille, mais les serveurs ont bien géré la situation. A table, nous avons fait passer les carnets, faisant des remarques par ici et des compliments par là. C'était une façon sympathique de conclure une expérience superbe ‒ au moins pour moi, qui ai dû quitter le restaurant avant les autres, disant au revoir au Paris touristique et bonjour au Paris travailleur. Hélas.
dimanche 25 janvier 2015
pourquoi j'aime paris (8)
Dans l'après-midi du mardi 11 novembre 2014, j'ai retrouvé des camarades
du groupe Paris Sketchers sur la terrasse panoramique sur le toit du Printemps, l'un des grands magasins situés sur le boulevard Haussmann, à Paris.
J'avais proposé ce rendez-vous, dans le cadre de mon projet de dessin "Paris par arrondissement", pour le 9ème arrondissement. Le samedi précédent, j'avais visité plusieurs sites de l'arrondissement afin d'en choisir un qui était pratique et suffisamment intéressant pour un groupe de sketchers urbains talentueux et passionnés. Le choix final a failli être l'opéra Garnier (je sais que j'aimerais bien dessiner dans la célèbre salle d'opéra). Il y avait même les Galeries Lafayette, qui étaient aussi dotées d'une terrasse panoramique sur son toit. Mais il n'y avait rien comme celle du Printemps, qui, au neuvième étage du magasin, offrait une excellente ambiance de café avec des meubles confortables, un joli décor et du monde partout. Et oui, des vues magnifiques sur tout Paris aussi.
Ce qui était encore mieux que tout ça, c'était le temps. Il était super ! Certes, il faisait un peu frais, mais pour un mois de novembre, il y avait un soleil très agréable. Et aucun des sketchers qui sont venus n'est resté dans le café qui menait à la terrasse (jusqu'à ce qu'il ait commencé à faire nuit). Nous étions tous dehors, partageant l'espace avec les visiteurs locaux et touristes qui passaient les uns après les autres, dont certains n'ont pas résisté à la tentation de venir voir ce que nous étions en train de fabriquer.
Dans notre groupe de sketchers il y avait surtout des personnes que je connaissais ‒ Eriko, Jean-Marc, Jérôme, Blandine, Chantal, Tula, Carole, Véronique, Aviva ‒ et quelques autres que je n'avais jamais rencontrées, notamment Monique et Michèle. J'étais content qu'ils aient tous choisi de passer ce jour férié ‒ l'armistice de 1918 ‒ à dessiner avec moi dans un lieu charmant et assez atypique à Paris.
J'étais attiré toute la visite par une vue sur Montmartre qui culminait à la basilique du Sacré-Cœur, même si je voulais vraiment m'attaquer à quelque chose qui montrait la tour Eiffel. J'ai dû accepter qu'une rencontre avec la Dame de fer n'était pas mon destin ce jour-là, pour une raison dont je ne me souviens plus exactement. Mais au moins maintenant j'ai une raison de retourner à un point de vue tellement remarquable.
J'avais proposé ce rendez-vous, dans le cadre de mon projet de dessin "Paris par arrondissement", pour le 9ème arrondissement. Le samedi précédent, j'avais visité plusieurs sites de l'arrondissement afin d'en choisir un qui était pratique et suffisamment intéressant pour un groupe de sketchers urbains talentueux et passionnés. Le choix final a failli être l'opéra Garnier (je sais que j'aimerais bien dessiner dans la célèbre salle d'opéra). Il y avait même les Galeries Lafayette, qui étaient aussi dotées d'une terrasse panoramique sur son toit. Mais il n'y avait rien comme celle du Printemps, qui, au neuvième étage du magasin, offrait une excellente ambiance de café avec des meubles confortables, un joli décor et du monde partout. Et oui, des vues magnifiques sur tout Paris aussi.
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| Photo fournie par journeyetc.com |
Ce qui était encore mieux que tout ça, c'était le temps. Il était super ! Certes, il faisait un peu frais, mais pour un mois de novembre, il y avait un soleil très agréable. Et aucun des sketchers qui sont venus n'est resté dans le café qui menait à la terrasse (jusqu'à ce qu'il ait commencé à faire nuit). Nous étions tous dehors, partageant l'espace avec les visiteurs locaux et touristes qui passaient les uns après les autres, dont certains n'ont pas résisté à la tentation de venir voir ce que nous étions en train de fabriquer.
Dans notre groupe de sketchers il y avait surtout des personnes que je connaissais ‒ Eriko, Jean-Marc, Jérôme, Blandine, Chantal, Tula, Carole, Véronique, Aviva ‒ et quelques autres que je n'avais jamais rencontrées, notamment Monique et Michèle. J'étais content qu'ils aient tous choisi de passer ce jour férié ‒ l'armistice de 1918 ‒ à dessiner avec moi dans un lieu charmant et assez atypique à Paris.
J'étais attiré toute la visite par une vue sur Montmartre qui culminait à la basilique du Sacré-Cœur, même si je voulais vraiment m'attaquer à quelque chose qui montrait la tour Eiffel. J'ai dû accepter qu'une rencontre avec la Dame de fer n'était pas mon destin ce jour-là, pour une raison dont je ne me souviens plus exactement. Mais au moins maintenant j'ai une raison de retourner à un point de vue tellement remarquable.
| La butte Montmartre |
lundi 27 octobre 2014
pourquoi j'aime paris (7)
Le mardi 23 septembre 2014, je suis allé au bar Ladurée.
Vous savez, le bar où j'ai eu beaucoup de mal venue après venue à lancer l'opération Bar Games pour le 8ème arrondissement de Paris.
Cette fois, je n'y retournais pas pour faire une opération. Je n'y allais même pas pour prendre un verre ni pour leurs célèbres macarons. Non, j'y allais tout simplement pour dessiner.
Dans le cadre de mon projet de dessin "Paris par arrondissement", pour lequel je me rends dans un bar (ou un café ou un restaurant) de chacun des 20 arrondissements de Paris pour y faire un croquis urbain, j'ai décidé que pour le 8ème, je choisirais un endroit qui avait du sens pour moi.
Et il n'y avait qu'un choix possible.
Voilà.
P.S. Ils ont le meilleur chocolat chaud !
Vous savez, le bar où j'ai eu beaucoup de mal venue après venue à lancer l'opération Bar Games pour le 8ème arrondissement de Paris.
Cette fois, je n'y retournais pas pour faire une opération. Je n'y allais même pas pour prendre un verre ni pour leurs célèbres macarons. Non, j'y allais tout simplement pour dessiner.
Dans le cadre de mon projet de dessin "Paris par arrondissement", pour lequel je me rends dans un bar (ou un café ou un restaurant) de chacun des 20 arrondissements de Paris pour y faire un croquis urbain, j'ai décidé que pour le 8ème, je choisirais un endroit qui avait du sens pour moi.
Et il n'y avait qu'un choix possible.
Voilà.
P.S. Ils ont le meilleur chocolat chaud !
vendredi 5 septembre 2014
pourquoi j'aime paris (6)
Le jeudi 29 mai 2014, à peine quatre jours après la séance de dessin dans le 14ème arrondissement de Paris, j'ai retrouvé des membres du groupe Paris Sketchers à l'Institut du monde arabe, une organisation qui est consacrée entre autres à la présentation des cultures du monde arabe et dont le bâtiment est situé face à la Seine dans le 5ème arrondissement. C'était le Jeudi de l'Ascension, un jour férié, et j'adorais l'idée de passer l'après-midi en bonne compagnie dans un endroit qui avaient toujours piqué ma curiosité mais que je n'avais jamais visité.
Pour cet évènement spécial, je dois remercier Marina, qui a organisé la sortie. Elle a écrit une petite présentation alléchante de tout ce que l'institut pouvait offrir à un sketcher urbain, notant en particulier l'exposition "Il était une fois l'Orient Express" qui était en cours. Cette nouvelle m'a beaucoup intéressé, même si ce qui me fascinait était la vue panoramique sur Paris depuis le toit du bâtiment. Et l'accès à celle-ci était gratuit.
Je suis arrivé à l'Institut vers 14h, à l'aide de Vélib. Une locomotive était installée dans un espace qui donnait accès au bâtiment, accueillant visiteurs et passants. Tout près, sur le parvis, il y avait une ligne de voitures de train, une file d'attente au long de celle-ci et une autre, plus longue, devant un guichet décoré de manière à donner l'impression d'être dans une gare. L'Orient Express. Le train célèbre qui reliait plusieurs villes d'Europe à d'autres du Moyen-Orient à partir de 1883. C'était sans doute un évènement spécial.
J'ai trouvé dehors quelques sketchers que je connaissais, dont Marina, et je suis allé dire bonjour. La plupart d'entre eux, y compris Tula et Jean-Marc, étaient déjà au travail. Eprouvant l'envie de les rejoindre, je me suis mis à me demander ce que je devrais croquer. Marina avait parlé de la vue sur la cathédrale Notre-Dame depuis le toit du bâtiment, mais j'étais toujours indécis. C'était une sorte de dilemme : est-ce que je resterais dehors pour contempler le locomotif, les voitures de train et/ou le bâtiment que j'avais intrigué pendant des années, ou est-ce que j'irais dans ce même bâtiment pour voir ce qu'il y avait d'intéressant depuis son toit ?
J'ai choisi le dernier. Et cinq minutes plus tard, j'étais sur le toit, ayant monté neuf étages par l'ascenseur. Pendant que j'admirais la vue où je pouvais, comme il y avait des touristes étaient un peu partout, mon regard est finalement tombé sur Notre-Dame, vers l'ouest. Dans sa direction, j'ai repéré un coin assez isolé depuis lequel je pouvais avoir la vue la plus proche et la plus claire de Notre-Dame. Je m'y suis rapproché, certain que c'était l'endroit d'où j'allais dessiner.
Après que je m'y suis installé, j'ai commencé à croquer ce que je voyais. Au cours des deux heures que ça m'a prises pour finir, Marina est passée et a fait des croquis à l'aquarelle. Je ne l'avais rencontrée qu'une fois, lors d'une sortie précédente, mais être là-haut avec elle m'a donné l'occasion de la connaître mieux. Elle a fini par partir croquer ailleurs, mais pas avant qu'on confirme l'heure de rendez-vous au café en face du bâtiment.
J'étais ravi après avoir attaqué Notre-Dame d'un tel point de vue et largement satisfait du résultat, d'autant plus que c'était le premier grand monument parisien que j'aie jamais dessiné. Comme il me restait du temps libre avant que je me réunisse avec le groupe, j'ai décidé de profiter encore du cadre pour faire deux croquis rapides de 30 minutes au stylo de la cathédrale et de ses environs.
Une fois les croquis terminés, j'ai dit au revoir au toit et pris l'ascenseur pour descendre. J'allais arriver au café en retard.
***
Le soir du jeudi 28 août 2014, je suis retourné à l'Institut du monde arabe sans les sketchers. Cette fois, je ne suis pas allé sur le toit. Je n'avais même pas l'intention d'entrer dans le bâtiment, qui était déjà fermé d'ailleurs. Tout simplement, je suis venu apprécier l'attraction du moment, que j'avais choisi de ne pas croquer la fois précédente : l'Orient Express.
Pourquoi retourner trois mois plus tard ? Parce que l'exposition prenait fin le 31 août. Et je voulais marquer le moment dans un croquis, ou plusieurs. Mieux vaut tard que jamais.
Je suis revenu deux jours après, le samedi 30 août 2014, pour une dessin plus poussé. Je voulais tout dans la composition : la locomotive, les voitures de train, le bâtiment. Au bout de cinq heures sur deux jours, j'ai réussi. Deux jours, car je suis retourné le lendemain, le dernier jour de l'exposition, pour mettre la dernière touche.
Grâce à Marina, qui m'avait offert un billet, j'ai pu visiter les voitures de train ouvertes au public le second jour. Voilà quelques souvenirs de cette expérience.
J'ai partagé quelques moments amusants avec les agents de sécurité qui travaillaient à la sortie de la visite des voitures de train. Ils m'avaient vu croquer plus tôt depuis leur poste et ils étaient venus jeter un oeil à mon travail de temps en temps. Lorsque je sortais avec les autres dans mon groupe de visiteurs, l'un d'entre eux s'est proposé de me prendre en photo à l'intérieur des voitures avec mon appareil photo. Alors je l'ai suivi et me suis fait photographier sans personne d'autre en vue. Précieux. Plus tard, un autre agent de sécurité m'a interpellé lorsque je croquais pour dire quelques mots d'encouragement : "Vous avez un talent, il faut l'exploiter ... il faut se faire connaître ..." Flattée et gêné, j'ai répondu "OK, mais plus tard, à quoi il a dit "Le temps presse ..." Quand je partais pour de bon, il a ajouté : "N'oublies pas." "Quoi ?", ai-je demande. "Ce que je t'ai dit toute à l'heure."
La cerise sur le gâteau, c'était le moment sur le pont de Sully où j'ai croisé Jack Lang, le président de l'Institut du monde arabe et un ancien ministre de la Culture, en marchant vers la place de la Bastille pour prendre le métro.
Pour cet évènement spécial, je dois remercier Marina, qui a organisé la sortie. Elle a écrit une petite présentation alléchante de tout ce que l'institut pouvait offrir à un sketcher urbain, notant en particulier l'exposition "Il était une fois l'Orient Express" qui était en cours. Cette nouvelle m'a beaucoup intéressé, même si ce qui me fascinait était la vue panoramique sur Paris depuis le toit du bâtiment. Et l'accès à celle-ci était gratuit.
Je suis arrivé à l'Institut vers 14h, à l'aide de Vélib. Une locomotive était installée dans un espace qui donnait accès au bâtiment, accueillant visiteurs et passants. Tout près, sur le parvis, il y avait une ligne de voitures de train, une file d'attente au long de celle-ci et une autre, plus longue, devant un guichet décoré de manière à donner l'impression d'être dans une gare. L'Orient Express. Le train célèbre qui reliait plusieurs villes d'Europe à d'autres du Moyen-Orient à partir de 1883. C'était sans doute un évènement spécial.
J'ai trouvé dehors quelques sketchers que je connaissais, dont Marina, et je suis allé dire bonjour. La plupart d'entre eux, y compris Tula et Jean-Marc, étaient déjà au travail. Eprouvant l'envie de les rejoindre, je me suis mis à me demander ce que je devrais croquer. Marina avait parlé de la vue sur la cathédrale Notre-Dame depuis le toit du bâtiment, mais j'étais toujours indécis. C'était une sorte de dilemme : est-ce que je resterais dehors pour contempler le locomotif, les voitures de train et/ou le bâtiment que j'avais intrigué pendant des années, ou est-ce que j'irais dans ce même bâtiment pour voir ce qu'il y avait d'intéressant depuis son toit ?
J'ai choisi le dernier. Et cinq minutes plus tard, j'étais sur le toit, ayant monté neuf étages par l'ascenseur. Pendant que j'admirais la vue où je pouvais, comme il y avait des touristes étaient un peu partout, mon regard est finalement tombé sur Notre-Dame, vers l'ouest. Dans sa direction, j'ai repéré un coin assez isolé depuis lequel je pouvais avoir la vue la plus proche et la plus claire de Notre-Dame. Je m'y suis rapproché, certain que c'était l'endroit d'où j'allais dessiner.
Après que je m'y suis installé, j'ai commencé à croquer ce que je voyais. Au cours des deux heures que ça m'a prises pour finir, Marina est passée et a fait des croquis à l'aquarelle. Je ne l'avais rencontrée qu'une fois, lors d'une sortie précédente, mais être là-haut avec elle m'a donné l'occasion de la connaître mieux. Elle a fini par partir croquer ailleurs, mais pas avant qu'on confirme l'heure de rendez-vous au café en face du bâtiment.
J'étais ravi après avoir attaqué Notre-Dame d'un tel point de vue et largement satisfait du résultat, d'autant plus que c'était le premier grand monument parisien que j'aie jamais dessiné. Comme il me restait du temps libre avant que je me réunisse avec le groupe, j'ai décidé de profiter encore du cadre pour faire deux croquis rapides de 30 minutes au stylo de la cathédrale et de ses environs.
Une fois les croquis terminés, j'ai dit au revoir au toit et pris l'ascenseur pour descendre. J'allais arriver au café en retard.
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Le soir du jeudi 28 août 2014, je suis retourné à l'Institut du monde arabe sans les sketchers. Cette fois, je ne suis pas allé sur le toit. Je n'avais même pas l'intention d'entrer dans le bâtiment, qui était déjà fermé d'ailleurs. Tout simplement, je suis venu apprécier l'attraction du moment, que j'avais choisi de ne pas croquer la fois précédente : l'Orient Express.
Pourquoi retourner trois mois plus tard ? Parce que l'exposition prenait fin le 31 août. Et je voulais marquer le moment dans un croquis, ou plusieurs. Mieux vaut tard que jamais.
Je suis revenu deux jours après, le samedi 30 août 2014, pour une dessin plus poussé. Je voulais tout dans la composition : la locomotive, les voitures de train, le bâtiment. Au bout de cinq heures sur deux jours, j'ai réussi. Deux jours, car je suis retourné le lendemain, le dernier jour de l'exposition, pour mettre la dernière touche.
Grâce à Marina, qui m'avait offert un billet, j'ai pu visiter les voitures de train ouvertes au public le second jour. Voilà quelques souvenirs de cette expérience.
J'ai partagé quelques moments amusants avec les agents de sécurité qui travaillaient à la sortie de la visite des voitures de train. Ils m'avaient vu croquer plus tôt depuis leur poste et ils étaient venus jeter un oeil à mon travail de temps en temps. Lorsque je sortais avec les autres dans mon groupe de visiteurs, l'un d'entre eux s'est proposé de me prendre en photo à l'intérieur des voitures avec mon appareil photo. Alors je l'ai suivi et me suis fait photographier sans personne d'autre en vue. Précieux. Plus tard, un autre agent de sécurité m'a interpellé lorsque je croquais pour dire quelques mots d'encouragement : "Vous avez un talent, il faut l'exploiter ... il faut se faire connaître ..." Flattée et gêné, j'ai répondu "OK, mais plus tard, à quoi il a dit "Le temps presse ..." Quand je partais pour de bon, il a ajouté : "N'oublies pas." "Quoi ?", ai-je demande. "Ce que je t'ai dit toute à l'heure."
La cerise sur le gâteau, c'était le moment sur le pont de Sully où j'ai croisé Jack Lang, le président de l'Institut du monde arabe et un ancien ministre de la Culture, en marchant vers la place de la Bastille pour prendre le métro.
dimanche 6 juillet 2014
pourquoi j'aime paris (5)
Le dimanche 25 mai 2014, j'ai rejoint d'autres membres du groupe Paris Sketchers dans le 14ème arrondissement de Paris à l'occasion de la Fête de la Nature. La sortie était une convergence de trois projets séparés. D'abord, il y avait Sigrid, une urban sketcher de Vancouver, qui nous avait informés quelques mois plus tôt de son séjour à Paris avec l'espoir de dessiner avec nous. Ensuite, il y avait Charlotte, urban sketcher de Paris et présidente du "Lapin Ouvrier", une association qui gère un jardin partagé dans le 14ème arrondissement, qui nous avait invités à visiter son jardin lors de la fête et à croquer là-bas finalement. Enfin, il y avait Marion, une autre urban sketcher de Paris, qui nous avait parlé d'un groupe d'amateurs de dessin de Porto Rico désireux de dessiner avec d'autres personnes pendant leur passage à Paris. Etant donné ces contextes différents, ça allait être un dimanche qui ne serait pas seulement riche en vues, en croquis et en soleil, mais aussi riche en expériences partagées.
D'un point de vue personnel, je cherchais ce jour-là à dessiner comme si j'étais fou. Je venais de revenir de vacances à l'étranger et, comme je n'avais pas fait beaucoup de croquis pendant ce temps-là, j'avais pris du retard dans mes efforts de faire mon quota hebdomadaire. Alors je devais faire un rattrapage pour rétablir l'équilibre. Ayant tenu compte du travail déjà fait, j'ai déduit qu'il suffirait de faire 8 croquis de façon que chacun prenne 30 minutes ou moins, en l'espace des 3 ou 4 heures avant que tout le monde se retrouve pour le pot traditionnel post-dessin. Comme vous pouvez l'imaginer, ce projet laisserait peu de temps pour réfléchir aux dessins terminés ou pour engager une conversation, soit deux choses que je faisais d'habitude. Huit croquis en quelques heures. Un défi auquel je n'avais jamais été confronté, même pas lors des SketchCrawls, où des sketchers se retrouvent dans différentes villes du monde pour passer une journée entière sur un site particulier à ne rien faire d'autre que des croquis.
A la fin, je n'ai pu réaliser que 7 croquis, soit 5 de plus que mon record précédent. Bien que j'aie réussi à garder mon stylo sur les feuilles de mon carnet pendant (presque) trois heures et demie, le temps passé a été par moments marqué par quelques distractions agréables.
RÉSUMÉ
Après être arrivé à la place de la Garenne et avoir rapidement dit bonjour à Marion et à Jean-Marc, qui étaient tous les deux déjà au travail, je suis allé déplier mon trépied dans un coin de la place où je me suis échauffé en faisant le croquis ci-dessous.
J'ai trouvé la vue ci-dessous sur le jardin de la ZAC Didot intéressante, alors j'ai commencé à gribouiller. A un moment, j'ai remarqué une dizaine de personnes passer du jardin à la place avec Charlotte et puis aller là où Marion était assise. C'étaient les sketchers de Porto Rico. Toujours accompagnés de Charlotte, ils sont venus me dire bonjour après. J'ai arrêté de dessiner pour bavarder avec eux, profitant de l'occasion pour ressusciter mon espagnol avec un succès faible. Heureusement pour moi, l'organisateur du groupe parlait français.
Quelque temps plus tard, Sigrid est arrivée, à vélo. J'ai fait sa connaissance et eu plus d'aisance à parler avec elle en anglais après que nous avons commencé en français.
Les choses sont devenues plus intéressantes une fois que je suis entré dans le jardin. A l'opposé du calme et du vide sur la place, il y avait de l'ambiance dans le jardin, des enfants jouant un peu partout et des adultes se promenant avec un air curieux. J'ai vite repéré Charlotte, qui était elle aussi vive et surtout accueillante. Elle m'a expliqué comment marchait le concept du jardin partagé et m'a même fait goûter des feuilles des plantes cultivées là-dedans, notamment le thym et l'estragon. Après un temps, comme j'avais très hâte de reprendre le dessin, Charlotte m'a trouvé une place discrète sous l'ombre au centre d'un enclos où poussaient des plantes et quelques arbres. Pour un emplacement, je n'ai pas pu demander de mieux. Depuis là-bas, j'ai trouvé une scène intéressante, sauf que Sigrid et Marion y figuraient, absorbées dans leur travail. Même si je préférais éviter de dessiner les gens, j'ai senti que je n'avais pas d'autre choix que de inclure les deux filles dans ma composition.
Ayant besoin d'un croquis de plus dans le jardin avant de partir, je me suis contenté de faire celui qui est montré ci-dessous. Pendant que je dessinais, Charlotte est venue m'offrir du sirop des coings cultivés dans le jardin. Quelle gentillesse ! Plus tard, Marion a commencé à annoncer qu'on irait dans peu de temps à la rue des Thermopyles, qui n'était pas loin. Je n'y avais jamais été, mais j'ai déduit que c'était un lieu remarquable. J'ai retenu cela à l'esprit et je me suis dépêché à terminer mon croquis.
Je me suis joint au groupe qui se dirigeait vers la rue des Thermopyles. Quelques minutes plus tard, nous nous sommes retrouvés sur une rue presque droite et étroite qui dégageait une ambiance de campagne. Mais ce qui m'a frappé le plus ‒ et probablement les autres aussi ‒, c'était le grand ensemble de plantes étendu sur les façades des bâtiments qui bordaient la rue. Il y avait même un paquet épais de branches feuillues qui allaient d'une façade à celle en face, formant une arche de plantes sous laquelle pouvaient passer les gens et les voitures. C'était vraiment une scène incroyable. Avec un grand plaisir, j'ai commencé à saisir la vue vers le bout de la rue, une vue que j'ai retrouvée bloquée moins de cinq minutes après par une sketcher de Porto Rico. Je n'étais pas sûr de ce qu'elle faisait car elle me tournait le dos, mais comme elle ne n'a pas quitté l'endroit où elle était, j'ai conclu qu'elle croquait. Et j'avais raison. A ce moment-là, je n'ai pas pu trouver d'autre solution que de la mettre dans le croquis. J'ai dû même la dessiner sur la ligne initiale que j'avais tracée pour marquer le bord du trottoir de gauche.
J'ai cherché une autre vue tout près qui n'avait rien à voir avec la perspective d'une rue droite et étroite. J'en ai trouvé une simplement en regardant dans le sens opposé. Là, Luis Alfonso, qui dirigeait le groupe de sketcheurs portoricains, Marie-Odile, une sketcher de Paris, et un sketcher de Porto Rico étaient assis sur le trottoir, remplissant leurs carnets.
Peu de temps après que j'ai commencé encore un autre croquis sur la rue des Thermopyles, Marion rassemblait le groupe pour l'amener à boire dans un café du quartier, ce qui signalait généralement la fin de la séance de dessin. J'étais déterminé à mener mon projet jusqu'au bout, alors quand le groupe se préparait à partir, j'ai continué à dessiner, certes plus vite. Après 20 minutes dans une solitude retrouvée, j'avais fini. Le croquis No. 8 allait attendre un autre jour, car j'avais plutôt envie de rejoindre le groupe. Par ailleurs, j'étais aussi crêvé et mon bras de dessin avait besoin de se reposer longuement. Alors je me suis levé, j'ai plié mon trépied pour une dernière fois, et je suis parti la direction du jardin d'où nous étions arrivés, très content des efforts que j'avais fournis, en compagnie d'une vingtaine de sketchers, certains de Paris, d'autres de plus loin.
D'un point de vue personnel, je cherchais ce jour-là à dessiner comme si j'étais fou. Je venais de revenir de vacances à l'étranger et, comme je n'avais pas fait beaucoup de croquis pendant ce temps-là, j'avais pris du retard dans mes efforts de faire mon quota hebdomadaire. Alors je devais faire un rattrapage pour rétablir l'équilibre. Ayant tenu compte du travail déjà fait, j'ai déduit qu'il suffirait de faire 8 croquis de façon que chacun prenne 30 minutes ou moins, en l'espace des 3 ou 4 heures avant que tout le monde se retrouve pour le pot traditionnel post-dessin. Comme vous pouvez l'imaginer, ce projet laisserait peu de temps pour réfléchir aux dessins terminés ou pour engager une conversation, soit deux choses que je faisais d'habitude. Huit croquis en quelques heures. Un défi auquel je n'avais jamais été confronté, même pas lors des SketchCrawls, où des sketchers se retrouvent dans différentes villes du monde pour passer une journée entière sur un site particulier à ne rien faire d'autre que des croquis.
A la fin, je n'ai pu réaliser que 7 croquis, soit 5 de plus que mon record précédent. Bien que j'aie réussi à garder mon stylo sur les feuilles de mon carnet pendant (presque) trois heures et demie, le temps passé a été par moments marqué par quelques distractions agréables.
RÉSUMÉ
Après être arrivé à la place de la Garenne et avoir rapidement dit bonjour à Marion et à Jean-Marc, qui étaient tous les deux déjà au travail, je suis allé déplier mon trépied dans un coin de la place où je me suis échauffé en faisant le croquis ci-dessous.
J'ai trouvé la vue ci-dessous sur le jardin de la ZAC Didot intéressante, alors j'ai commencé à gribouiller. A un moment, j'ai remarqué une dizaine de personnes passer du jardin à la place avec Charlotte et puis aller là où Marion était assise. C'étaient les sketchers de Porto Rico. Toujours accompagnés de Charlotte, ils sont venus me dire bonjour après. J'ai arrêté de dessiner pour bavarder avec eux, profitant de l'occasion pour ressusciter mon espagnol avec un succès faible. Heureusement pour moi, l'organisateur du groupe parlait français.
Quelque temps plus tard, Sigrid est arrivée, à vélo. J'ai fait sa connaissance et eu plus d'aisance à parler avec elle en anglais après que nous avons commencé en français.
Les choses sont devenues plus intéressantes une fois que je suis entré dans le jardin. A l'opposé du calme et du vide sur la place, il y avait de l'ambiance dans le jardin, des enfants jouant un peu partout et des adultes se promenant avec un air curieux. J'ai vite repéré Charlotte, qui était elle aussi vive et surtout accueillante. Elle m'a expliqué comment marchait le concept du jardin partagé et m'a même fait goûter des feuilles des plantes cultivées là-dedans, notamment le thym et l'estragon. Après un temps, comme j'avais très hâte de reprendre le dessin, Charlotte m'a trouvé une place discrète sous l'ombre au centre d'un enclos où poussaient des plantes et quelques arbres. Pour un emplacement, je n'ai pas pu demander de mieux. Depuis là-bas, j'ai trouvé une scène intéressante, sauf que Sigrid et Marion y figuraient, absorbées dans leur travail. Même si je préférais éviter de dessiner les gens, j'ai senti que je n'avais pas d'autre choix que de inclure les deux filles dans ma composition.
Ayant besoin d'un croquis de plus dans le jardin avant de partir, je me suis contenté de faire celui qui est montré ci-dessous. Pendant que je dessinais, Charlotte est venue m'offrir du sirop des coings cultivés dans le jardin. Quelle gentillesse ! Plus tard, Marion a commencé à annoncer qu'on irait dans peu de temps à la rue des Thermopyles, qui n'était pas loin. Je n'y avais jamais été, mais j'ai déduit que c'était un lieu remarquable. J'ai retenu cela à l'esprit et je me suis dépêché à terminer mon croquis.
Je me suis joint au groupe qui se dirigeait vers la rue des Thermopyles. Quelques minutes plus tard, nous nous sommes retrouvés sur une rue presque droite et étroite qui dégageait une ambiance de campagne. Mais ce qui m'a frappé le plus ‒ et probablement les autres aussi ‒, c'était le grand ensemble de plantes étendu sur les façades des bâtiments qui bordaient la rue. Il y avait même un paquet épais de branches feuillues qui allaient d'une façade à celle en face, formant une arche de plantes sous laquelle pouvaient passer les gens et les voitures. C'était vraiment une scène incroyable. Avec un grand plaisir, j'ai commencé à saisir la vue vers le bout de la rue, une vue que j'ai retrouvée bloquée moins de cinq minutes après par une sketcher de Porto Rico. Je n'étais pas sûr de ce qu'elle faisait car elle me tournait le dos, mais comme elle ne n'a pas quitté l'endroit où elle était, j'ai conclu qu'elle croquait. Et j'avais raison. A ce moment-là, je n'ai pas pu trouver d'autre solution que de la mettre dans le croquis. J'ai dû même la dessiner sur la ligne initiale que j'avais tracée pour marquer le bord du trottoir de gauche.
J'ai cherché une autre vue tout près qui n'avait rien à voir avec la perspective d'une rue droite et étroite. J'en ai trouvé une simplement en regardant dans le sens opposé. Là, Luis Alfonso, qui dirigeait le groupe de sketcheurs portoricains, Marie-Odile, une sketcher de Paris, et un sketcher de Porto Rico étaient assis sur le trottoir, remplissant leurs carnets.
Peu de temps après que j'ai commencé encore un autre croquis sur la rue des Thermopyles, Marion rassemblait le groupe pour l'amener à boire dans un café du quartier, ce qui signalait généralement la fin de la séance de dessin. J'étais déterminé à mener mon projet jusqu'au bout, alors quand le groupe se préparait à partir, j'ai continué à dessiner, certes plus vite. Après 20 minutes dans une solitude retrouvée, j'avais fini. Le croquis No. 8 allait attendre un autre jour, car j'avais plutôt envie de rejoindre le groupe. Par ailleurs, j'étais aussi crêvé et mon bras de dessin avait besoin de se reposer longuement. Alors je me suis levé, j'ai plié mon trépied pour une dernière fois, et je suis parti la direction du jardin d'où nous étions arrivés, très content des efforts que j'avais fournis, en compagnie d'une vingtaine de sketchers, certains de Paris, d'autres de plus loin.
dimanche 25 mai 2014
pourquoi j'aime paris (4)
On était le 25 décembre 2013. J'allais retrouver des membres du groupe Paris Sketchers au musée Jacquemart-André, dans le 9ème arrondissement de Paris. Ce ne serait que ma deuxième sortie avec le groupe depuis que je suis devenu membre le mois précédent, et je ne connaissais pas Marie-Christine, qui avait proposé la sortie. Il me semblait initialement étrange que quelqu'un ait l'idée de demander à des personnes en dehors de sa famille et de ses amis de le rejoindre dans la visite d'un musée le jour de Noël. Du coup, j'avais pensé faire tout sauf y participer. Mais sachant que
je serais à Paris pendant que le jour s'approchait, je trouvais l'idée de plus en plus curieuse. En fin de compte, j'étais conquis par son étrangeté.
Passant par la cour qui se trouvait entre le guichet et l'entrée du bâtiment du musée, je sentais le froid. J'étais même surpris d'y découvrir deux sketcheurs, absorbés dans leur travail. Je suis allé faire connaissance avec ces deux courageux. Il y avait d'abord Marie-Christine et, un peu plus loin, Savath. Ils étaient sympathiques et m'ont montré leurs croquis. C'était formidable de savoir qu'ils étaient là, comme si c'était l'encouragement dont j'avais besoin pour me lancer dans un dessin. Mais je n'allais pas le faire à l'extérieur. Ca semblait trop insupportable pour mon corps. Je suis donc entré dans le bâtiment pour faire un tour. C'était un petit musée, mais ses salles étaient agréablement disposées et bien ornées de tableaux, de sculptures, de plantes, de miroirs, de lustres et d'autres jolis objets. En dépit de cette richesse, je n'ai pas pu choisir de sujet afin de me mettre au travail. J'ai fini par retourner dans la cour pour m'attaquer à la façade du bâtiment. Si Marie-Christine et Savath pouvaient braver le froid, je le pouvais aussi.
J'ai trouvé un banc vide au bout de la cour et en face du centre du bâtiment qui semblait parfait. Le trépied pliable que j'avais apporté n'était plus nécessaire, alors je l'ai mis sur le banc, à coté de la trousse contenant crayons, gomme et cutter que j'ai gardée près de moi. Et c'est parti. Pendant que je dessinais, des visiteurs passaient, soit pour entrer dans le bâtiment soit pour en partir, et d'autant que je sache, ils ne m'ont pas toujours remarqué. Quand ils l'ont fait, leur attention a été généralement retenue un instant avant qu'ils continuent leur chemin comme s'il ne s'était rien passée. Parmi les moins discrets comptaient plusieurs touristes asiatiques. Certains d'entre eux m'ont pris en photo, parfois après m'avoir demandé permission, parfois non. D'autres sont venus voir mon croquis et ont peut-être fait un compliment. Un monsieur est même venu s'asseoir sur le banc avec moi pour un temps. Il y avait d'autres bancs vides tout près, mais il a fait en sorte de choisir le mien. Coïncidence ? Qui sait. En tout cas, j'étais trop concentré dans mon dessin pour le chasser.
Cette concentration a disparu aussi lentement que la pluie a apparu. J'avais fait beaucoup de progrès sur le croquis, mais il était loin d'être fini. J'avais l'impression d'être arrivé à un tournant. Ayant toujours réussi à amener mes dessins à un état de finition, je voulais terminer ce que j'avais commencé. Mais j'avais peur que la pluie tombe plus fort que dans les petites gouttes que je sentais. Par ailleurs, j'avais pris conscience du froid. A la fin, j'ai abandonné et je suis rentré à l'intérieur. Je n'étais pas particulièrement satisfait du croquis, mais je croyais avoir fait ce que je pouvais étant donné les circonstances.
Après avoir parcouru le bâtiment d'étage en étage à la recherche d'un endroit depuis lequel je pourrais croquer sans être dérangé par le flot de visiteurs qui passaient, j'ai trouvé un coin au bout d'un cul-de-sac au dernier étage qui était suffisamment petit pour décourager une foule d'approcher. De plus, il offrait une vue superbe du rez-de-chaussée et de l'escalier qui reliait celui-ci au dernier étage. C'était parfait. Alors j'ai déplié mon trépied là-bas, taillé mes crayons avec le cutter et commencé à croquer. Comme le coin était partiellement bordé par une rampe décorative qui s'étendait horizontalement du haut de l'escalier, j'ai passé quelque temps debout afin de saisir une vue plongeante plus claire. De temps en temps, j'ai aperçu des gens montant par l'escalier, notamment un grand groupe de filles italiennes, mais ils n'ont guère osé venir vers le coin où j'étais. Les rares personnes qui l'ont fait ont généralement demandé la permission de regarder mon croquis et sont parties après avoir dit un mot gentil. Une femme en particulier est venue et a dit autre chose que les autres curieux avant elle. Je ne l'ai pas reconnue après qu'elle a attiré mon attention et elle a commencé à se présenter, en anglais d'ailleurs. Puis j'ai compris. C'était Kim, l'administratrice du groupe Paris Sketchers, avec qui j'avais correspondu par mail quand j'essayais de devenir membre. J'avais eu l'impression à cette époque-là qu'elle était américaine simplement par la façon dont elle s'exprimait à l'écrit. En personne, m'adressant la parole, elle devait être américaine. En tout cas, elle s'est montrée amicale et nous avons tout de suite sympathisé. Elle m'a informé qu'elle venait d'arriver au musée et que tous les sketcheurs allaient se retrouver au café au rez-de-chaussée vers 16h30 ‒ ce qui j'ai pris comme l'heure d'arrêter les croquis. Et puis elle est partie et trouverait plus tard un banc au bas de l'escalier où s'asseoir en vue de croquer. Sachant qu'il y avait une heure de fin fixée m'a encouragé à m'investir davantage dans mon dessin, et j'ai commencé à remplir celui-ci de détails partout là où je pouvais. Finalement, j'étais perdu dans mon travail. L'effort et les résultats progressifs de celui-ci compensaient certainement le croquis incomplet de la façade du bâtiment. Quand j'ai décidé que je ne pourrais plus rien enrichir, j'étais très content. En pleine euphorie, je croyais même avoir franchi un nouveau cap dans mon dessin. En fait, l'euphorie allait au-delà du dessin, car jusqu'à ce moment-là, je n'avais jamais passé plus de 4 heures dans un musée sans apprécier une seule oeuvre d'art mise en exposition ‒ tout en m'amusant.
Peu avant que la cloche sonne 16h30, j'ai rangé mes affaires et je suis descendu au café pour retrouver les autres sketcheurs. Toujours euphorique, j'ai marché dans la salle sans me rendre compte qu'il y avait une queue à l'entrée. Tandis que quelqu'un a fait en sorte de me le faire savoir, cela n'avait plus d'importance car j'avais déjà repéré Kim et Marie-Christine assises à table. Je suis allé prendre place en face de Kim et j'ai commencé à bavarder avec elles. Nous avons commandé quelque temps après ‒ le fait d'avoir autant dessiné m'avait rendu affamé ‒ et puis repris notre bavardage. Savath arriverait plus tard. Lors de notre pot au café, nous nous sommes montré les uns aux autres nos oeuvres du jour, donnant et recevant compliments et commentaires. Je suis resté en admiration de certains des dessins que j'ai vus, souhaitant maîtriser les techniques utilisées. A part les dessins, j'ai eu l'occasion de mieux connaître les autres sketcheurs. Je me sentais détendu en leur compagnie, ce qui était dû en grande partie à Kim. Nous nous sommes tous les deux très bien entendus si rapidement que j'étais surpris par ma spontanéité et mon expressivité envers des trois personnes que je venais de rencontrer.
Pendant que nous partions du musée, je me suis mis à prévoir d'autres sorties futures pour faire des croquis urbains à Paris, qu'on soit le jour de Noël ou pas.
Passant par la cour qui se trouvait entre le guichet et l'entrée du bâtiment du musée, je sentais le froid. J'étais même surpris d'y découvrir deux sketcheurs, absorbés dans leur travail. Je suis allé faire connaissance avec ces deux courageux. Il y avait d'abord Marie-Christine et, un peu plus loin, Savath. Ils étaient sympathiques et m'ont montré leurs croquis. C'était formidable de savoir qu'ils étaient là, comme si c'était l'encouragement dont j'avais besoin pour me lancer dans un dessin. Mais je n'allais pas le faire à l'extérieur. Ca semblait trop insupportable pour mon corps. Je suis donc entré dans le bâtiment pour faire un tour. C'était un petit musée, mais ses salles étaient agréablement disposées et bien ornées de tableaux, de sculptures, de plantes, de miroirs, de lustres et d'autres jolis objets. En dépit de cette richesse, je n'ai pas pu choisir de sujet afin de me mettre au travail. J'ai fini par retourner dans la cour pour m'attaquer à la façade du bâtiment. Si Marie-Christine et Savath pouvaient braver le froid, je le pouvais aussi.
J'ai trouvé un banc vide au bout de la cour et en face du centre du bâtiment qui semblait parfait. Le trépied pliable que j'avais apporté n'était plus nécessaire, alors je l'ai mis sur le banc, à coté de la trousse contenant crayons, gomme et cutter que j'ai gardée près de moi. Et c'est parti. Pendant que je dessinais, des visiteurs passaient, soit pour entrer dans le bâtiment soit pour en partir, et d'autant que je sache, ils ne m'ont pas toujours remarqué. Quand ils l'ont fait, leur attention a été généralement retenue un instant avant qu'ils continuent leur chemin comme s'il ne s'était rien passée. Parmi les moins discrets comptaient plusieurs touristes asiatiques. Certains d'entre eux m'ont pris en photo, parfois après m'avoir demandé permission, parfois non. D'autres sont venus voir mon croquis et ont peut-être fait un compliment. Un monsieur est même venu s'asseoir sur le banc avec moi pour un temps. Il y avait d'autres bancs vides tout près, mais il a fait en sorte de choisir le mien. Coïncidence ? Qui sait. En tout cas, j'étais trop concentré dans mon dessin pour le chasser.
Cette concentration a disparu aussi lentement que la pluie a apparu. J'avais fait beaucoup de progrès sur le croquis, mais il était loin d'être fini. J'avais l'impression d'être arrivé à un tournant. Ayant toujours réussi à amener mes dessins à un état de finition, je voulais terminer ce que j'avais commencé. Mais j'avais peur que la pluie tombe plus fort que dans les petites gouttes que je sentais. Par ailleurs, j'avais pris conscience du froid. A la fin, j'ai abandonné et je suis rentré à l'intérieur. Je n'étais pas particulièrement satisfait du croquis, mais je croyais avoir fait ce que je pouvais étant donné les circonstances.
Après avoir parcouru le bâtiment d'étage en étage à la recherche d'un endroit depuis lequel je pourrais croquer sans être dérangé par le flot de visiteurs qui passaient, j'ai trouvé un coin au bout d'un cul-de-sac au dernier étage qui était suffisamment petit pour décourager une foule d'approcher. De plus, il offrait une vue superbe du rez-de-chaussée et de l'escalier qui reliait celui-ci au dernier étage. C'était parfait. Alors j'ai déplié mon trépied là-bas, taillé mes crayons avec le cutter et commencé à croquer. Comme le coin était partiellement bordé par une rampe décorative qui s'étendait horizontalement du haut de l'escalier, j'ai passé quelque temps debout afin de saisir une vue plongeante plus claire. De temps en temps, j'ai aperçu des gens montant par l'escalier, notamment un grand groupe de filles italiennes, mais ils n'ont guère osé venir vers le coin où j'étais. Les rares personnes qui l'ont fait ont généralement demandé la permission de regarder mon croquis et sont parties après avoir dit un mot gentil. Une femme en particulier est venue et a dit autre chose que les autres curieux avant elle. Je ne l'ai pas reconnue après qu'elle a attiré mon attention et elle a commencé à se présenter, en anglais d'ailleurs. Puis j'ai compris. C'était Kim, l'administratrice du groupe Paris Sketchers, avec qui j'avais correspondu par mail quand j'essayais de devenir membre. J'avais eu l'impression à cette époque-là qu'elle était américaine simplement par la façon dont elle s'exprimait à l'écrit. En personne, m'adressant la parole, elle devait être américaine. En tout cas, elle s'est montrée amicale et nous avons tout de suite sympathisé. Elle m'a informé qu'elle venait d'arriver au musée et que tous les sketcheurs allaient se retrouver au café au rez-de-chaussée vers 16h30 ‒ ce qui j'ai pris comme l'heure d'arrêter les croquis. Et puis elle est partie et trouverait plus tard un banc au bas de l'escalier où s'asseoir en vue de croquer. Sachant qu'il y avait une heure de fin fixée m'a encouragé à m'investir davantage dans mon dessin, et j'ai commencé à remplir celui-ci de détails partout là où je pouvais. Finalement, j'étais perdu dans mon travail. L'effort et les résultats progressifs de celui-ci compensaient certainement le croquis incomplet de la façade du bâtiment. Quand j'ai décidé que je ne pourrais plus rien enrichir, j'étais très content. En pleine euphorie, je croyais même avoir franchi un nouveau cap dans mon dessin. En fait, l'euphorie allait au-delà du dessin, car jusqu'à ce moment-là, je n'avais jamais passé plus de 4 heures dans un musée sans apprécier une seule oeuvre d'art mise en exposition ‒ tout en m'amusant.
Peu avant que la cloche sonne 16h30, j'ai rangé mes affaires et je suis descendu au café pour retrouver les autres sketcheurs. Toujours euphorique, j'ai marché dans la salle sans me rendre compte qu'il y avait une queue à l'entrée. Tandis que quelqu'un a fait en sorte de me le faire savoir, cela n'avait plus d'importance car j'avais déjà repéré Kim et Marie-Christine assises à table. Je suis allé prendre place en face de Kim et j'ai commencé à bavarder avec elles. Nous avons commandé quelque temps après ‒ le fait d'avoir autant dessiné m'avait rendu affamé ‒ et puis repris notre bavardage. Savath arriverait plus tard. Lors de notre pot au café, nous nous sommes montré les uns aux autres nos oeuvres du jour, donnant et recevant compliments et commentaires. Je suis resté en admiration de certains des dessins que j'ai vus, souhaitant maîtriser les techniques utilisées. A part les dessins, j'ai eu l'occasion de mieux connaître les autres sketcheurs. Je me sentais détendu en leur compagnie, ce qui était dû en grande partie à Kim. Nous nous sommes tous les deux très bien entendus si rapidement que j'étais surpris par ma spontanéité et mon expressivité envers des trois personnes que je venais de rencontrer.
Pendant que nous partions du musée, je me suis mis à prévoir d'autres sorties futures pour faire des croquis urbains à Paris, qu'on soit le jour de Noël ou pas.
dimanche 16 février 2014
pourquoi j'aime paris (3)
Le métro de Paris peut être un lieu d'expériences jubilatoires.
C'était cela récemment, en plus d'être le site d'un lancement de l'opération Original.
Il approchait minuit un soir de vendredi quand j'ai pris la ligne 6 au terminus d'Etoile. La rame se remplissant, je suis allé m'installer un "espace carré" (deux paires de sièges face à face) et j'ai sorti mon livre "The Art of Urban Sketching" ("L'art du croquis urbain" en vérsion française) de mon sac à bandoulière. Pendant ma lecture, un jeune couple (femme et homme) a embarqué et pris possession de l'espace carré à côté de celui où j'étais assis, un couloir étroit nous séparant. Je les ai observés pendant un moment avant de reprendre le livre. Sous peu je me suis retrouvé à nouveau distrait, ayant remarqué le livre à couverture blanche que la fille a sorti de son sac à main. J'ai vu celle-ci manier le livre brièvement avant de le passer à son compagnon, qui était assis devant elle. Il a commencé à le parcourir. Pendant tout ce temps, ils conversaient, et je n'ai pas réussi à savoir si c'était en anglais parce qu'ils ne parlaient pas fort. Néanmoins, j'ai gardé mes yeux sur le livre, essayant de repérer les mots sur la couverture de loin. Le titre semblait être écrit en anglais mais je n'étais pas complètement sûr. De temps en temps, j'ai jeté un coup d'œil sans essayer de me montrer indiscret. Lors de l'une de ces tentatives furtives, je suis arrivé à reconnaître quelque chose sur une page ouverte. "Chapter". Au bout de quelques secondes, je suis entré en action.
"Swapbook?", ai-je dit. J'étais déjà au bord de l'espace carré et face au leur, tendant mon livre vers eux. Naturellement, ils étaient surpris mais ils n'avait pas l'air menacés. Plutôt, ils essayaient probablement de comprendre ce qui se passait. C'était à ce moment-là que je me suis rendu compte que je n'avais pas correctement ouvert la scène. Alors je me suis corrigé.
"Bookswap?", cette fois-ci prononcé avec plus de charme.
Là, ils paraissaient plus curieux, comme s'ils voulaient dire oui à une aventure. Alors je les ai guidés.
"Book swap. Nous échangeons des livres."
La fille, qui était sans livre, avait laissé dégager un sourire radiant. Le jeune homme se montrait partant, et il a fini par échanger son livre contre le mien. Malgré l'état d'excitation dans lequel je venais de me retrouver, j'ai commencé à examiner leur livre. Pourtant, je n'ai pas pu aller loin, parce que j'ai été interrompu.
"Vous avez fait tout ceux-ci ?", a dit la fille, montrant quelques croquis colorés dans mon livre.
"Ah non, non", ai-je répondu, flatté. J'ai senti la nécessité de donner un peu de contexte.
"Les croquis viennent de personnes qui ont dessiné dans des villes du monde entier. Je fais partie de ce groupe qui font des croquis urbains à Paris. En fait, c'est le groupe parisien du mouvement Urban Sketchers. Nous sortons en ville et croquons ce que nous voyons. Je viens de devenir membre et j'ai fait plusieurs sorties. En fait, juste ce samedi dernier nous avons participé à un sketch crawl au Jardin des Plantes qui était ouvert au public, pas uniquement aux membres du groupe. Alors vous auriez pu nous rejoindre si vous étiez au courant."
Ils étaient vraiment fascinés, ou semblait-il.
"Vous avez des croquis de cette sortie ?"
"Oui", ai-je répondu. "J'ai dessiné la squelette d'un mammouth*, mais le croquis est chez moi, je ne l'ai pas avec moi."
La fille avait alors le livre dans mes mains et l'a feuilleté, s'arrêtant à une page qui avait dû la frapper. Elle nous a montré la page. Elle était dans la partie sur Istanbul, décorée partout de différents croquis de la ville.
"Ah, vous êtes turque ?"
Elle a hoché la tête, souriante.
"Et vous, vous êtes français?", ai-je demandé au jeune homme, qui ne m'avait pas l'air turque, ni français d'ailleurs.
"Non, je viens de Lettonie."
"Ah, la Lettonie."
Il a hoché la tête.
Ils m'ont demandé d'où je venais. J'ai répondu le Nigeria, ajoutant que j'étais arrivé en France des Etats-Unis.
"Où aux Etats-Unis ?"
"La Californie."
"Où en Californie ?"
"San Francisco."
"Ah, nous habitions là-bas !", ont-ils déclaré avec joie.
"Quoi ? Sans blague !"
"En fait, nous étions à Palo Alto".
Et j'étais tout étonné. J'ai avoué que je vivais à San Mateo, une ville située à 15 minutes de Palo Alto en voiture et à 30 minutes de San Francisco.
Nous nous sommes mis à nous rappeler nos vécus respectifs dans la région de la Baie [de San Francisco], posant et répondant aux questions de combien de temps nous y avons passés et de quand nous l'avons quittée. Durant notre moment de jubilation, une jeune fille est entrée dans le métro et elle a pris le siège en face de moi. J'étais trop occupé pour lui prêter attention.
"C'est tellement génial d'entendre de l'anglais pour une fois", a-t-elle remarqué, tout d'un coup.
Le couple et moi étions complètement interloqués. Par son accent, nous avons déduit qu'elle était américaine. Quand elle a appris que nous avions vécu dans la région de San Francisco et que nous en parlions, elle a sorti : "Quelle coïncidence. Je suis de San Francisco !"
Là, nous étions stupéfiés.
"Vraiment ? Mais c'est incroyable !"
Notre nouvelle amie a dûment subi une interrogation similaire à celle que je venais de recevoir. Et il s'est avéré que c'était la seule parmi nous d'avoir vécu à San Francisco même.
"J'habite dans le Mission District", a-t-elle précisé. "Je suis étudiante à la San Francisco State University et je suis à Paris depuis un mois."
Peu à peu, elle s'est retirée de la conversation et s'est mise dans un état réfléchi. J'ai continué à parler avec le couple. La fille [du couple] se montrait intéressée par le croquis urbain, donc je lui ai donné des renseignements.
"Sur paris.urbansketchers.org, vous pouvez facilement trouver des dessins de notre visite du Jardin des Plantes car ils sont les plus récents que nous avons faits, et quelque part sur la page d'accueil il y a un lien vers notre site Flickr ‒ vous connaissez Flickr, n'est-ce pas ? ‒ où il y a tous nos dessins. Enfin, les dessins publiés par des membres du groupe."
"J'aimerais faire quelque chose comme ça", a-t-elle dit, toute joyeuse.
"Alors, notre prochain sketch crawl aura lieu en avril, alors informez-vous sur notre site Web."
"Je le ferai."
Tout d'un coup, je me suis rendu compte que j'avais encore le livre du couple dans mes mains. Je ne l'avais pas vraiment regardé depuis l'échange. Alors je me suis formellement excusé auprès d'eux pour pouvoir l'examiner. L'étudiante avait l'air de s'ennuyer, alors je l'ai invitée à parcourir le livre sur le croquis urbain, que le couple m'avait déjà rendu. Elle l'a accepté et a commencé à le parcourir tandis que je contemplais le livre du couple. Il était écrit "I, Claudius" sur la première de couverture. Curieux, j'ai retourné le livre pour lire le texte au dos du livre. C'était difficile. J'ai pu reconnaître les mots mais l'ensemble ne me parlait pas. D'ailleurs, j'étais trop fasciné par la nature inhabituelle de l'expérience qui se déroulait pour me concentrer. Tout ce que j'ai pu conclure après mes efforts, c'était que le livre traitait des faits historiques. Alors je leur ai demandé, en leur rendant le livre : "Alors, c'est un livre historique ?"
Leur réponse m'a échappé. Cependant, ils n'ont pas hésité à faire l'éloge du livre. C'était amusant.
"Quelle est votre livre préféré ?", m'a demandé la fille.
Justement le genre de question auquel j'ai dû mal à répondre, comme la plupart de questions de type "préféré". Pourtant, je me suis amusé à chercher une réponse adéquate. Incapable d'en trouver rapidement une, j'ai concédé.
"Ah, je ne suis pas un grand lecteur."
Aussitôt, j'ai reconnu que je disais n'importe quoi. Après tout, je lis des livres de manière régulière. Une réponse suffisante a apparu immédiatement.
"Enfin, il y a ce livre que j'aime beaucoup. Il est sur la psychologie, pas un roman ou quelque chose comme ça."
"Quel est le titre ?"
"Il s'appelle Flow. C'est un livre tellement magnifique. Et une oeuvre d'art, à mon avis. Je ne sais pas comment le décrire. Ca parle des expériences optimales et je l'aime beaucoup parce qu'il explique comment on peut les créer en exploitant le fonctionnement de la conscience. Ca appartient à la discipline de la psychologie positive, à l'opposé de la psychologie traditionnelle où il s'agit de savoir quel est votre problème. Mais il faudrait que vous le lisiez, parce que je n'ai pas les mots qui rendent justice à la puissance de ce livre."
Je les ai peut-être laissé intrigués. Après tout, qui cite un bouquin sur la psychologie lorsqu'un inconnu lui demande quel est son livre préféré ?
Nous avons abordé le sujet de leur installation en France. Ils ont dit avoir fait cela pour être plus près de leurs familles et qu'ils ne regrettaient pas d'avoir quitté la région de San Francisco. J'ai aussi appris que le jeune homme était un ancien étudiant de Stanford. Une question évidente à poser étant donné qu'il a dit avoir vécu à Palo Alto. "Vous avez le plus beau campus", lui ai-je dit. Il n'a rien pu faire d'autre que d'être d'accord.
Comme beaucoup de bonnes choses, notre rencontre a pris fin quand le couple devait descendre du métro à leur station. Nous avons échangé des au revoir.
"Rendez-vous en avril", ai-je dit à la fille après qu'elle s'est levée. Elle a souri en retour. Quelques secondes plus tard, elle et son compagnon étaient hors de vue.
J'ai dirigé mon attention à l'étudiante et engagé la conversation avec elle.
* La squelette du mammouth se trouvait dans la Galerie de paléontologie et d'anatomie comparée, l'un des sites qui, en plus du Jardin des Plantes, constituent le Muséum national d'histoire naturelle
C'était cela récemment, en plus d'être le site d'un lancement de l'opération Original.
Il approchait minuit un soir de vendredi quand j'ai pris la ligne 6 au terminus d'Etoile. La rame se remplissant, je suis allé m'installer un "espace carré" (deux paires de sièges face à face) et j'ai sorti mon livre "The Art of Urban Sketching" ("L'art du croquis urbain" en vérsion française) de mon sac à bandoulière. Pendant ma lecture, un jeune couple (femme et homme) a embarqué et pris possession de l'espace carré à côté de celui où j'étais assis, un couloir étroit nous séparant. Je les ai observés pendant un moment avant de reprendre le livre. Sous peu je me suis retrouvé à nouveau distrait, ayant remarqué le livre à couverture blanche que la fille a sorti de son sac à main. J'ai vu celle-ci manier le livre brièvement avant de le passer à son compagnon, qui était assis devant elle. Il a commencé à le parcourir. Pendant tout ce temps, ils conversaient, et je n'ai pas réussi à savoir si c'était en anglais parce qu'ils ne parlaient pas fort. Néanmoins, j'ai gardé mes yeux sur le livre, essayant de repérer les mots sur la couverture de loin. Le titre semblait être écrit en anglais mais je n'étais pas complètement sûr. De temps en temps, j'ai jeté un coup d'œil sans essayer de me montrer indiscret. Lors de l'une de ces tentatives furtives, je suis arrivé à reconnaître quelque chose sur une page ouverte. "Chapter". Au bout de quelques secondes, je suis entré en action.
"Swapbook?", ai-je dit. J'étais déjà au bord de l'espace carré et face au leur, tendant mon livre vers eux. Naturellement, ils étaient surpris mais ils n'avait pas l'air menacés. Plutôt, ils essayaient probablement de comprendre ce qui se passait. C'était à ce moment-là que je me suis rendu compte que je n'avais pas correctement ouvert la scène. Alors je me suis corrigé.
"Bookswap?", cette fois-ci prononcé avec plus de charme.
Là, ils paraissaient plus curieux, comme s'ils voulaient dire oui à une aventure. Alors je les ai guidés.
"Book swap. Nous échangeons des livres."
La fille, qui était sans livre, avait laissé dégager un sourire radiant. Le jeune homme se montrait partant, et il a fini par échanger son livre contre le mien. Malgré l'état d'excitation dans lequel je venais de me retrouver, j'ai commencé à examiner leur livre. Pourtant, je n'ai pas pu aller loin, parce que j'ai été interrompu.
"Vous avez fait tout ceux-ci ?", a dit la fille, montrant quelques croquis colorés dans mon livre.
"Ah non, non", ai-je répondu, flatté. J'ai senti la nécessité de donner un peu de contexte.
"Les croquis viennent de personnes qui ont dessiné dans des villes du monde entier. Je fais partie de ce groupe qui font des croquis urbains à Paris. En fait, c'est le groupe parisien du mouvement Urban Sketchers. Nous sortons en ville et croquons ce que nous voyons. Je viens de devenir membre et j'ai fait plusieurs sorties. En fait, juste ce samedi dernier nous avons participé à un sketch crawl au Jardin des Plantes qui était ouvert au public, pas uniquement aux membres du groupe. Alors vous auriez pu nous rejoindre si vous étiez au courant."
Ils étaient vraiment fascinés, ou semblait-il.
"Vous avez des croquis de cette sortie ?"
"Oui", ai-je répondu. "J'ai dessiné la squelette d'un mammouth*, mais le croquis est chez moi, je ne l'ai pas avec moi."
La fille avait alors le livre dans mes mains et l'a feuilleté, s'arrêtant à une page qui avait dû la frapper. Elle nous a montré la page. Elle était dans la partie sur Istanbul, décorée partout de différents croquis de la ville.
"Ah, vous êtes turque ?"
Elle a hoché la tête, souriante.
"Et vous, vous êtes français?", ai-je demandé au jeune homme, qui ne m'avait pas l'air turque, ni français d'ailleurs.
"Non, je viens de Lettonie."
"Ah, la Lettonie."
Il a hoché la tête.
Ils m'ont demandé d'où je venais. J'ai répondu le Nigeria, ajoutant que j'étais arrivé en France des Etats-Unis.
"Où aux Etats-Unis ?"
"La Californie."
"Où en Californie ?"
"San Francisco."
"Ah, nous habitions là-bas !", ont-ils déclaré avec joie.
"Quoi ? Sans blague !"
"En fait, nous étions à Palo Alto".
Et j'étais tout étonné. J'ai avoué que je vivais à San Mateo, une ville située à 15 minutes de Palo Alto en voiture et à 30 minutes de San Francisco.
Nous nous sommes mis à nous rappeler nos vécus respectifs dans la région de la Baie [de San Francisco], posant et répondant aux questions de combien de temps nous y avons passés et de quand nous l'avons quittée. Durant notre moment de jubilation, une jeune fille est entrée dans le métro et elle a pris le siège en face de moi. J'étais trop occupé pour lui prêter attention.
"C'est tellement génial d'entendre de l'anglais pour une fois", a-t-elle remarqué, tout d'un coup.
Le couple et moi étions complètement interloqués. Par son accent, nous avons déduit qu'elle était américaine. Quand elle a appris que nous avions vécu dans la région de San Francisco et que nous en parlions, elle a sorti : "Quelle coïncidence. Je suis de San Francisco !"
Là, nous étions stupéfiés.
"Vraiment ? Mais c'est incroyable !"
Notre nouvelle amie a dûment subi une interrogation similaire à celle que je venais de recevoir. Et il s'est avéré que c'était la seule parmi nous d'avoir vécu à San Francisco même.
"J'habite dans le Mission District", a-t-elle précisé. "Je suis étudiante à la San Francisco State University et je suis à Paris depuis un mois."
Peu à peu, elle s'est retirée de la conversation et s'est mise dans un état réfléchi. J'ai continué à parler avec le couple. La fille [du couple] se montrait intéressée par le croquis urbain, donc je lui ai donné des renseignements.
"Sur paris.urbansketchers.org, vous pouvez facilement trouver des dessins de notre visite du Jardin des Plantes car ils sont les plus récents que nous avons faits, et quelque part sur la page d'accueil il y a un lien vers notre site Flickr ‒ vous connaissez Flickr, n'est-ce pas ? ‒ où il y a tous nos dessins. Enfin, les dessins publiés par des membres du groupe."
"J'aimerais faire quelque chose comme ça", a-t-elle dit, toute joyeuse.
"Alors, notre prochain sketch crawl aura lieu en avril, alors informez-vous sur notre site Web."
"Je le ferai."
Tout d'un coup, je me suis rendu compte que j'avais encore le livre du couple dans mes mains. Je ne l'avais pas vraiment regardé depuis l'échange. Alors je me suis formellement excusé auprès d'eux pour pouvoir l'examiner. L'étudiante avait l'air de s'ennuyer, alors je l'ai invitée à parcourir le livre sur le croquis urbain, que le couple m'avait déjà rendu. Elle l'a accepté et a commencé à le parcourir tandis que je contemplais le livre du couple. Il était écrit "I, Claudius" sur la première de couverture. Curieux, j'ai retourné le livre pour lire le texte au dos du livre. C'était difficile. J'ai pu reconnaître les mots mais l'ensemble ne me parlait pas. D'ailleurs, j'étais trop fasciné par la nature inhabituelle de l'expérience qui se déroulait pour me concentrer. Tout ce que j'ai pu conclure après mes efforts, c'était que le livre traitait des faits historiques. Alors je leur ai demandé, en leur rendant le livre : "Alors, c'est un livre historique ?"
Leur réponse m'a échappé. Cependant, ils n'ont pas hésité à faire l'éloge du livre. C'était amusant.
"Quelle est votre livre préféré ?", m'a demandé la fille.
Justement le genre de question auquel j'ai dû mal à répondre, comme la plupart de questions de type "préféré". Pourtant, je me suis amusé à chercher une réponse adéquate. Incapable d'en trouver rapidement une, j'ai concédé.
"Ah, je ne suis pas un grand lecteur."
Aussitôt, j'ai reconnu que je disais n'importe quoi. Après tout, je lis des livres de manière régulière. Une réponse suffisante a apparu immédiatement.
"Enfin, il y a ce livre que j'aime beaucoup. Il est sur la psychologie, pas un roman ou quelque chose comme ça."
"Quel est le titre ?"
"Il s'appelle Flow. C'est un livre tellement magnifique. Et une oeuvre d'art, à mon avis. Je ne sais pas comment le décrire. Ca parle des expériences optimales et je l'aime beaucoup parce qu'il explique comment on peut les créer en exploitant le fonctionnement de la conscience. Ca appartient à la discipline de la psychologie positive, à l'opposé de la psychologie traditionnelle où il s'agit de savoir quel est votre problème. Mais il faudrait que vous le lisiez, parce que je n'ai pas les mots qui rendent justice à la puissance de ce livre."
Je les ai peut-être laissé intrigués. Après tout, qui cite un bouquin sur la psychologie lorsqu'un inconnu lui demande quel est son livre préféré ?
Nous avons abordé le sujet de leur installation en France. Ils ont dit avoir fait cela pour être plus près de leurs familles et qu'ils ne regrettaient pas d'avoir quitté la région de San Francisco. J'ai aussi appris que le jeune homme était un ancien étudiant de Stanford. Une question évidente à poser étant donné qu'il a dit avoir vécu à Palo Alto. "Vous avez le plus beau campus", lui ai-je dit. Il n'a rien pu faire d'autre que d'être d'accord.
Comme beaucoup de bonnes choses, notre rencontre a pris fin quand le couple devait descendre du métro à leur station. Nous avons échangé des au revoir.
"Rendez-vous en avril", ai-je dit à la fille après qu'elle s'est levée. Elle a souri en retour. Quelques secondes plus tard, elle et son compagnon étaient hors de vue.
J'ai dirigé mon attention à l'étudiante et engagé la conversation avec elle.
* La squelette du mammouth se trouvait dans la Galerie de paléontologie et d'anatomie comparée, l'un des sites qui, en plus du Jardin des Plantes, constituent le Muséum national d'histoire naturelle
samedi 7 décembre 2013
pourquoi j'aime paris (2)
Ces photos ont été prises un dimanche après-midi en septembre 2008. Mon amie Stephanie visitait Paris à l'époque et nous venions de revenir d'un voyage passionnant dans l'ouest de la France qui a commencé à Rennes et qui s'est terminé à Blois. Ce dimanche était le dernier jour de vacances de Stephanie et, après nous être baladés dans la rue Mouffetard, nous avons décidé d'aller faire un tour à Montmartre. A notre arrivée, nous nous sommes naturellement faufilés dans les foules qui flânaient à l'extérieur de la basilique du Sacré-Cœur avant de nous joindre à celles qui se traînaient à l'intérieur, nous avons admiré la couleur jaune vif des habits de la jeune fille qui jouait de l'accordéon tout près, et puis, au loin, nous avons aperçu la tour Eiffel. Deux fois.
Du bon temps.
dimanche 11 août 2013
pourquoi j'aime paris (1)
Un matin de dimanche en avril, j'ai vu cet ensemble jouer quand j'allais au Marché d'Aligre, à Paris. J'ai reconnu la chanson mais je n'étais pas un grand fan. Malgré ça, tomber sur ce spectacle m'a rappelé juste pourquoi j'aimais Paris.
J'ai récemment acheté "21", l'album qui contient la chanson reprise ci-dessus. Et avec plus de deux ans de retard, je suis arrivé à la fête. Et il apparaît qu'elle est terminée. Bon.
Sinon, bravo à Adele et son entourage. L'album est magnifique.
J'ai récemment acheté "21", l'album qui contient la chanson reprise ci-dessus. Et avec plus de deux ans de retard, je suis arrivé à la fête. Et il apparaît qu'elle est terminée. Bon.
Sinon, bravo à Adele et son entourage. L'album est magnifique.
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