dimanche 24 novembre 2013

en l'absence du mentor

Il y a quelques mois, j'ai eu un échange écrit avec mon ami Keith au sujet des mentors.  Il m'a présenté les avantages d'un mentor.  Quelqu'un qui te pousse quand tu te sens faible.  Quelqu'un qui te guide à travers les incertitudes de la vie.  Quelqu'un qui a déjà passé par là et qui peut te montrer un chemin vers la sortie.  Et ainsi de suite.

J'étais d'accord avec presque tout ce que Keith disait.  Vraiment, les mentors sont géniaux.  Mais je n'en ai pas en ce moment.  Peut-être que je n'ai pas investi autant du temps et de l'effort qu'il faut pour en trouver un.  Peut-être que quelqu'un que je connais essaie d'être mon mentor mais que je ne le reconnais pas comme tel.  De toute façon, en ce qui me concerne, je n'en ai aucun.  Alors, compte tenu des grands rêves que je veux réaliser, quelle est la meilleure chose suivante ?

Fais les choses toi-même.

La vérité, c'est que toute personne compétente pour être un mentor qui ne peut en être un pour toi.  Même les mentors qui semblent te convenir ne sont pas toujours disponibles.  Même après que tu trouves un mentor qui convient et qui est disponible, tu ne peux pas simplement t'attendre à ce qu'il fasse des miracles dans ta vie.  Il faut que tu aies quelque chose à montrer.  Que ce soit de la clarté de ce que tu veux, une volonté de réaliser des projets, une expérience de l'accomplissement de grandes choses, ou même juste une émotion intense (qui n'est pas nécessairement positive) par rapport à quelque chose de précis.  Ou encore autre chose.  Je pense que les meilleurs mentors sont enclins à aider si tu as quelque chose à montrer.  Ca me rappelle une citation formidable que j'ai apprise en français il y a quelques années : "Aide-toi et le ciel t'aidera."  Alors, comment vas-tu procéder pour avoir quelque chose à montrer ?

Fais les choses toi-même.

Jusqu'à ce que tu trouves un mentor suffisamment bon et disponible pour toi, tu as intérêt à entreprendre les choses toi-même.  Cela veut dire ne pas rester passif, ne pas passer ton temps à faire de choses plus faciles et moins importantes.  Si tu es dans l'action par rapport à ce qui t'importe dans la vie, même si c'est lent ou discutable, tu cultives un sens de l'engagement qui peut être attirant à un mentor, et celui-ci peut être inspiré pour t'aider.  Si tu restes passif ou que tu occupes ton temps dans des activités triviales, alors, tu ne fais rien d'autre que de prendre l'habitude de faire justement ça, ce qui rend difficile l'abandon de cette habitude après que tu croises le chemin avec quelqu'un en qui tu pourrais voir un mentor idéal pour toi.

Alors fais les choses toi-même, lorsque tu n'as pas le luxe d'un bon mentor.  D'ailleurs, en fin de compte, il s'agit de toi qui fais le travail.  Avoir un mentor ne veut pas dire qu'il va faire le travail pour toi.  Un mentor est principalement un moyen à une fin ; une fin que tu définis, directement ou indirectement.  Le mentor est là pour rendre le processus plus rapide, plus facile, plus efficace en général.  Et c'est probablement plus fun avec un mentor que dans le cas contraire.  Cela dit, même dans ces conditions préférables, toujours est-il qu'il y a du travail à faire et que c'est toi qui dois en faire la plus grande partie, si pas tout.

S'adapter à travailler sans mentor en restant ouvert à l'éventualité d'en trouver un exige qu'on épouse la méthode des essaies et des erreurs.  C'est un processus qui peut être instructif, même si long.  Sans un mentor, nous pouvons nous munir d'informations de la littérature de toutes sortes, des gens que nous connaissons, de l'actualité ‒ vraiment, les sources d'inspiration sont sans fin et à notre portée.  De ma part, j'ai l'impression d'avoir des "mentors virtuels" comme Simon Sinek et Paul Arden en l'absence d'un vrai, et ils m'aident depuis longtemps.  En ce qui concerne la pratique de nouvelles choses, nous devons garder un esprit ouvert en posant des questions sur les choses que nous avons toujours considérées figées et en imaginant différentes possibilités.  Après, nous devons nous permettre de réaliser certaines de ces possibilités.  Est-ce que ça marche ?  Est-ce que ça ne marche pas ?  Comment me sens-je par rapport à ça ?  Qu'est-ce que je peux faire de mieux ?  Où puis-je trouver d'autres opportunités ?  Voilà quelques-unes des nombreuses questions que nous pourrions découvrir et redécouvrir pendant le processus.  Des questions qui excitent, des questions qui motivent, des questions qui inspirent, des questions qui nous amènent à développer un sens dans nos vies.

Comme je le vois, ce type de processus convient justement aux esprits libres.  Alors qu'un mentor est appréciée, les esprits libres n'en dépendent pas, techniquement parlant.  Les esprits libres adorent aller dans un territoire inconnu et y construire leur propre chemin, même s'ils choisissent des personnes de les aider à le faire.  Un mentor peut être un ressource formidable pour un esprit libre, mais je pense qu'une présence excessive du mentor peut miner l'esprit libre.  Idéalement, le meilleur mentor serait celui qui permet à l'esprit libre chez une personne de fleurir, afin que celle-ci puisse mener une vie de son choix en l'absence du mentor.

Si tu crois que tu peux être un bon mentor pour moi et que tu es disponible, fais-moi savoir comment je peux te joindre en laissant un commentaire ci-dessous. 

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