vendredi 6 septembre 2013

rêves partagés

La célébration du 50ème anniversaire du célèbre discours "I Have a Dream" de Martin Luther King, Jr., prononcé lors d'un rassemblement au Lincoln Memorial à Washington, D.C. le 28 août 1963, m'a inspiré pour présenter un article écrit par Simon Sinek.

Intitulé "Movement", l'article décrit comment Martin Luther King, Jr. a été capable de déclencher un mouvement pour amener les droits civiques aux Etats-Unis.  A sa conclusion, Simon partage qu'il avait été inspiré pas seulement par Dr. King lui-même, mais aussi par comment Dr. King a inspiré un mouvement.  En tant qu'un admirateur de l'oeuvre de Simon, je peux comprendre ses propos car il a commencé lui-même un mouvement il y a quelques années.


Cliquer ici pour voir l'article dans son intégralité (fr)

D'un point de vue personnel, j'ai été attiré à l'article en lisant un détail précis : 250.000 de personnes sont venues entendre Martin Luther King, Jr. parler, mais pas pour celui-ci.  Laisse-moi reformuler cela : aucune personne dans cette énorme foule n'était présente à cause du Dr. King.  Alors, pourquoi étaient-elles là ?

Pour elles-mêmes.  Elles sont venues pour elles-mêmes.

Et cela est la force de partager des rêves.  Les organisateurs du rassemblement à Washington avaient dû exprimer au grand public quelque chose qui avait du sens pour que 250.000 de personnes manifestent ce jour-là.  Puis, dans son discours, Martin Luther King, Jr., a parlé d'un rêve auquel certaines personnes dans le rassemblement pouvaient s'identifier.  Les valeurs évoquées dans le rêve, notamment celles de la liberté et de l'égalité, importaient autant à ces gens qu'au Dr. King.  En partageant son rêve avec une éloquence remarquable, Dr. King leur a permis de se reconnaître et de voir leur rêve plus clairement.

Alors Dr. King faisait un rêve, et il a dit autant.  Et nous ?  Est-ce que nous faisons des rêves ?  Si oui, est-ce que nous les partageons ?  Il me semble que certains croient que les rêves ne doivent pas occuper une place importante dans la réalité.  Ils estiment que de tels sujets sont réservés aux enfants et aux adultes qui n'ont pas le sens de la réalité.  D'autres se trouvent en compagnie de gens pour qui les rêves n'existent pas, donc tout discours sur le thème leur est essentiellement étranger.  Et il y a encore un bon nombre de gens qui font tout pour réaliser les rêves des autres tout en négligeant les leurs, sans même s'en rendre compte.

Naturellement, je ne m'abonne pas à ces attitudes, car je suis un rêveur.  Un rêve ‒ appelons-le une vision si ça fait plus adulte ‒ peut servir pas seulement de compas pour naviguer dans la société complexe où nous vivons, mais aussi de chemin à une vie continuellement pleine de sens.  Pour citer Paul Arden, "ta vision d'où ou de qui tu veux être est le plus grand atout que tu aies."  Il reste à s'investir dans la poursuite de cette vision.  Je trouve que c'est là où se trouve souvent la joie de vivre.

Alors qu'un rêve individuel doit être poursuivi pour qu'il puisse créer son effet magique, il peut aller encore plus loin quand on le partage avec d'autres personnes qui font le même rêve.  L'union fait la force, vraiment.  Sûrement, Dr. King et ses collaborateurs comprenaient cela.

Quel est mon propre rêve ?  En fait, je ne sais pas.  Il me manque de mots pour le décrire clairement.  De toute façon, je sais qu'il s'agit de vivre dans un monde qui m'est propre, mais qui inclut d'autres personnes.

Au moins je vais partager ça.

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