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samedi 25 décembre 2021

souvenirs romains

Je n'ai jamais imaginé aller à Rome ou dans un autre ville en Italie dans les mois à venir. Mon dernier voyage à la capitale italienne a eu lieu il y a 11 ans, et je visitais la ville avec mes parents.

Alors quand le projet qu'avait Christelle de visiter une ville connue pour ses marchés de Noël s'est transformé pour inclure d'autres destinations, Rome est devenue un choix très favorable.

Après avoir survécu à un voyage de dix heures porte-à-porte vendredi à partir de Paris, je suis arrivé dans notre appartement de location. Et je suis parti aussitôt pour visiter un grand lieu : il Colosseo.

Il Colosseo


L'objectif c'était de dessiner le moment avant qu'il fasse nuit. Mais avant que je puisse faire mes premiers traits, il s'est passé quelque chose de très cool : une rencontre avec Emilie, une lycéenne de Pologne, qui visitait le site avec les 59 autres lycéens dans sa chorale qui voyageait dans le monde entier pour participer à des concours de chant. Nous avons conversé une dizaine de minutes. Dès qu'elle a su où j'habitais, elle m'a révélé qu'elle aimait Paris et que ça faisait deux ans qu'elle apprenait le français. C'était à partir du moment où nous avons commencé à parler en français que son groupe devait partir ! Elle m'a donné quelques mots-clés (Don Diri Don, Szczecin Poland) pour que j'en sache plus sur la chorale dont elle faisait partie. Apparemment, c'est quelque chose de connu.

Dessin terminé à temps avant le coucher du soleil


Pour le dîner, je suis allé à CiPASSO, un bistrot que Michelle m'avait recommandé. Elle m'avait dit qu'elle y a mangé chaque soir de son dernier séjour à Rome. J'ai trouvé le service excellent. J'ai demandé à la serveuse pourquoi il y avait deux listes de plats principaux sur le menu. Elle a expliqué que c'était la façon de faire à l'italienne (je verrais plus tard "primo" et "secundo" partout le reste du week-end). Mon octopus puttanesca est finalement arrivé, je l'ai mangé à ma grande satisfaction. La sauce était tellement délicieuse que j'ai tout fait pour récupérer ce qui en restait sur l'assiette avec ma fourchette. Alors que j'avais très envie de lêcher le truc.

Octopus puttanesca au CiPASSO Bistrot


Christelle et Raynald sont arrivés dans l'appartement après minuit, et à trois le séjour ne pourrait être que plus sympa.

Après un déjeuner en groupe à Campo de' Fiori et une pause matinale passée séparément, je suis allé rejoindre Christelle et Raynald au nord du Ponte Sant'Angelo, à quelques minutes du Vatican. Nous avons passé l'après-midi à marcher, marcher, marcher. C'est davantage que j'en fais d'habitude, mais j'étais partant pour voir plus de choses dans la ville. Nous nous sommes promenés le long du Tibre jusqu'à la Fontana de Trevi, en passant par le Ponte Cavour. Entre-temps nous nous sommes amusés à voir les scènes de vie autour de nous.

Fontana di Trevi
Bucatini all'amatriciana à l'Antica Birreria Peroni


Après un déjeuner à Antica Birreria Peroni, lors duquel j'ai lutté contre une tâche rouge sur mon polo venue de mon plat de bucatini all'amatriciana, nous avons continué ... à marcher. Nous avons traversé la Piazza Venezia, exploré Celio (en vérité, je n'explorais pas, je suivais) et puis nous sommes arrivés à Trastevere après avoir traversé un autre pont. Trastevere était un quartier très animé, et ça m'avait l'air d'être un endroit où je devrais passer plus de temps lors de ma prochaine visite. L'un des moments marquants c'était celui de voir une longue queue de personnes attendant d'entrer dans un restaurant appelé Tonnarello. Un autre c'était l'apéritif que nous avons pris au Caffè della Scala, pendant lequel j'ai fait un croquis ! C'était un défi lancé par Christelle et soutenu par Raynald, et même si dessiner une scène de bar n'était pas mon truc, j'ai accepté le défi. La situation est devenue plus intéressante quand un gars est venu s'installer à une table haute devant nous avec ses copains, car il me obstruait la vue. Par conséquent, j'étais un peu obligé de le dessiner pour pouvoir avancer sur mon croquis. Sauf que je fais tout pour éviter de faire des portraits ! Coincé, j'ai composé avec ce changement. Quand j'ai terminé, je suis allé vers le type pour lui montrer le portrait que j'avais fait de lui. Ca avait l'air de lui plaire, et nous nous sommes fait prendre en photo avec le croquis.


Nous sommes revenus au Campo de' Fiori, à quelques pas de notre appartement. La scène de marché que nous avons vu sur la place s'était transformée en grande ambiance festive. Nous avions faim et avons rapidement trouvé une table à l'Antica Hostaria Romanesca, où j'ai pris un plat de poulet avec de la sauce tomate -- réconfortant parce que simple -- avec une assiette de pommes de terre au poivre et au pecorino. C'était savoureux !

Pollo e peperoni avec un plat savoureux de patate cacio e pepe (pecorino et poivre)


Dimanche matin, nous avons fait une longue promenade pendant laquelle nous sommes passés à la Piazza Navona une dernière fois et nous nous sommes faufilés entre les foules à la Piazza di Spagna, avant d'arriver à la Villa Borghese, qui semblait être un lieu parfait où terminer ma visite de Rome. Je ne savais rien de ce jardin immense à l'extérieur du centre-ville, et lors de la demi-heure que j'y ai passée, j'ai rapidement compris que c'était un endroit avec beaucoup de choses à découvrir. Voilà quelque chose à garder pour mon prochain séjour dans la ville.

Decisions importantes à prendre avant d'entrer dans la boulangerie


Ces Legos doivent être protégés à tout prix


Arco degli Acetari

samedi 7 novembre 2020

souvenirs niçois

Voyager à Nice est toujours un plaisir.

Je me souviens de la première fois, il y a environ dix-sept ans. J'allais rendre visite à ma copine Danielle. Mon avion a atterri à l'aéroport international, soit des Etats-Unis, soit du Royaume-Uni, je ne peux plus me rappeler lequel. Ce que je me rappellerai pour toujours, c'était le trajet en bus vers le centre-ville. On voyageait le long de la côté méditerranéenne, et je n'avais jamais vu une mer si bleue. J'étais subjugué.

J'ai eu l'occasion de revivre le même moment il y a cinq ans, lorsque j'allais retrouver mon pote Brian. Cette fois-là, par contre, j'étais à bord d'un TGV, en provenance de Paris. J'étais assis à côté de la fenêtre, et j'adorais regarder la mer, attendant avec impatience le week-end.

Cette fois-ci, j'ai bien pris le TGV une nouvelle fois, mais à partir de Provence. Cependant, l'enchantement de la dernière fois était inexistant. Pourquoi ? Parce qu'il faisait nuit. Il était 22 heures. Rien de bleu à voir à travers la fenêtre.

Mais peu importe, j'allais à Nice !

Pour moi, le séjour, au bout de deux semaines de vacances, allait être consacré pour la plupart à une séquence nostalgie. Ce qui le rendait particulièrement spécial, c'était d'être hébergé au Vieux-Nice. Voilà un quartier peu moderne, mais très charmant. Par ailleurs, il y avait plusieurs endroits où on pouvait acheter de la socca, même si je ne m'intéressais qu'à un endroit en particulier.

Trois jours n'ont pas suffi, mais j'ai fait de mon mieux pour bien profiter du temps.

Place Rossetti au Vieux-Nice
Place Rossetti au Vieux-Nice


Lou Pilha Leva (un lieu incontournable du Vieux-Nice où l'on mange le meilleur socca selon Wikitravel)
Lou Pilha Leva
(un lieu incontournable du Vieux-Nice où l'on mange la meilleure socca selon Wikitravel)

Socca (une crêpe à base de pois chiches)
Socca
(une crêpe à base de pois chiches)

Promenade des Anglais
Promenade des Anglais

Colline du Château (vue depuis from la Promenade des Anglais)
Colline du Château
(vue depuis from la Promenade des Anglais)

Salade niçoise au Safari
Salade niçoise au Safari

Vue depuis la Colline du Château
Vue depuis la Colline du Château

I Love NICE. And you?
And you?

Les pistes cyclables et piétionnes le long de la côté était une découverte
Les pistes cyclables et piétionnes le long de la côté était une découverte

Daurade royale à la Maison de Marie
Daurade royale à la Maison de Marie

dimanche 1 novembre 2020

souvenirs provençaux

Désireux d'une escapade loin de Paris pour un temps plus ou moins long, j'ai pris le train pour aller dans une région du sud de la France qui est bien connue de l'étranger : la Provence. Ca allait être ma première destination avant de me rendre à Nice.

En tout, ces vacances en Provence dureraient dix jours.

Je me suis concentré sur deux villes, à savoir Aix-en-Provence et Avignon. J'avais visité la première il y a deux ans pour une réunion avec des sketchers venus de toute la France alors que la seconde ne m'était pas familière.

Il y avait plusieurs aspects qui étaient classiques ‒ promenades dans la ville, sorties au restaurant et rendez-vous avec des amis locaux ‒ et agréables. Ce qui a rendu le séjour encore plus mémorable, c'était les différentes activités artistiques dans lesquelles je me suis livré.

Grâce à ma pote Christelle, j'ai eu l'occasion de découvrir la calligraphie de manière pratique. Je l'ai accompagnée pendant une journée à son stage d'aquarelle à Aix, où Cécile Pierre, une calligraphe professionnelle, m'a fait connaître la technique.

J'avais été sceptique concernant l'idée que l'écriture des caractères dans une police obscure pouvait être une source de plaisir. Mais ce que j'ai appris moi-même était tout le contraire. En pratiquant les lettres de l'onciale, j'ai eu l'impression que le temps défilait à toute allure.


Onciale 1


Onciale 2


Apprendre l'aquarelle, ça faisait partie des choses que je voulais vraiment faire de mon séjour à Aix. Bien entendu, je m'y étais essayé il n'y a pas trop longtemps sans connaître beaucoup de succès. Cette fois-ci, je voulais vraiment m'y attaquer. Certainement, j'étais inspiré par les oeuvres des sketchers avec qui j'étais sorti dessiner régulièrement dans Paris ces dix dernières années. Car tandis que je croquais exclusivement avec des crayons à mine de graphite et des feutres à l'encre noire, la plupart d'entre eux pratiquaient l'aquarelle, et avec l'abandon. En leur compagnie, j'avais toujours décliné l'invitation à explorer la couleur, et "maintenant", à Aix, j'étais sur le point de sortir de ma zone de confort.

Je me suis alors inscrit aux trois cours avec Hélène Dieudonné, une artiste que j'ai trouvée sur Internet. Elle est basée à Lambesc, une petite ville proche d'Aix. J'avais pris cinq heures de cours d'aquarelle l'année dernière à Paris, mais c'était dans le cadre d'un petit groupe. Comme Hélène me proposait des cours particuliers qui duraient chacun de trois à cinq heures, je pouvais recevoir plus d'attention. Indéniablement, j'ai beaucoup appris sur la technique, les pigments, l'eau et la couleur. Et il reste encore beaucoup à apprendre, mais en attendant il s'agit de pratiquer, pratiquer et pratiquer !


Fruits


A part mes essais de nouvelles techniques artistiques, j'ai trouvé du temps pour retourner en terrain conquis, c'est-à-dire, le dessin au feutre. J'avais déjà croqué plusieurs fontaines et monuments bien connus à Aix pendant la réunion entre sketchers d'il y a deux ans, et je n'étais pas très motivé à répéter l'exercice. Alors que je me suis décidé à faire quelque chose de nouveau, de difficile et de très caractéristique de la ville à la fois : Cours Mirabeau. Avec ses larges trottoirs, ses nombreux restaurants, ses grandes boutiques et son ambiance animée, j'ai comparé cette voie populaire aux Champs-Elysées à Paris. Même en temps de COVID, il n'y a guère un point de rendez-vous plus connu à Aix que Cours Mirabeau.


Aix-en-Provence : Cours Mirabeau


Quand je suis arrivé à Avignon, je m'intéressais plus à la découverte de la ville qu'à faire une activité artistique, car je n'y étais jamais venu avant. Et comme c'était un plaisir de visiter la vielle ville en se promenant dans les rues pavées étroites et en appréciant les vieux bâtiments. Sûrement, les Palais des papes restait un point fort, comme le pont Saint-Bénézet et l'agréable et tranquille jardin des Doms, perché sur une colline qui offre de vues plongeantes sur le pont Saint-Bénézet.


Déjeuner tardif au Carré du Palais

Jardin des Doms

Pont Saint-Bénézet vu du rocher des Doms

J'ai quitté la ville avec un désir d'y retourner pour une visite plus complète, mais sans avant de créer un bel souvenir.


Avignon : Palais des Papes

samedi 25 avril 2020

pourquoi j'aime san francisco (2)

Quand tu essaies de te libérer du passé et de vivre le moment présent ... sans succès.

On le sait tous que c'est dur.

jeudi 19 mars 2020

pourquoi j'aime san francisco

Oui, j'adore Paris, mais j'adore San Francisco aussi.

L'une de mes choses préférées à faire lorsque je retourne dans la région de San Francisco est de me rendre dans les Marin Headlands pour des vues à couper le souffle du pont du Golden Gate. Ca se comprend : c'était quelque chose que j'aimais faire quand j'habitais dans la région il y a longtemps. Le pont dans toute sa splendeur. L'immense étendue d'eau. Le panorama de San Francisco. Les hautes collines des Headlands. Tout ça offrait un régal pour les yeux et des moments de sérénité, loin de la circulation et de l'animation dans la ville.



Comme j'étais dans la région plus tôt ce mois-ci, j'avais hâte de maintenir cette tradition. Le pèlerinage allait être pourtant un peu différent cette fois. Je voulais reproduire la vue sur papier pour la toute première fois, alors j'ai amené mes feutres et mon carnet de croquis.

J'ai réussi à faire pas un croquis mais deux, chacun de points de vue séparés de 800 mètres l'un de l'autre, le long de la Conzelman Road dans le comté de Marin. Le premier était depuis le Golden Gate Observation Deck, le second depuis le Golden Gate View Point. Une partie de la joie qu'a procuré cette expérience était d'envoyer à Anne, une amie sketcher, juste une photo de mon premier croquis avec la vue du pont à l'arrière-plan, sur WhatsApp. Elle s'y attendait pas ; elle avait dû supposer que j'étais à Paris comme d'habitude ! Mais non, j'étais loin, très loin.

Views of the Golden Gate Bridge


Avant de m'en aller, j'ai découvert et repéré un troisième point de vue, toujours sur la Conzelman Road, mais encore plus proche du fameux pont : Battery Spencer.

Il me tarde d'y retourner !

dimanche 13 septembre 2015

souvenirs danois

En août 2015, je suis allé passer cinq jours au Danemark.  J'avais été invité par ma copine Inga à la rejoindre ainsi qu'un groupe de ses amis et des amis de leurs amis à Vejby, une petite ville maritime à environ 58 kilomètres au nord de Copenhague.  Comme ça allait être mon premier voyage en Scandinavie, j'étais très enthousiaste mais surtout curieux.  Il y avait aussi le fait de passer du temps avec six inconnus qui me rendait un peu anxieux, d'autant plus qu'ils semblaient se connaître déjà pour la plupart.  Mais ils avaient l'air sympathiques d'après les mails échangés dans le groupe et Eglantine, qui avait organisé le séjour avec Inga, ne pouvait pas être plus accueillante par rapport à ma participation.  C'était aussi génial que nous habitions tous dans la région parisienne.  J'avais l'idée que s'ils arrivaient au Danemark avant moi pour démarrer les festivités, le moins que je puisse faire, ce serait de contribuer à la bonne ambiance une fois que je serais sur place.

Voilà un retour au "Danmark", en photos et dessins.


C'était au Frederiksborg Slot, à Hillerød, que j'ai fait mon premier arrêt avec la bande après avoir rencontré certains d'entre eux à l'aéroport de Copenhague et d'autres à la gare d'Hillerød quelque temps plus tard. Nous étions huit au total ‒ Inga, Eglantine, Vincent, David, Christophe, Nilu, Olivier et moi-même ‒ pour affronter ce château, qui abrite le Musée national d'histoire.


Le domaine élégant du château m'a donné l'idée de sortir mon carnet.  J'ai réalisé ce croquis au site de notre pique-nique, sur une pelouse qui se trouvait adjacente au jardin baroque et qui offrait une vue splendide du château à l'autre côté du slotssø (lac de château).  Si on pouvait regarder à l'intérieur du château pendant que je le dessinais, on pourrait trouver le reste de la bande, dans une salle ou plusieurs d'entre elles, en train d'admirer les collections du musée.


Voilà un moment intéressant, pendant lequel j'ai appris un peu de la culture danoise.  Deux jeunes à vélo, probablement adolescents, se sont pointés derrière moi sur la pelouse où je croquais, ont laissé tomber leurs vélos contre le tronc d'un arbre proche et s'en sont allés aussitôt à pied, nonchalamment.  Je les ai regardés jusqu'à ce qu'ils disparaissent de vue.  Pourtant leurs vélos n'étaient verrouillés ni attachés à rien.  Vraiment, rien.  Quand j'avais arrêté de croquer et j'allais partir, quelque quinze minutes plus tard, les vélos étaient encore là.  J'ai observé des situations similaires plusieurs fois pendant le reste du séjour, où des vélos étaient garés dans des lieux publics ‒ de l'entrée d'un célèbre site au mur extérieur d'une maison au bord de la rue ‒ sans antivol.


Après une journée riche en visites touristiques, nous nous sommes arrêtés près de la plage dans notre quartier à Vejby pour regarder le soleil se coucher.  J'ai vite compris que cette activité était devenue une sorte de tradition dans le groupe.  Enchantés, Christophe, Olivier et Vincent absorbaient tout.


Le jour suivant était marqué par une visite à Louisiana, soit "le plus beau musée d'art moderne dans le monde", situé à Humlebæk.  L'une des découvertes importantes de notre visite était une ambitieuse exposition sur l'Afrique qui présentait des oeuvres multimédias, architecturales et sculpturales remarquables des artistes majoritairement d'origine africaine et avec divers points de vue.


Jouer au volley-ball ‒ or à quelque chose qui ressemble plus ou moins au volley-ball ‒ sous le soleil dans la mer à bord d'un beau musée est généralement une proposition attrayante.  Dommage que j'aie laissé mon maillot de bain à la maison.



"Gleaming Lights of the Souls"
de Yayoi Kusama est l'une des attractions principales du musée, sans conteste.  Et moi, captivé largement par le paysage littoral du sculpture park du musée, j'aurais raté cette installation si je n'avais pas entendu certaines personnes de notre groupe demander à d'autres "Vous l'avez vu ?  Vous l'avez vu ?" vers la fin de notre pique-nique.  Naturellement, j'étais curieux.  "Vu quoi ?", ai-je demandé.  Ils ne pouvaient pas le décrire, ou peut-être qu'ils ne voulaient pas le décrire.  J'ai compris que la seule issue était d'aller voir la chose moi-même, tout simplement.


J'ai ressenti l'envie pressante de croquer dans un endroit si beau.  Par ailleurs, j'aimais l'idée de croquer au lieu de notre pique-nique, comme je l'avais fait justement la veille.  Alors je me suis installé en haut de la colline dans le sculpture park du musée qui donnait sur le Sund et me suis mis à dessiner.  Ce qui était extra, c'était de figurer deux pays dans le même croquis.


Sur notre chemin au Kronborg Slot, alias Château de Kronborg, à Elseneur, un d'entre nous a eu la grande capacité de remarquer nos ombres toutes alignées sur l'herbe.  Je ne peux plus me souvenir de qui c'était mais je le remercie de nous l'avoir fait savoir.  Je voulais saisir le moment, ne m'attendant pas à ce que le pied d'Eglantine y figure.


Deux jours plus tard.  Inga, Olivier, David et Vincent sont allés courir dans le quartier, comme tous les matins ou presque.  Quelque temps après, j'accompagnais Eglantine et Nilu à la plage près de la maison pour y faire une promenade.  Pour y arriver, nous avons dû descendre cette remarquable série de marches ‒ les mêmes marches depuis lesquelles nous avions regardé le coucher du soleil le jour de mon arrivée au Danemark.


Après jours consacrés à visiter des châteaux et des musées, nous avons passé la plus grande partie de notre dernière journée au Danemark à nous reposer à la maison à Vejby.  Cette pause était juste ce dont j'avais besoin pour me lancer dans un croquis panoramique de la vue de l'arrière de la maison.  Les encouragements que j'ai reçus de chaque personne qui est passée pendant que je dessinais n'a fait que rendre le moment encore spécial.


Accompagnés de Sylvine, qui est arrivée à la maison dans la matinée, mais sans Christophe ni Nilu, qui étaient déjà retournés en France, nous sommes allés nous promener en fin d'après-midi à Tisvilde Hegn, une forêt près de Vejby qui serait également la cinquième plus grande du pays.  C'est en partant de cet espace vert au bord de la mer que j'ai remarqué ce bijou sur la plage.


Pour la plupart d'entre nous, le lendemain était le dernier jour au Danemark.  C'était aussi, pour certains d'entre nous, une occasion de passer quelques heures à Copenhague avant de rejoindre l'aéroport pour nos vols de retour à Paris.  Après que nous avons déposé Inga à Østerport Station et que nous avons mis nos bagages à la consigne à l'aéroport, j'ai commencé ma découverte de la ville avec un arrêt collectif à Torvehallerne KPH, un marché couvert bien connu près de Nørreport Station.  Cela va sans dire que nous avons pris quelques-uns de leurs pâtisseries pour un brunch rapide et impromptu.


De quoi m'attirer encore à Copenhague pour une visite plus appropriée : un souvenir de Nyhavn, un canal qui partage le nom avec le quartier portuaire environnant.