Voilà un retour au "Danmark", en photos et dessins.
C'était au Frederiksborg Slot, à Hillerød, que j'ai fait mon premier arrêt avec la bande après avoir rencontré certains d'entre eux à l'aéroport de Copenhague et d'autres à la gare d'Hillerød quelque temps plus tard. Nous étions huit au total ‒ Inga, Eglantine, Vincent, David, Christophe, Nilu, Olivier et moi-même ‒ pour affronter ce château, qui abrite le Musée national d'histoire.
Le domaine élégant du château m'a donné l'idée de sortir mon carnet. J'ai réalisé ce croquis au site de notre pique-nique, sur une pelouse qui se trouvait adjacente au jardin baroque et qui offrait une vue splendide du château à l'autre côté du slotssø (lac de château). Si on pouvait regarder à l'intérieur du château pendant que je le dessinais, on pourrait trouver le reste de la bande, dans une salle ou plusieurs d'entre elles, en train d'admirer les collections du musée.
Voilà un moment intéressant, pendant lequel j'ai appris un peu de la culture danoise. Deux jeunes à vélo, probablement adolescents, se sont pointés derrière moi sur la pelouse où je croquais, ont laissé tomber leurs vélos contre le tronc d'un arbre proche et s'en sont allés aussitôt à pied, nonchalamment. Je les ai regardés jusqu'à ce qu'ils disparaissent de vue. Pourtant leurs vélos n'étaient verrouillés ni attachés à rien. Vraiment, rien. Quand j'avais arrêté de croquer et j'allais partir, quelque quinze minutes plus tard, les vélos étaient encore là. J'ai observé des situations similaires plusieurs fois pendant le reste du séjour, où des vélos étaient garés dans des lieux publics ‒ de l'entrée d'un célèbre site au mur extérieur d'une maison au bord de la rue ‒ sans antivol.
Après une journée riche en visites touristiques, nous nous sommes arrêtés près de la plage dans notre quartier à Vejby pour regarder le soleil se coucher. J'ai vite compris que cette activité était devenue une sorte de tradition dans le groupe. Enchantés, Christophe, Olivier et Vincent absorbaient tout.
Le jour suivant était marqué par une visite à Louisiana, soit "le plus beau musée d'art moderne dans le monde", situé à Humlebæk. L'une des découvertes importantes de notre visite était une ambitieuse exposition sur l'Afrique qui présentait des oeuvres multimédias, architecturales et sculpturales remarquables des artistes majoritairement d'origine africaine et avec divers points de vue.
Jouer au volley-ball ‒ or à quelque chose qui ressemble plus ou moins au volley-ball ‒ sous le soleil dans la mer à bord d'un beau musée est généralement une proposition attrayante. Dommage que j'aie laissé mon maillot de bain à la maison.
"Gleaming Lights of the Souls" de Yayoi Kusama est l'une des attractions principales du musée, sans conteste. Et moi, captivé largement par le paysage littoral du sculpture park du musée, j'aurais raté cette installation si je n'avais pas entendu certaines personnes de notre groupe demander à d'autres "Vous l'avez vu ? Vous l'avez vu ?" vers la fin de notre pique-nique. Naturellement, j'étais curieux. "Vu quoi ?", ai-je demandé. Ils ne pouvaient pas le décrire, ou peut-être qu'ils ne voulaient pas le décrire. J'ai compris que la seule issue était d'aller voir la chose moi-même, tout simplement.
J'ai ressenti l'envie pressante de croquer dans un endroit si beau. Par ailleurs, j'aimais l'idée de croquer au lieu de notre pique-nique, comme je l'avais fait justement la veille. Alors je me suis installé en haut de la colline dans le sculpture park du musée qui donnait sur le Sund et me suis mis à dessiner. Ce qui était extra, c'était de figurer deux pays dans le même croquis.
Sur notre chemin au Kronborg Slot, alias Château de Kronborg, à Elseneur, un d'entre nous a eu la grande capacité de remarquer nos ombres toutes alignées sur l'herbe. Je ne peux plus me souvenir de qui c'était mais je le remercie de nous l'avoir fait savoir. Je voulais saisir le moment, ne m'attendant pas à ce que le pied d'Eglantine y figure.
Deux jours plus tard. Inga, Olivier, David et Vincent sont allés courir dans le quartier, comme tous les matins ou presque. Quelque temps après, j'accompagnais Eglantine et Nilu à la plage près de la maison pour y faire une promenade. Pour y arriver, nous avons dû descendre cette remarquable série de marches ‒ les mêmes marches depuis lesquelles nous avions regardé le coucher du soleil le jour de mon arrivée au Danemark.

Après jours consacrés à visiter des châteaux et des musées, nous avons passé la plus grande partie de notre dernière journée au Danemark à nous reposer à la maison à Vejby. Cette pause était juste ce dont j'avais besoin pour me lancer dans un croquis panoramique de la vue de l'arrière de la maison. Les encouragements que j'ai reçus de chaque personne qui est passée pendant que je dessinais n'a fait que rendre le moment encore spécial.
Accompagnés de Sylvine, qui est arrivée à la maison dans la matinée, mais sans Christophe ni Nilu, qui étaient déjà retournés en France, nous sommes allés nous promener en fin d'après-midi à Tisvilde Hegn, une forêt près de Vejby qui serait également la cinquième plus grande du pays. C'est en partant de cet espace vert au bord de la mer que j'ai remarqué ce bijou sur la plage.
Pour la plupart d'entre nous, le lendemain était le dernier jour au Danemark. C'était aussi, pour certains d'entre nous, une occasion de passer quelques heures à Copenhague avant de rejoindre l'aéroport pour nos vols de retour à Paris. Après que nous avons déposé Inga à Østerport Station et que nous avons mis nos bagages à la consigne à l'aéroport, j'ai commencé ma découverte de la ville avec un arrêt collectif à Torvehallerne KPH, un marché couvert bien connu près de Nørreport Station. Cela va sans dire que nous avons pris quelques-uns de leurs pâtisseries pour un brunch rapide et impromptu.
De quoi m'attirer encore à Copenhague pour une visite plus appropriée : un souvenir de Nyhavn, un canal qui partage le nom avec le quartier portuaire environnant.


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